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Samedi 26 Mai 2012
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49°26′24″N 1°5′38″E / 49.44, 1.09389

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Rouen

Fichier:Rouen Cathedral.jpg
Bords de Seine et la cathédrale Notre-Dame.

Fichier:Blason Rouen 76.svg
Détail

Fichier:LogoRouen.PNG
Détail
Administration
Pays France
Région Haute-Normandie (préfecture)
Département Seine-Maritime (préfecture)
Arrondissement Arrondissement de Rouen
(chef-lieu)
Canton Chef-lieu de sept cantons
Code Insee abr. 76540
Code postal 76000, 76100
Maire
Mandat en cours
Valérie Fourneyron (PS)
2008 - 2014
Intercommunalité Agglomération de Rouen (siège)
Site internet Rouen.fr
Démographie
Population 110 276 hab. (2006)
Densité 5 158 hab./km²
Aire urbaine 532 559 hab.
Gentilé Rouennaises, Rouennais
Géographie
Coordonnées
géographiques
49° 26′ 38″ Nord
         1° 06′ 12″ Est
/ 49.443889, 1.103333
Altitudes mini. 2 m — maxi. 152 m
Superficie 21,38 km²

Rouen, dite la Ville aux cent clochers, est située au nord-ouest de la France et traversée par la Seine.

Elle est le chef-lieu de la région Haute-Normandie et du département de la Seine-Maritime. Elle est le siège d’un archevêché dont l’archevêque est primat de Normandie. Elle est décorée de la Légion d'honneur.

Elle compte 110 276 habitants et 412 700 en 2006 avec son agglomération. Son bassin d’emploi, le premier de la région, avoisine les 750 000 habitants.

Sommaire

Géographie

Situation

Fichier:GrosHorloge détail11.JPG
Le blason de Rouen : l'agneau pascal ; détail du Gros Horloge, Rouen

À l’origine, la ville occupait la rive droite de la Seine. Aujourd’hui, elle inclut largement la rive gauche (quartier Saint-Sever en particulier, au sud du fleuve) et inclut également l’île Lacroix. Au nord de la ville, la région très vallonnée est dominée par le plateau où se situent de nombreuses villes satellites qui, entourant toute la cité, forment l’agglomération rouennaise.

La Seine représente 179 ha de la superficie de la commune. Il y a 306 ha d’espaces verts, 210 km de voies dont 16 km de pistes cyclables et 8 km de rues piétonnes dont les entrées sont souvent réglementées par des bornes escamotables.

Le port de Rouen a été l'un des plus importants ports de France pour l'importation des agrumes et fruit tropicaux. Dans la deuxième moitié du XIXe siècle, suite à la destruction de la quasi totalité des vignobles français par le phylloxéra de la vigne, l'activité portuaire a grandement augmenté en recevant la production vinicole de l'Algérie.
La transformation du port a permis d'en faire le premier port européen exportateur de céréales. Un terminal pour containers a aussi trouvé sa place dans l'activité moderne du port.

Fichier:Normandie Seine Rouen2 tango7174.jpg
Hôtel de Ville et Abbatiale Saint-Ouen

Tous les grands armateurs ont marqué le port dans son activité au travers des siècles. Un bon nombre de rues et avenues de l'agglomération portent encore le nom de certains d'entre eux. Il en est de même pour les anciennes activités maritimes avec les pays d'Afrique du Nord qui ont aussi laissé leur nom : (rue de Tanger, rue de Constantine…). Jusqu'au début des années 1960, le port étendait son emprise au cœur même de la ville et les navires marchands venaient s'amarrer jusqu'au pont Jeanne-d'Arc, pratiquement en face de ce qui était l'ancienne gare routière (rue Saint-Éloi).

L'abbatiale Saint-Ouen près de l'hôtel de ville est le terminus de la Route des Abbayes qui longe la vallée de la Seine (Saint-Wandrille, Jumièges, Saint-Martin-de-Boscherville) puis Rouen. Douze villes sont véritablement voisines de Rouen : Mont-Saint-Aignan, Bois-Guillaume, Bihorel, Saint-Martin-du-Vivier, Darnétal, Saint-Léger-du-Bourg-Denis, Bonsecours, Sotteville-lès-Rouen, Le Petit-Quevilly, Le Grand-Quevilly, Canteleu et Déville-lès-Rouen.

Démographie

La ville de Rouen est au centre d’une aire urbaine de 532 559 habitants. Entre 1990 et 1999 la progression de la population a été de 2,64 %, elle s'est stabilisée depuis.

Par ailleurs la zone d’emploi de Rouen, compte 745 000 habitants.

(Sources INSEE 1990/2006).

Évolution démographique
1962196819751982199019992006
120 111120 471114 834101 945102 723106 592110 276
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes

</td></tr></table>

Urbanisme

Fichier:Panorama Rouen.jpg
Vue panoramique sur la ville de Rouen

Il y a 62 000 logements dont 54 000 résidences principales. Environ 1/5 sont des logements sociaux (12 800). Pour faciliter les liaisons entre la rive droite et la rive gauche de la Seine, il y a 6 franchissements par des ponts dont le pont Gustave-Flaubert qui est à ce jour le plus grand pont levant d'Europe (86 m)<ref>GEO, n° 358, décembre 2008, p. 125</ref>.

Climat

Chiffres clés
  • température moyenne annuelle : entre 10 et 20 °C ; quelques records : -17,0 °C au Jardin des Plantes de Rouen le 8 janvier 1985, 38,1 °C à Boos-METAR le 11 août 2003.
  • jours de gelées sous abri par an : 51 jours sur les plateaux environnants (Norme Boos-METAR sur 1971/2000) et 39 jours en moyenne au centre-ville (Norme Jardin des Plantes de Rouen sur la période 1977/2000).
  • durée d’ensoleillement moyenne : 1 687 heures/an à Boos-METAR ;
  • brouillard : 85 jours/an
  • orage : 16 jours/an, répartis tout le long de l'année avec une recrudescence en été
  • pluviométrie : entre 700 et 900 mm/an sur l'ensemble de l'agglomération et ses campagnes environnantes, norme de 805,2 mm au Jardin des Plantes de Rouen (période 1977/2000).

Climat global

Le climat de Rouen est de type océanique avec une présence de pluie répartie tout le long de l'année (131,2 jours >1 mm par an en moyenne au Jardin des Plantes de Rouen). Les hivers sont doux et les étés supportables grâce à la présence directe de l'influence maritime de la Manche. Le flux directeur principal à Rouen est de secteur Sud-Ouest à Ouest avec de fréquents coups de vent, voire tempêtes en hiver (en moyenne 2,8 jours >28 m/s soit 100,8 km/h par an à Boos-METAR).

Communes limitrophes

Histoire

Voir l'article : Chronologie de Rouen.

