Saïd (Samy) Naceri (né le 2 juillet 1961 dans le 4e arrondissement de Paris) est un acteur et producteur français. Il est surtout connu pour avoir interprété le rôle de Daniel Morales, un chauffeur de taxi marseillais adepte de la vitesse, dans la saga cinématographique Taxi de Gérard Pirès et Gérard Krawczyk.
Parallèlement à sa carrière d'acteur, Samy Naceri a connu plusieurs démêlés avec la justice française qui lui ont valu des condamnations à la prison ferme et dont la presse a régulièrement rendu compte<ref>« Samy Naceri incarcéré après son coup de folie », Le Figaro, 11 janvier 2009.</ref>.
Biographie
Né à Paris d'une mère française, Jacqueline, originaire de Normandie, et d'un père kabyle<ref>Samy Naceri, le bad boy du cinéma français récidive</ref>, Djilali, venu d'Algérie avant l'indépendance et devenu peintre en bâtiment, Saïd Naceri est élevé avec ses six frères et sœurs dans un logement modeste, rue Saint-Martin. Il déménage avec sa famille dans la ZUP de Fontenay-sous-Bois.
Il quitte l'école à l'âge de 16 ans et il occupe une succession de petits boulots au cours des années qui suivent.
Dans la jeune vingtaine, Naceri se coupe au visage, conséquence « d'une rencontre frontale avec le pare-brise d'une Renault 5 turbo, un soir de bringue »<ref>Eric Pelletier, Les dérapages de Samy Naceri, dans L'Express, n° 2606, jeudi 14 juin 2001, p. 102.</ref>. Il arbore toujours cette petite cicatrice, qui l'a marqué de l'arcade à la pommette.
Pendant plusieurs années, il tente de percer le monde de la scène, mais ses efforts ne sont récompensés que par des rôles de figuration. C'est à cette période qu'il décide de changer son prénom de Saïd en Samy<ref name="huma">Flora Sauvage, La star qui décolle, dans l’Humanité hebdo ; Médias Télévision, samedi 7 octobre 2000, p. 28.</ref>.
Thomas Gilou lui donne sa première vraie chance en lui confiant le rôle de Nordine dans le film Raï. Naceri impressionne la critique et récolte deux prix d'interprétation, au Festival international du film de Locarno et au Festival du film de Paris.
La carrière de Naceri prendra une impulsion insoupçonnée après une rencontre avec le réalisateur et producteur Luc Besson. Les deux hommes s'étaient déjà rencontrés lors du tournage de Léon (1994), dans lequel le jeune acteur tenait le rôle d'un policier cagoulé dans la dernière scène du film. Leurs chemins se croiseront de nouveau quelques années plus tard.
« Ne me déçois pas »<ref name="huma" />, lance Besson à l'acteur, en lui confiant le rôle de Daniel Morales, un jeune chauffeur de taxi de Marseille qui se passionne pour les voitures puissantes et la vitesse folle. Malgré les critiques plutôt tièdes, Taxi 1 (1998) atteint des sommets au box-office avec 8 millions d'entrées. Le succès du premier épisode pousse le producteur à récidiver : Taxi 2 (2000), Taxi 3 (2003), et Taxi 4 (2007) présentent un sympathique chauffeur de taxi qui se met, un peu malgré lui, au service des autorités.
En 2006, il a reçu, avec ses partenaires Jamel Debbouze, Roschdy Zem, Sami Bouajila et Bernard Blancan, le Prix d'interprétation masculine au Festival de Cannes<ref>Fiche biographique sur allocine.fr.</ref> pour Indigènes.
En 2008, il apparaît dans le clip du rappeur Tunisiano, Je porte plainte.
Filmographie
Acteur
Producteur
Faits divers
Parallèlement à sa carrière d'acteur, Samy Naceri a été condamné plusieurs fois :
- En 1984, pour braquage<ref>Samy et les chimères, NouvelObservateur</ref>.
