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Samedi 16 Novembre 2019
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La légende merveilleuse de Godefroy de Bouillon

La légende merveilleuse de Godefroy de Bouillon

Ferme de la Dîme, Wasseiges

Voici l’histoire d’un grand homme, fort, beau, aux yeux bleus et aux cheveux jaunes.
Voici l’histoire d’un va-t-en-guerre,
l’histoire d’un immense héros.
Un brave chic type, nom de Dieu !


Voici l’histoire d’un grand homme, fort, beau, aux yeux bleus et aux cheveux jaunes.
Voici l’histoire d’un va-t-en-guerre,
l’histoire d’un immense héros.
Un brave chic type, nom de Dieu !

Une vraie belle grande histoire d’une vraie belle grande guerre comme on en fait encore.
Avec des massacres comme à la télévision
de la terreur, de l’horreur à toute heure,
des pillages de villages
des coups d’épée-palpitante-épopée,
des flèches qui fusent,
des catapultes chirurgicales,
et des actes de bravoure écrits pour toujours.

Voici donc la légende Merveilleuse de Godefroy de Bouillon
qui part en croisade parce que Dieu le veut !

Un spectacle avec des marionnettes
qui n’ont pas la langue de bois
et deux marionnettistes canons bien en chair !

Pour en finir une fois pour toutes
avec les héros.
Pour en finir une fois pour toutes
avec l’Histoire qui se mord la queue.
Pour en finir une fois pour toutes
avec le paradis.

Dis…Dieu, qu’est-ce que tu veux ?
Avec Didier Balsaux/Mélanie Delva
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Fiche

Archiv


Informations:
Artiste(s):
Didier Balsaux/Mélanie Delva

Type de public:
Tout public

Site web:

Age mini:
10 ans

Langue:
Français

Lieu :
Ferme de la Dîme
194 rue du Baron d'Obin
4219
Wasseiges, Belgique

Localiser le lieu
à l'affiche
 
Presse:
Critique - Théâtre - Avignon Off
La Légende merveilleuse de Godefroi de Bouillon Un héros malmené par l'histoire
Par Michel VOITURIER
Publié le 10 juillet 2009
Entre un héros magnifié par la propagande nationale, voire nationaliste, et la réalité historique, il y a un fossé
qu’il convient de franchir pour démystifier les mythes. Voilà qui est fait avec humour par les « Royales
Marionnettes » à propos des Croisades.
Les marionnettes de jadis donnaient au peuple des leçons. Certes, elles avaient tendance à se moquer avec
impertinence de l’autorité et des forces de l’ordre. Mais elles traînaient aussi avec elles quelques relents
xénophobes. Les vieilles légendes issues des combats des histoires de Charlemagne, du preux Roland et
autres chevaliers avaient pour cible les Sarrazins, ces Arabes colonisateurs de l’Empire chrétien, présentés
comme barbares.
Le parti pris par la Cie des Royales Marionnettes est de montrer que les personnages donnés en exemple
ont plusieurs facettes, que les versions officielles de l’histoire sont souvent celles qui arrangent le mieux une
nation en vue de forger son identité et d’imposer des modèles à ses citoyens. Avec la complicité de
Tchantché, figure populaire du théâtre liégeois, écuyer au service du seigneur Godefroy de Bouillon, ce
héros national prend un visage autre que celui du glorieux « libérateur » du tombeau du Christ à Jérusalem.
Pour redevenir duc, il se met en effet d’abord au service de l’Allemagne contre le pape. Pour effacer cette
trahison et les remords des massacres accomplis, il se soumet ensuite au pontife suivant et part en croisade
entraînant ses soldats avec lui. L’itinéraire est jonché de cadavres, jalonné de viols et de pillages.
L’humour au service de la tolérance
Didier Balsaux et Bernard Massuir ont concocté des dialogues entre le seigneur et son domestique, mettant
en valeur la naïveté du peuple soumis à ses dirigeants et sa prise de conscience progressive de l’énormité
des actes accomplis. Ceci pimenté d’un humour distancié qui ne craint ni les anachronismes, ni les
comparaisons avec la situation politique belge, ni le recours à des moments didactiques remettant à leur
place les apports à l’Europe de la civilisation arabe.
Les marionnettes sont superbes. Dans la nudité du bois, elles vivent, remuent, cavalcadent,
combattent, meurent. Les scènes se succèdent sans faille sur un plateau aux éléments mobiles. Les
trouvailles visuelles se renouvèlent constamment, drôles, poétiques, inattendues. Une bande son
rigolote accompagne les péripéties de manière parodique. La complicité entre Didier Balsaux et
Mélanie Delva est savoureuse, alimentée par d’intelligentes connivences avec le public des enfants
comme celui des adultes.
Michel VOITURIER, Avignon
 

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