Antiquité

Fichier:Gare de Rouen Orléans.jpg
Gare de Rouen-Orléans
Fichier:Gare de Rouen Martinville.jpg
Gare de Rouen-Martainville
Fichier:HalftimberedHousesRouen2.JPG
Maison du XVIIIe siècle, Rouen
Article détaillé : Rotomagus.
Un établissement s'est développé vers la fin de l'indépendance celtique ou à l'époque gallo-romaine, pour devenir la capitale de la tribu des Véliocasses, peuple celtique (gaulois) dont le territoire s'étendait dans la vallée de la Seine sur une vaste région qui s'étendait peut-être de Caudebec-en-Caux actuel jusqu'à Briva Isarae (Pontoise). Les plus anciennes attestations de Rouen sont : Ratomagos (Ptolémée), Ratomagos (Itinéraire d'Antonin, Peutinger), Rotomagus (Ammien Marcellin, Notitia dignitatum) – Du celtique Roto/Rato de signification incertaine et du celtique magus<ref>François de Beaurepaire, Les Noms des communes et des anciennes paroisses de la Seine-Maritime, Picard, 1979 (ISBN 2-70840040-1)
Ouvrage publié avec le soutien du CNRS
</ref>, terme bien connu par ailleurs : le marché ou la plaine (cf. vieil irlandais mag = plaine). La cité proprement dite a été fondée sur la rive droite de la Seine durant le règne d’Auguste. C’est la deuxième ville la plus importante de la Gaule derrière Lugdunum.

C’est au IIIe siècle après Jésus-Christ que la ville gallo-romaine atteint son plus haut point de développement. On sait qu’un amphithéâtre et de grands thermes y avaient alors été bâtis. À partir du milieu du IIIe siècle, les invasions germaniques commencent.

C’est également durant cette période que la première cathédrale est construite à Rouen et qu’un premier évêque y est nommé, saint Victrice.

Moyen Âge

À partir de 841, les Vikings effectuent de fréquentes incursions dans la vallée de la Seine. Dès cette date, ils ravagent une première fois Rouen. La Chronique de Fontenelle rapporte brièvement : « L’an de l’incarnation du Seigneur 841, les Vikings arrivèrent avec leur chef Oscherus <ref>Nommé également : Oskar ou Ásgeir, nom de famille normand Anger.</ref> et brûlèrent la ville de Rouen le 14 mai. »

Rouen, attaquée une nouvelle fois par les Nortmanni en 843, deviendra la capitale du duché de Normandie après que Rollon, chef viking aura reçu une région comparable par ses dimensions à l'actuelle Haute-Normandie du roi de France Charles III par le traité de Saint-Clair-sur-Epte en 911. Il est fait Comte de Rouen, au sens carolingien du terme, mais les textes de l'époque parlent plus fréquemment de princeps "prince".

En 945, le duc de Normandie Richard 1er, dit sans-peur, vient à bout, lors du siège de Rouen, d'une grande coalition réunissant le roi de France Louis IV d'outremer, l'empereur germanique Othon le Grand et le comte de Flandre. Cette victoire s'avère décisive pour l'avenir de la Normandie et une plaque est apposée sur une maison sise place de la Rougemare en souvenir de cet évènement sanglant.

Puis, la cour étant itinérante et Guillaume le Conquérant ayant construit son château à Caen, la capitale sera dans cette dernière ville. Dès la période viking, la ville était devenue un port de commerce avec la région parisienne et un marché d’esclaves. Le 26 janvier 1096, les juifs de la ville de Rouen qui abrite la plus grande communauté au nord de la Loire, vont être massacrés et celà, près de dix ans après la mort du Dux Willelmus dans cette même ville.

Les ducs de Normandie résidèrent souvent à Rouen, sauf Guillaume le Conquérant qui préféra développer Caen comme capitale où il est d'ailleurs inhumé. Le cœur de Richard Ier d'Angleterre dit Cœur de lion était conservé dans le tombeau à gisant que l'on peut encore voir dans le déambulatoire de la cathédrale. En 1150, Rouen obtient une charte communale ; la ville est alors administrée par les Cent Pairs. Les habitants sont regroupés en corporations et confréries de métiers. Rouen est un centre de commerce important, exportant du sel et du poisson vers Paris et du vin vers l’Angleterre.

En 1200, la cathédrale de Rouen doit être reconstruite à la suite d’un incendie. Le chantier dure plusieurs siècles.

Le roi de France Philippe Auguste prend la ville le 16 avril 1203 et rattache la Normandie au royaume de France l’année suivante. Il maintient les privilèges communaux, mais fait détruire l’ancien château ducal et fait construire le Château de Rouen pour surveiller la ville. Celui-ci est construit sur l’ancien site de l’amphithéâtre gallo-romain et prendra le nom de château Bouvreuil. Détruit à la fin du XVe siècle, le Château de Rouen sert de carrière sauf le célèbre donjon, dit tour Jeanne-d’Arc, restaurée par Viollet Le Duc et qui subsiste aujourd’hui. Malgré son nom, cette tour ne fut pas le lieu d’emprisonnement de Jeanne d'Arc en 1431 même s’il semble que cette dernière y fit un passage (de la tour où fut emprisonnée la Pucelle d’Orléans, il ne reste que les soubassements visibles dans la cour intérieure d’une propriété privée située au 102 rue Jeanne-d’Arc et ouverte au public).

Des manufactures de textiles se développent à Rouen et toute sa région (Elbeuf, Darnétal, Barentin, Pavilly, Villers-Écalles, Saint-Pierre-de-Varengeville, Maromme, Le Houlme, Malaunay, Montville), les marchands achetant la laine en Angleterre et revendant les draps dans les foires de Champagne.

La prospérité de Rouen repose principalement sur le commerce sur la Seine. Les marchands rouennais disposent depuis Henri II du monopole de la navigation sur la Seine en aval de Paris. Ils expédient en Angleterre des vins et du blé et reviennent avec de la laine et de l’étain.

Les troubles liés aux impôts se multiplient à Rouen : les émeutes de 1281 voient l’assassinat du maire et le pillage des maisons nobles. Devant l’insécurité, Philippe IV le Bel supprime la commune et retire aux marchands le monopole du commerce sur la Seine. Mais les Rouennais rachètent leurs libertés en 1294.

En 1306, Philippe IV le Bel décide d’expulser la communauté juive de Rouen forte d’une population de 5 à 6000 âmes.

En juillet 1348, la peste noire touche à Rouen. En 1382, une révolte urbaine importante éclate, la Harelle. La ville sera cruellement réprimée par les troupes royales. Les impôts sont augmentés et les privilèges de Rouen pour le commerce sur la Seine sont abolis.

Le 19 janvier 1419, durant la guerre de Cent Ans, le roi d'Angleterre Henry V prend la ville de Rouen et rattache la Normandie à la couronne britannique. Jean Jouvenel des Ursins, contemporain de ces événements, rapporte sobrement : « Le siège fut longuement devant Rouen, ne jamais ne l’eussent eu sinon par famine, car il y avoit vaillantes gens tenans le party du duc de Bourgongne ; mais la famine fut si merveilleuse et si grande, qu’ils furent contraints de se mettre en obeyssance du roy d'Angleterre, car d’un costé et d’autre ils n’eurent aucun secours. Le dix-neuviesme jour de janvier le roy d’Angleterre entra à Rouen. » Henry V meurt en 1422, la même année que le roi de France Charles VI, et son frère Jean de Lancastre, duc de Bedford assure la régence, essayant de gagner les rouennais à sa cause, ce qu'il va en partie réussir.