- En octobre 2002, pour injures<ref>Philippe DU TANNEY, Les nouvelles frasques de Samy Naceri, dans Le Figaro, n° 17644, jeudi 3 mai 2001, p. 16</ref>,<ref>Philippe DU TANNEY, Sami Naceri condamné pour injures, dans Le Figaro, n° 17668, jeudi 31 mai 2001, p. 11</ref>,<ref>Philippe du TANNEY, Le timide repentir de Samy Naceri, dans Le Figaro, n° 18071, samedi 14 septembre 2002, p. 10</ref>,<ref>Associated Press, Samy Naceri à l'amende, dans Le Monde, samedi 12 octobre 2002</ref>
- En 2003, pour voies de fait<ref>Christophe CORNEVIN, Nouveaux dérapages pour le chauffeur de « Taxi », dans Le Figaro, n° 17475, mardi 17 octobre 2000, p. 15</ref>,<ref>Pelletier Eric, Les dérapages de Samy Naceri, dans L'Express, n° 2606, jeudi 14 juin 2001, p. 102</ref>,<ref>Philippe du TANNEY, Samy Naceri conducteur violent, dans Le Figaro, n° 18282, mardi 20 mai 2003, p. 13</ref> commises en 2000<ref>Angélique Negroni, Samy Naceri perd son permis, dans Le Figaro, n° 18306, mardi 17 juin 2003, p. 11</ref>
- En 2005, pour « violences volontaires en récidive »<ref>Le Monde, lundi 28 novembre 2005, p. 8</ref>, ce qui l'empêchera de jouer le rôle principal dans la première version théâtrale en France d’Orange mécanique<ref>Nouveaux démêlés policiers pour Samy Naceri, dans Le Figaro, samedi 1er avril 2006, p. 12.</ref>
- En 2006, pour outrages et injures racistes envers des policiers<ref>Condamnation sur le site de LCI</ref>
- En 2007, pour agression à l'arme blanche sur un vigile<ref>Condamnation pour agression d'un vigile</ref>
- En 2007, pour avoir agressé un styliste dans un restaurant, à l'aide d'un cendrier, il est condamné à dix mois de prison ferme<ref>Condamnation à 10 mois fermes</ref>.
- En octobre 2008, pour avoir accidentellement renversé une policière, avec une voiture qu'il conduisait sans permis, il est condamné à six mois de prison ferme et 7 500 euros d'amende<ref>Samy Naceri retourne en prison</ref>.
- Le 11 janvier 2009 : Il est mis en examen pour « violences volontaires », après avoir agressé au couteau et blessé au cou un proche de son ex-compagne à Paris<ref>Samy Naceri mis en examen pour « violences volontaires », consulté le 8 janvier 2009.</ref>.
Confrontation Rushdie-Naceri
Le 15 octobre 2005, Naceri participe à l'enregistrement de l'émission Tout le monde en parle. Pendant son entrevue avec l'écrivain Salman Rushdie, l'animateur Thierry Ardisson pose une question au sujet de la fatwa de 2,8 millions de dollars dont il a été frappé après la parution de son ouvrage Les Versets sataniques. Présent sur le plateau, Naceri aurait alors déclaré à Rushdie : « Pour 50 balles, moi, je te fume. » d'après le journal Le Point<ref name="autogenerated1">Christophe Ono-Dit-Biot, Samy l'embrouille a encore frappé, dans Le Point, jeudi 1er décembre 2005, p. 82.</ref>. Interrogé à ce sujet, Ardisson déclare que Naceri « ne l'a jamais menacé de mort » mais confirme qu'il a été très agressif envers l'auteur britannique et qu'il a coupé plusieurs extraits lors du montage de l'émission. Suite à l'incident, l'acteur aurait adressé une lettre à l'animateur pour s'excuser de son comportement lors du tournage<ref>GARRIGOS Raphaël, Naceri-Rushdie à « Tout le monde en parle » : la polémique, dans Libération, n° 7622, jeudi 10 novembre 2005, p. 19.</ref>.
Notes et références
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