C’est dans cette ville, capitale du pouvoir anglais dans le royaume de France, que Jeanne d'Arc fut jugée et brûlée le 30 mai 1431 à l'instigation du duc de Bedford et du parti bourguignon, majoritaire à Rouen. La même année le jeune Henry VI est couronné roi de France et d'Angleterre à Paris, avant de se rendre à Rouen où il est acclamé par la foule. Le roi de France reprend la ville en 1449, soit 18 ans après la mort de Jeanne d'Arc et après 30 ans d'occupation anglaise.

Renaissance

La guerre de Cent Ans terminée, les grands chantiers reprennent dans la capitale normande. Au début de la Renaissance, Rouen est la ville la plus peuplée du royaume après Paris. On achève les églises dans le style flamboyant.

Rouen fut également l’un des foyers normands de la Renaissance artistique, en particulier grâce au mécénat des archevêques (Georges d'Amboise et son neveu, Georges II d'Amboise) et des financiers. Artistes et architectes comme Roulland le Roux agrémentent les maisons et les palais de décors italianisants, comme sur le Bureau des Finances, en face du portail de la cathédrale. On attribue la signature du célèbre sculpteur Jean Goujon aux vantaux de l’église Saint-Maclou.

L’essor économique de la ville à la fin du XVe siècle est dû essentiellement aux draperies, mais également à la soierie et à la métallurgie. Les pêcheurs de Rouen vont jusqu’à Terre-Neuve pour pêcher la morue et en Baltique pour pêcher le hareng. Le sel est acheminé depuis le Portugal et la Guérande. Les draps sont vendus en Espagne, qui fournit désormais la laine et les Médicis font de Rouen le principal point de revente de l’alun romain.

Au début du XVIe siècle, Rouen devient le principal port français impliqué dans le commerce avec le Brésil, principalement en raison des besoins en colorants des draperies. En 1500, dix imprimeries sont déjà installées dans la ville, seize ans après la première installation.

Guerres de religion

Dans les années 1530 et suivantes, la population de Rouen est touchée par le protestantisme, même si elle ne se convertit pas entièrement. Dès 1560, les tensions entre communautés protestante et catholique s’exacerbent. Le massacre de Vassy déclenche la première guerre de religion. Le 15 avril 1562, les protestants entrent de force dans l’hôtel de ville et chassent le bailli. Au mois de mai, les actions iconoclastes gagnent la campagne. Le 10 mai, les parlementaires catholiques quittent Rouen.

Les catholiques prennent le fort Sainte-Catherine, qui domine la ville. Les deux camps utilisent la terreur. Les autorités rouennaises demandent alors l’aide de la reine d’Angleterre. Les Anglais envoient, en vertu du traité d'Hampton Court signé le 20 septembre 1562 avec Condé, des troupes pour soutenir les protestants et occupent, en échange, Le Havre. Le 26 octobre 1562, les troupes royales prennent la capitale normande et la mettent à sac pendant trois jours<ref>Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Club France Loisirs, 1980, (ISBN 2-7242-0785-8 ), p. 235</ref>.

La nouvelle du massacre de la Saint-Barthélemy atteint Rouen fin août 1572 : Hennequier tente d’éviter le massacre aux protestants en les enfermant. Mais, entre le 17 et le 20 septembre, la foule force les portes des prisons et égorge les protestants qui s’y trouvent<ref>Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Club France Loisirs, 1980, (ISBN 2-7242-0785-8 ), p. 286</ref>. La ville est plusieurs fois assaillie par Henri IV, mais lui résiste, notamment lors du long siège de décembre 1591 à mai 1592, grâce à l’aide apportée par l’armée espagnole du duc de Parme<ref>Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Club France Loisirs, 1980, (ISBN 2-7242-0785-8 ), p. 382</ref>.

Âge classique

L'Échiquier permanent de Normandie, installé à Rouen en 1499 par Georges d'Amboise, est transformé en parlement par François 1er en 1515 et reste jusqu'à la Révolution française le lieu de pouvoir pour la province de Normandie. Il avait compétence dans tous les domaines, judiciaires, législatifs et exécutifs, sur les affaires normandes, n’ayant au-dessus de lui que le Conseil du Roi. Il avait également dans sa compétence la gestion du Canada français.

Les XVIIe siècle et XVIIIe siècle sont pour Rouen une période de prospérité et de fort développement économique, notamment avec le commerce textile et le développement du port fluvial. En 1703, est créée la Chambre de Commerce de Normandie.

Bien que dépourvue d'université, Rouen exerce cependant un fort rayonnement intellectuel grâce à un nombre important d'écoles de qualité. En 1734, une école de chirurgie, la deuxième de France après celle de Paris (1724) est fondée.

Période révolutionnaire et Empire

Époque contemporaine

Pendant la guerre de 1870, Rouen sera occupée par l’armée prussienne.

Lors de la Première Guerre mondiale, elle sert de base pour l'armée britannique<ref>Yves Buffetaut, Rouen-Le Havre dans la Grande Guerre. Deux ports normands en première ligne, Ysec, 2008</ref>.

Elle sera occupée par l'armée allemande au cours de la Seconde Guerre mondiale du 9 juin 1940 au 30 août 1944. Pendant ce conflit, elle subira de violents bombardements visant notamment les ponts sur la Seine et la gare de triage de Sotteville-lès-Rouen. Les deux phases de bombardements qui feront le plus de victimes et le plus de dégâts sont celui du 19 Avril 1944 par la Royal Air Force, on déplora 816 morts et 20 000 sinistrés dans la ville<ref>Paul Le Trevier et Daniel Rose, Ce qui s'est vraiment passé le 19 avril 1944, Comever, 2004, 160 p.</ref>. La cathédrale, le Palais de justice furent sévèrement touchés. Ensuite vient celui de la « semaine rouge » du 30 mai au 5 juin 1944 par les américains, pendant laquelle le quartier de la cathédrale et l'édifice lui-même furent de nouveau la proie des flammes.

Après la guerre, le centre ville est reconstruit selon le plan Greber et sous la direction de Jean Demarest, François Herr et Jean Fontaine<ref>Alain Gaspérini, La reconstruction de Rouen 1946-1962, vol. VII, Connaître Rouen, 1995, 16 p.</ref> <ref> Rouen. La reconstruction, vol. 306, Connaissance du patrimoine, coll. « Itinéraires du patrimoine », 2006</ref>.

Quartiers

La ville est divisée en 14 quartiers<ref>http://www.rouen.fr/quartier</ref> :

Économie

Article détaillé : Grand port maritime de Rouen.

Rouen est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de Rouen et de la Chambre régionale de commerce et d’industrie de Haute-Normandie. Elle gère l’Aéroport Rouen Vallée de Seine.

En matière d'implantation d'entreprises et de développement économique, elle s'appuie sur les services de l'Agence de développement économique de l'agglomération rouennaise (ADEAR Rouen Développement )<ref> Site de l'ADEAR Rouen Développement )</ref>. Les principales missions de l'ADEAR sont la promotion et le développement de l'attractivité du territoire. Cette association est financée par l'Agglomération de Rouen, le Conseil général de Seine-Maritime, la CCI de Rouen, le Grand Port Maritime de Rouen et l'Université de Rouen.

Rouen connaît un fort taux de chômage à cause de délocalisations à partir de la fin des années 1970.

Administration

Maires

Article détaillé : Liste des maires de Rouen.
Période Identité Parti Qualité
30 août 1944 - 18 mai 1945 Guillaume Montier Agrégé
18 mai 1945 - 17 avril 1958 Jacques Chastellain RI Armateur
6 mai 1958 - 4 avril 1968 Bernard Tissot Avocat
4 avril 1968 - 22 février 1993 Jean Lecanuet Centre Démocrate-UDF Enseignant
8 mars 1993 - 23 juin 1995 François Gautier UDF
24 juin 1995 - 18 mars 2001 Yvon Robert PS Inspecteur de l'Éducation nationale
18 mars 2001 - 9 mars 2008 Pierre Albertini société civile, ex-UDF Professeur
15 mars 2008 - Valérie Fourneyron PS Médecin

Cantons

Rouen a le plus grand clocher de France après La Feuillie (Seine-Maritime)[réf. nécessaire].

Article détaillé : Canton de Rouen.

Rouen est divisée en 7 cantons :

  • Le 1er canton compte 19 964 habitants ;
  • Le 2e canton compte 13 643 habitants ;
  • Le 3e canton compte 12 033 habitants ;
  • Le 4e canton compte 11 153 habitants ;
  • Le 5e canton compte 15 671 habitants ;
  • Le 6e canton compte 20 682 habitants ;
  • Le 7e canton compte 13 446 habitants.

Natifs de Rouen

par ordre chronologique
Fichier:Jean Jouvenet Selfportrait.jpg
Autoportrait de Jean Jouvenet.
Fichier:Pierre louis dulong.jpg
Pierre-Louis Dulong.
Fichier:Fr-Adrien Boieldieu.jpg
François Adrien Boieldieu.

XVe siècle

XVIe siècle

XVIIe siècle

XVIIIe siècle

XIXe siècle

XXe siècle

Locutions

  • « Aller à Rouen » signifie être sifflé en jargon de comédiens (le public de Rouen avait la réputation d’être redoutablement exigeant).
  • « Boire à tire-larigot », l’histoire de cette expression rouennaise réside dans le fait que l’évêque Eudes Rigaud (orthographe incertaine) avait fait fondre une cloche énorme que l’on plaça dans la tour Saint-Romain de la cathédrale de Rouen. On donnait à boire à volonté aux hommes qui faisaient sonner cette cloche, d’où l’expression d'origine « boire à tire-la-Rigaud »<ref>Cette explication est contestée et peu probable. Cf. Dictionnaire étymologique, Albert Dauzat, H. Mitterrand, Jean Dubois, éditions Larousse.</ref>.

Citations

Amis ! c’est donc Rouen, la ville aux vieilles rues,
Aux vieilles tours, débris des races disparues
La ville aux cent clochers carillonnant dans l’air
Le Rouen des châteaux, des hôtels, des bastilles
Dont le front hérissé de flèches et d’aiguilles
Déchire incessamment les brumes de la mer
Victor Hugo, Les Feuilles d’automne

Héraldique

Armes de la ville de Rouen :
« De gueules à l’agneau pascal d’argent, la tête nimbée et contournée, portant une bannerette du même chargée d’une croisette d’or, au chef cousu d’azur semé de trois fleurs de lys d’or. »

Monuments et lieux touristiques

Patrimoine

Rouen est classée ville d’art et d’histoire.

  • Victor Hugo l’avait surnommée « la ville aux cent clochers » et Stendhal « l’Athènes du genre gothique ». De nombreux édifices religieux et profanes ont été endommagés ou totalement détruits par les bombardements de la Seconde Guerre mondiale mais heureusement la majeure partie d'entre-eux a été restaurée ou rebâtie. Ce qui situe Rouen dans les quatre première villes pour le nombre de monuments historiques classés en France et comme toute première ville parmi ces quatre là pour l'ancienneté de son patrimoine.

La cathédrale Notre-Dame

Article détaillé : Cathédrale Notre-Dame de Rouen.

La cathédrale primatiale Notre-Dame, d’architecture gothique, inspira particulièrement Claude Monet. Elle est dotée d'une « tour-lanterne » sur la croisée du transept, qui n'a pas fonction de clocher, surmontée d’une flèche en fonte qui culmine à 151 mètres de hauteur (la plus haute de France). Elle est 5 mètres plus haute que la Pyramide de Khéops initiale.
L'histoire du vitrail du XIIIe siècle à nos jours peut se lire à l’intérieur de l’église.
Dans le chœur se trouvent quelques sépultures des anciens ducs de Normandie comme celle de Rollon, le fondateur du duché, et celle de Richard Cœur de Lion qui fit déposer son cœur dans la cathédrale après sa mort, en « remembrance d'amour pour la Normandie ». Claude Monet l’a immortalisée dans la série des « Cathédrales ».
Outre ses vitraux, la statuaire de sa façade est prodigieuse : 70 figures, sculptées entre 1362 et 1421, y sont réparties entre 20 et 30 mètres d'altitude. Ici, les anges et les saintes femmes se dressent au niveau supérieur. Dessous, les apôtres dominent les archevêques, au dernier rang, mais uniquement à gauche de la façade (nord).

La tour Saint-Romain haute de 77 m encadre la façade au nord. Elle tient son nom d'un archevêque de Rouen au VIIe siècle et qui, selon la légende, vainquit la « gargouille », un dragon vivant dans les marécages près de la Seine. La tour appartient au gothique primitif du XIIe siècle pour les premiers étages et au gothique flamboyant pour le dernier, couronné de son fameux « toit en hache ». Elle a été incendiée en 1944.

La tour de Beurre haute de 80 m. encadre la façade au sud. Elle a été édifiée avec l’argent des indulgences de carême : celle-ci est un chef-d’œuvre du gothique flamboyant.

L'abbatiale Saint-Ouen

Article détaillé : Abbatiale Saint-Ouen de Rouen.
  • L'abbatiale Saint-Ouen est un édifice de style gothique rayonnant et flamboyant. L'ancienne « abbaye de Saint-Ouen » fut autrefois l’un des monastères bénédictins les plus puissants de Normandie. Les travaux de l'église abbatiale, commencés en 1318, ont été ralentis par la guerre de Cent Ans et ne furent achevés qu'au XVIe siècle. En 1800, la municipalité s’installa dans l’ancien dortoir des moines, aujourd'hui hôtel de ville, Jouxtant l'église abbatiale. L'abbatiale mesure approximativement 137 mètres de long depuis le chevet jusqu'à l'entrée de la nef, pour une hauteur sous voûte de 33 mètres. Elle abrite les grandes orgues du facteur romantique Aristide Cavaillé-Coll.
  • La « Couronne de Normandie » est le surnom donné à la puissante tour de croisée surplombant l'abbatiale. Elle est haute de 87 mètres et domine l'hôtel de ville situé à ses pieds.

Le Gros Horloge

Articles détaillés : Gros Horloge et Rue du Gros-Horloge.

Le Gros Horloge est une horloge astronomique avec un mécanisme du XIVe siècle et un cadran du XVIe siècle, située dans un pavillon qui enjambe la rue du Gros-Horloge sur une arche renaissance et qui est contigu à un beffroi gothique. Sur le double écran, l’aiguille unique pointe l’heure. Il apparaît aussi un « semainier » et les phases de la lune sont indiquées dans l’œil-de-bœuf supérieur. L’agneau pascal, dans un écusson au centre de l’arcade, représente les armes de la ville et symbolise également le commerce et l'industrie de la laine. À voir aussi, sur la face droite du Gros Horloge, des anges gravés sur la pierre, dont l'un est à l’envers en signe de mécontentement des ouvriers lors de la construction de l’horloge.

Symbole de la puissance de Rouen, le Gros Horloge est l'édifice incontournable pour les Rouennais comme pour les touristes. Restauré à partir de 1997, mis en lumière en 2003, le lieu a été rouvert au public en décembre 2006.

Le Bureau des Finances ou l'Office de tourisme

Le Bureau des Finances construit de 1509 à 1540 à la demande du cardinal Georges d'Amboise est le plus ancien monument Renaissance subsistant à Rouen. Il a eu la chance de ne pas trop souffrir des bombardements de la Seconde Guerre mondiale, contrairement à de nombreux autres bâtiments. Cet édifice est occupé depuis 1959 par l’office de tourisme de Rouen.

Le Palais de Justice

Article détaillé : Parlement de Normandie.

Le palais de Justice est une des seules réalisations de l’architecture gothique civile de la fin du Moyen Âge en France.

Seule l'aile en retour à gauche de la façade, dans la cour d'honneur, est réellement gothique, construite entre la fin du XVe siècle et le début du XVIe siècle. On y note des pinacles, gargouilles et une balustrade flamboyante à la base du toit. L'escalier attenant a été reconstruit par l'architecte Selmersheim en style néo-gothique champenois au début du XXe siècle et cela, après l'« affaire de l'escalier » qui vit le démontage de celui réalisé en style néo-gothique également par l'architecte Lucien Lefort, apôtre de l'historicisme à Rouen.

Le corps central de l'édifice est un mélange de styles gothique et renaissance, dont la construction embrasse presque tout le XVIe siècle. Le décor est plus riche que sur l'aile gothique proprement dite et la balustrade est radicalement différente.

L'aile en retour de droite est un pastiche néo-gothique, datant du XIXe siècle et remplaçant une ancienne partie de style classique. Également néo-gothique est la partie donnant sur la rue Jeanne-d'Arc, avec sa tour d'horloge.

L’édifice abritait auparavant l'échiquier de Normandie, devenu parlement de Normandie au XVIe siècle. Il serait partiellement l’œuvre de Roulland Le Roux, architecte du bureau des finances (actuel Office du Tourisme).

Il fut ravagé par deux fois en 1944 : lors du bombardement du 19 avril qui vit la destruction totale de l'aile gothique et celui du 26 août, précédant la libération de la ville, qui vit l'anéantissement presque radical de la partie centrale gothico-renaissance. Seuls les murs de pierre restèrent debout, pinacles et charpentes, magnifiques vaisseaux en bois de chêne, détruits. Les intérieurs furent ravagés, dont la magnifique salle des assises avec son plafond à caissons, restitué depuis. Les charpentes furent remplacées par des carènes de béton. Les parties néogothiques échappèrent à la destruction.

La « Maison sublime » est un monument juif découvert sous l'escalier de droite de la cour d'honneur. Il date du XIIe siècle et ses murs préservés de faible hauteur laissent découvrir l'inscription en hébreu : Que cette maison soit sublime !, on y voit également un Lion de Juda sculpté. C'était la maison d'un riche bourgeois juif selon certains et selon d'autres une Yeshiva.

L’Hôtel de Bourgtheroulde

Article détaillé : Hôtel de Bourgtheroulde.

L’Hôtel de Bourgtheroulde est un magnifique hôtel particulier qui présente les influences conjointes du gothique flamboyant et de la Renaissance. Il fut bâti dans la première moitié du XVIe siècle par Guillaume Le Roux, conseiller de l’Échiquier de Normandie et seigneur de Bourgtheroulde. Il a été vendu en décembre 2006 pour devenir courant 2009 le premier grand hôtel de luxe de la ville.

L'église Saint-Maclou

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L'église St-Maclou vers 1855
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L'église St-Maclou de nos jours

L'église dédiée à saint Maclou est un joyau de l’art gothique flamboyant construit entre 1437 et 1517. Elle possède une façade formant demi-cercle dans laquelle s'ouvrent cinq porches ornés de magnifiques portes en bois sculptées, œuvre des huchiers (ébénistes, sculpteurs sur bois) de la Renaissance.

C'est une église sans transept, comme Notre-Dame de Caudebec-en-Caux, contemporaine. Par contre, Saint-Maclou conserve la tradition normande de la tour lanterne comme la cathédrale Notre-Dame, mais en plus, elle fait office de clocher. La flèche qui la surmonte date du XIXe siècle et est l'œuvre de l'architecte Jacques-Eugène Barthélémy.

La sacristie à l'est de l'édifice est un pastiche néo-renaissance, dont les colonnes de marbre sont authentiques et proviennent d'Italie.

L'église a subi de nombreux dommages lors de la Seconde Guerre mondiale avec la chute de deux bombes entraînant destructions et incendies. En outre, elle a souffert des aléas du climat et de la pollution.

L'intérieur du sanctuaire est conçu pour recueillir le maximum de lumière et est donc très clair. C'est l'une des raisons pour laquelle on note l'absence de chapiteaux sur les piliers de la nef et du chœur, on remarque également la grande dimension des baies qui occupent tout l'espace entre les travées. Le chœur, très rénové, n'a pas récupéré ses belles boiseries baroques d'avant-guerre et seule une chapelle en a conservé. Une des chapelles au sud du déambulatoire n'a pas été reconstruite après-guerre.

Peu de vitraux anciens ont subsisté et ceux que l'on peut observer, sont souvent mêlés à des éléments modernes. À noter cependant, l'arbre de Jessé du XVe siècle au-dessus du portail nord, avec un Jessé assis selon une habitude née en Flandres, et au-dessus du portail sud, une Crucifixion.

Sur le revers de la façade occidentale, subsiste un orgue renaissance, dont les qualités à la fois plastiques et sonores sont reconnues. <div style="clear:both;" />

L’aître Saint-Maclou

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L'aître Saint-Maclou

Tout proche de l'église, l’aître Saint-Maclou est un lieu étrange et exceptionnel. Son histoire remonte à la Grande Peste noire de 1348 qui tua une grande partie de la population. Le cimetière autour de l'église Saint-Maclou devenant trop exigu devant l'afflux de cadavres, l'aître qui n'était à l'époque qu'un simple parvis, fut transformé à son tour en nécropole. En 1526, une nouvelle épidémie conduisit à la construction de trois galeries en colombage.

Ces trois édifices avaient un aspect sensiblement différent de celui d'aujourd'hui. Les charpentes des toitures étaient plus élevées et plus pentues. Le premier étage ne comptait pas de fenêtres. Entre les deux sablières sculptées, l'espace était ajouré. Le premier étage servait d'ossuaire et différents ossements humains y étaient entassés de manière plus ou moins organisée, les ouvertures entre les colombages devant assurer séchage et dissolution progressive des os jusque réduction en poussière et chute sur le sol comme il est écrit dans la bible. Le rez-de-chaussée était une galerie de circulation, analogue à celle d'un cloître, où de riches personnages prirent l'habitude de se faire inhumer. Sur les sablières de l'étage furent sculptés des crânes, des tibias et toutes sortes d'objets relatifs à la destination funéraire du lieu. Au XVIIe siècle fut ajouté une quatrième aile à l'édifice qui copie imparfaitement les trois autres, mais qui ne servit jamais d'ossuaire. En effet, elle fut construite par les prêtres de la paroisse Saint-Maclou pour servir d'habitation et d'école. Après l'interdiction des inhumations en centre ville et la destruction des cimetières intra-muros au XVIIIe siècle, le lieu fut transformé en école.

Aujourd’hui, l’ensemble abrite l’École régionale des Beaux-Arts et le service du Patrimoine.


La place du Vieux-Marché

Article détaillé : Place du Vieux-Marché.

La place du Vieux-Marché fut le théâtre, en pleine guerre de Cent Ans, du supplice de Jeanne d’Arc, brûlée vive le 30 mai 1431. Au milieu de la place, les vestiges de l’église Saint-Sauveur ont été dégagés. La place du Vieux-Marché est entourée par un ensemble de maisons à pans de bois.

  • La Croix Jeanne d'Arc est une grande croix élevée près de l’emplacement du bûcher.
  • L’église Sainte-Jeanne d’Arc a été élevée sur le lieu même du martyre. Cette église moderne, édifiée par Louis Arretche en 1979, a une triple vocation : c’est à la fois une église pour honorer sainte Jeanne d’Arc, un mémorial civil pour commémorer l’héroïne et un lieu de conservation des vitraux de l’ancienne église Saint-Vincent, détruite en 1944.

Le Donjon du château de Rouen, dit Tour Jeanne d'Arc

Article détaillé : Tour Jeanne d'Arc.
Article détaillé : Château de Rouen.

La tour Jeanne d'Arc faisait partie du Château de Rouen construit en 1204 par Philippe Auguste sur les ruines de l'amphithéâtre gallo-romain de Rotomagus. C’est dans ce château que Jeanne d’Arc fut emprisonnée et que se déroula son procès.

Les églises

  • L'église Saint-Godard de style gothico-renaissance, réputée pour ses vitraux.
  • L’église Saint-Patrice, construite pendant la Renaissance de style transitoire gothico-renaissance, et reconnue pour ses vitraux exceptionnels, caractéristiques de l’époque.
  • L'église Saint-Vivien, de style gothique rayonnant et flamboyant.
  • La « chapelle » du lycée Pierre-Corneille, troisième église de Rouen pour ses dimensions intérieures, œuvre à la fois classique et baroque qui abrite l'auditorium de région<ref>Olivier Chaline, La Chapelle du lycée Corneille à Rouen, 1987</ref>.
  • L'église de la Madeleine, de style classique et baroque.

La vieille ville

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Maison du XVIIe siècle, Rouen
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Au coin des rues de Martainville et Damiette
Article détaillé : Vieux Rouen.

La ville est également remarquable pour la diversité et la richesse de son tissu urbain : on y trouve des maisons appartenant à des époques variées, depuis le XIIIe siècle jusqu’à l’époque contemporaine. Rouen est ainsi une des villes les plus hétérogènes de France du point de vue architectural : hétérogénéité des époques donc, mais aussi des matériaux (les pans de bois, mais aussi la pierre, la brique ou le béton pour les immeubles de la reconstruction), des formes ou des couleurs. À l’opposé de certaines villes classiques comme Bordeaux ou Nancy, Rouen incarna d’ailleurs le modèle de la ville romantique, célébré par Victor Hugo dans un célèbre poème (in Les Feuilles d’automne). Cette variété aurait pu être mise à mal par les importantes destructions de la Seconde Guerre mondiale, qui entraînèrent la disparition de quartiers qui étaient parmi les plus appréciés des touristes avant-guerre. Dans l’ensemble, la reconstruction respecte pourtant les particularités de la vieille ville et, sans recourir au pastiche, tente de proposer une certaine irrégularité des tracés et des formes.

Aujourd’hui la ville conserve près de 2 000 maisons à colombage dont un millier ont déjà été restaurées : les rues du Gros-Horloge, Saint-Romain, Damiette ou Eau-de-Robec sont de ce point de vue tout à fait remarquables. Moins restaurés mais aussi moins fréquentés par les touristes, les quartiers Saint-Vivien ou Beauvoisine méritent également le détour.

Le port

Article détaillé : Port autonome de Rouen.

Depuis le Moyen Âge, et même avant, le port constitue une part prépondérante de l’activité de la ville en raison de sa situation stratégique entre Paris et la mer dont les marées y sont encore perceptibles.

Bien qu’il soit à 80 km par bateau de l’estuaire (6 heures de navigation), le port est à la fois fluvial et maritime car capable de recevoir des navires très importants (jusqu’à 280 m de long et 150 000 tonnes). En aval, les ponts sur la Seine dégagent en effet un tirant d’air de 50 mètres tandis que des dragages permanents maintiennent un tirant d’eau de 10 mètres minimum.

L’effet des marées est sensible à Rouen.

Tous tonnages confondus, Rouen n’est que le 28e port européen et le 5e français, derrière Marseille (3e européen), Le Havre (5e), Dunkerque (13e), Saint-Nazaire (18e), mais c’est le 1er port européen pour les céréales, le 1er français pour la farine et les engrais. Le trafic pétrolier est bien moindre que celui du Havre, mais non négligeable en raison de la proximité de la raffinerie de Petit-Couronne.

Enfin, les plus grands voiliers du monde se rassemblent à Rouen tous les 4 à 5 ans.[réf. nécessaire] Cet événement a été baptisé Voiles de la liberté en 1989, Armada de la liberté en 1994 et Armada du siècle en 1999 environ six millions de visiteurs. L'édition Armada Rouen 2003 en juillet 2003 a accueilli cinquante navires, six mille marins de vingt nationalités différentes, dix millions de visiteurs, des dizaines de manifestations et d’animations… L'Armada 2008 a eu lieu du 5 au 14 juillet.

Les ponts

Tous les ponts entre Rouen (pont de Normandie, pont de Tancarville, pont de Brotonne) et la mer peuvent laisser passer des navires de fort tonnage.

Les premiers ponts remontent au IXe siècle. Ils furent reconstruits plusieurs fois, particulièrement après les dynamitages et les bombardements de la Seconde Guerre mondiale. Il existait avant guerre un pont transbordeur.

Rouen est la première ville où les ponts empêchent ces navires de remonter la Seine plus haut. Ils permettent cependant le passage des caboteurs fluviomaritimes qui desservent les ports de Limay et de Gennevilliers.

Ces ponts sont, de l’aval vers l’amont :

La Tour des Archives

Article détaillé : Tour des Archives.

Inaugurée en 1965, la Tour des Archives est située dans l’enceinte de la Préfecture dans le quartier Saint-Sever. Ce bâtiment, de conception moderne, peut accueillir 37 kilomètres linéaires de document incluant les Archives départementales. La tour compte 27 étages pour 104 mètres de hauteur, le tout en béton armé, c'est le deuxième bâtiment le plus haut de Rouen, après la cathédrale.

Parcs et Jardins

  • Jardin des Plantes (85 000 m²)
  • Parc Antoine de Saint-Exupery (78 000 m²)
  • Parc Grammont (29 000 m²)
  • Jardin de l’hôtel de ville (26 000 m²)
  • Jardin Pasteur (21 700 m²)
  • Square Verdrel (9 000 m²)
  • Square Marcel-Halbout (5 240 m²)
  • Et 17 autres parcs et jardins de quartier

Culture

Manifestations

Musées

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Pissarro : Rue de l’Épicerie, Rouen, 1898
  • Le musée des antiquités retrace l’archéologie gallo-romaine et mérovingienne et possède une collection d’objets d’art, de vitraux et d’éléments du Moyen Âge et de la Renaissance et des collections égyptiennes et grecques.
  • Le musée Flaubert et d'histoire de la médecine où se trouve la chambre natale de Gustave Flaubert. Nous y retrouvons des souvenirs du personnage, des céramiques pharmaceutiques, des instruments chirurgicaux, documents sur la naissance et sur la petite enfance, du mobilier hospitalier, des statues de saints guérisseurs. Il y aussi un jardin de plantes médicinales.

À proximité de Rouen sur la commune de Canteleu, à Croisset, se trouve le Pavillon de jardin de la maison qu'occupa Gustave Flaubert pendant près de 40 ans : il a été aménagé en petit musée Flaubert.

  • Le musée national de l'Éducation retrace l’histoire de l’enfant et de son éducation depuis le XVIe siècle illustrée à travers un choix de peintures et de gravures, de cahiers d’élèves, de livres pour enfants, de mobilier scolaire et de matériel pédagogique.
  • Le musée de la céramique possède une importante collection de faïences qui est axée sur l’évolution de la production rouennaise et de nombreux autres exemples.
  • Le musée Le Secq des Tournelles dispose d’une collection unique au monde de ferronnerie regroupant éléments d’architecture, enseignes, serrures, heurtoirs, outils, bijoux, objets de couture et de costume.
  • Le musée Jeanne-d'Arc présente des cires de Jeanne d’Arc, des fac-similés de manuscrits, des affiches et de l’imagerie populaire rappelant la vie et le passage de la Pucelle à Rouen.
  • Le musée Pierre Corneille est installé dans la maison natale du poète et contient des dessins, des gravures relatifs à sa vie et les premières éditions de ses œuvres.
  • Le musée maritime, fluvial et portuaire retrace l’histoire du port de Rouen, les métiers du port, les grands voiliers rouennais, la marine marchande, la batellerie, la construction navale, la chasse à la baleine et les expéditions polaires de Charcot.
  • Le musée du Gros-Horloge retrace l’histoire de l’horlogerie en France et notamment celle du Gros-Horloge de Rouen. Les mécanismes du Gros-Horloge de 1389 et de l’église Saint-Vivien du XVIe siècle y sont exposés. Ce musée a rouvert en 2006.
  • Le musée du Château de Rouen, situé Tour Jeanne d'Arc, présente la forteresse médiévale construite en 1204 par Philippe Auguste sur les ruines de l'amphithéâtre gallo-romain.

Médias

Voir également la catégorie Média de Haute-Normandie.

Cultes

  • Judaïque

L'ancienne synagogue de Rouen, jadis église catholique Sainte-Marie-la-Petite, de style gothique, a été anéantie par les bombes en 1944. Une synagogue moderne a été édifiée à son emplacement. Inaugurée en 1950, elle constitue le premier lieu destiné à l'accueil d'un public reconstruit après-guerre.

  • Musulman

La ville de Rouen possède 10 lieux de culte musulman, mosquées et salles de prière, le plus important étant la mosquée El Kaouthar.

  • Catholique

Archidiocèse de Rouen

  • Orthodoxe

Paroisse Saint-Silouane-de-l'Athos, chapelle Saint-Victrice, sur l'île Lacroix

  • Protestant

Temple Saint-Éloi, ancienne église catholique Saint-Éloi de style gothique et renaissance.

Enseignement

Collèges
  • Collège Barbey-d'Aurevilly
  • Collège Boïeldieu
  • Collège Bellefonds
  • Collège Camille Claudel [1]
  • Collège Camille-Saint-Saëns
  • Cours Notre Dame
  • Collège Fontenelle
  • Collège Georges-Braque
  • Collège Jean-Giraudoux
  • Collège Jean-Lecanuet
  • Collège Join Lambert
  • Pensionnat Jean-Baptiste-de-La-Salle
  • Collège Saint-Dominique
  • Collège Saint-Victrice
  • Collège Sainte-Marie
Lycées
  • Lycée Corneille
  • Lycée Jeanne-d'Arc
  • Lycée Gustave-Flaubert
  • Lycée Blaise-Pascal
  • Lycée Camille-Saint-Saëns
  • Lycée Join-Lambert
  • Pensionnat Jean-Baptiste-de-La-Salle
  • Lycée Grieu
  • Institution Rey
  • Lycée technique privé Les Tourelles
  • École Industrielle de Rouen

Sports

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24 heures motonautiques
Équipements sportifs
  • 11 stades ;
  • 12 salles de sport ;
  • 21 courts de tennis ;
  • 14 gymnases ;
  • 4 piscines ;
  • 2 patinoires ;
  • et, pour 2012, un Palais des sports (6 000 places).

Nombre de licences sportives : 20 000.

Principales disciplines

Loisirs

La foire Saint-Romain est une fête foraine annuelle qui dure environ un mois entre la fin octobre et la fin novembre. Elle se déroule sur les quais bas rive gauche et s’étale du pont Mathilde au pont Guillaume-le-Conquérant. C’est la première fête foraine de province par sa taille et la deuxième, derrière la foire du Trône, au niveau national. C’est aussi la plus ancienne de France, elle est en effet vieille de plus de 500 ans.

La foire Saint-Romain avant d'être déplacée sur les quais occupait les boulevards depuis la place Saint-Hilaire jusqu'à la place Beauvoisine et le Boulingrin. Le Boulingrin était à cette époque occupé par un cirque de style circulaire où se produisaient des artistes de variété, des combats de boxe et de catch et, bien sûr, là aussi se produisait le cirque qui animait chaque année la grande foire Saint-Romain.

Article détaillé : Foire Saint-Romain.

Sur l'île Lacroix se tenait la foire exposition avant que ne soit créé le parc de expositions près de la forêt du Rouvray. L'actuel parc des Expositions occupe le site du terrain d'aviation et de la zone de parachutisme. La commune de Boos a reçu l'aérodrome mais l'activité de parachutisme a dû se répartir sur Dieppe et Le Havre.

Depuis 1989, Rouen organise un rassemblement mondial réunissant les plus grands voiliers, vieux gréements et autres navires de guerre (voir plus haut, le port). La dernière manifestation de ce rassemblement, appelé l'Armada 2008, a eu lieu du 5 au 14 juillet 2008.

Vie militaire

Unités ayant tenu garnison à Rouen :

Jumelages

Transports

Transports en commun

Article détaillé : TCAR.

Le réseau de transports en commun est hiérarchisé et constitué d’une part d’un réseau armature ayant les mêmes caractéristiques d’exploitation que le tramway ou TEOR, et conçu en correspondance avec ces lignes avec création de centres d’échanges, et d’autre part d’un réseau urbain et d’un réseau suburbain complémentaires.

La TCAR exploite le réseau Métrobus. Ce réseau comprend :

  • 25 lignes de bus régulières, (hors lignes TEOR), 18 lignes de taxis collectifs et 25 lignes scolaires accessibles aux non-scolaires.

Il y a un parking-relais gratuit pour les utilisateurs des transports en commun rouennais au niveau du 1er échangeur de l’A150 au Mont-Riboudet, se trouvant au pied du pont Gustave-Flaubert.

Transports urbains

Transports routiers

  • Rocade Sud III (N338 (voie rapide entre l’A13 et le pont Gustave-Flaubert))
  • Rocade Sud (ouverte le 3 juillet 2008 (voie rapide entre la Sud III et la RD 18E))
  • Pont Gustave-Flaubert (liaison entre l’A150 et la Sud III))
  • L’A150 (autoroute reliant Barentin au pont Gustave-Flaubert)
  • La N28 (rocade Est reliant l’A28 vers Abbeville au boulevard de l’Europe via le pont Mathilde et le tunnel de la Grand-Mare)
  • Rocade Nord (reliant la N28 au nord du tunnel de la Grand-Mare au carrefour de la Demi-Lune à Maromme (projet de passage * * souterrain au niveau du carrefour de la Demi-Lune qui reliera la rocade à l’A150))
  • Rocade Ouest (entre l’autoroute de Dieppe et l’A28 vers Tours (en projet)
  • Projet de contournement Est (entre la rocade Sud et l’A28 au nord avec une liaison à l’A154 (Louviers-Évreux))

Réseaux cyclables

Rouen a longtemps été en retard dans la circulation et la conception de réseaux cyclables, cependant la mairie semble vouloir améliorer les services de circulation cyclable depuis quelques années, notamment avec la nouvelle piste cyclable sur le pont Boieldieu qui permet de traverser la Seine sans être mêlé au reste du trafic urbain et les diverses nouvelles pistes cyclables en ville.

Article détaillé : Cy'clic.

Le Cy'clic est un système de vélopartage ouvert de 5h à 1h. Il a été installé en décembre 2007 par la mairie en partenariat avec JCDecaux et facilite les déplacements en centre-ville. La mairie met en libre-service 175 vélos répartis dans les 14 stations dispersées en ville, majoritairement implantées sur la rive droite (9 bornes sur la rive droite, 5 rive gauche), à terme ce seront 250 vélos dans 20 stations qui seront disponibles.

Transports autoroutiers

Transports ferroviaires

Rouen possède une gare principale multimodale, la gare de Rouen Rive-Droite d’une fréquentation de 5,2 millions de voyageurs annuels. Elle possédait avant la Seconde Guerre mondiale trois autres gares, les gares d’Orléans, du Nord-Martainville et Saint-Sever.

Cette dernière devrait être reconstruite d'ici 2010 pour l'accueil des transports TGV afin de désengorger la gare de Rouen Rive-Droite.

Transports fluviaux

Le port de plaisance ouvert depuis le 15 juillet 2008 devrait compter, d'ici 2010, 150 anneaux sur des pontons totalement équipés.

Transports aériens

Article détaillé : Aéroport Rouen Vallée de Seine.

Rouen est desservie par l’aéroport Rouen Vallée de Seine avec près de 50 000 passagers annuels.

Galerie

Voir aussi

Bibliographie

Fichier:NPeriauxHistoireRouen.jpg
Histoire de la ville de Rouen de Nicétas Périaux
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Façade de la cathédrale
Fichier:Aitre.jpg
Aître Saint-Maclou
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Abbatiale de Saint-Ouen
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Le Gros Horloge (avant les travaux de restauration)
  • Pierre Albertini, Destin rouennais, Imprimerie Corlet, Rouen, 2007 (ISBN 978-2-9530794-0-1)
  • Michel de Boüard, Histoire de la Normandie, Privat, Toulouse, 2001 (ISBN 2-7089-1707-2)
  • François Bouju, Rouen : poèmes, BDS, Rouen, 1974
  • Martine Callias Bey, Philippe Cheron, Thierry Leroy, Christophe Jollmann, Rouen : Abattiale Saint-Ouen : les verrières, Connaissance du Patrimoine de Haute-Normandie, Rouen, 1993
  • Frédéric Carbonel, « L'asile pour aliénés de Rouen: un laboratoire de statistiques morales de la Restauration à 1848 », dans Histoire & mesure, vol. XX, no 1-2, 2005 [texte intégral] 
  • Jean-Pierre Chaline, Pierre Bérenger, Rouen : intelligence d’une ville, Ouest-France, Rennes, 2003 (ISBN 9782737334306)
  • Véronique Chaussé, Rouen : église Sainte-Jeanne d’Arc : les verrières, Connaissance du patrimoine de Haute-Normandie, Rouen, 1994 (ISBN 2910316033)
  • Pierre Chirol, Germaine Petit, Rouen : aquarelles de Germaine Petit, B. Arthaud, Grenoble, 1931
  • Pierre Dardel, Commerce, industrie et navigation à Rouen et au Havre au XVIIIe siècle, Rouen, 1966
  • Lucie Delarue-Mardrus, Rouen, H. Defontaine, Rouen, 1935
  • Philippe Delerm, Rouen, Presses universitaires de France, Paris, 1987
  • Robert Doré, Rouen, Paris, [S.l.], 1932
  • Georges Dubosc, Rouen : ville-musée, Syndicat d’Initiative, Rouen, 1920
  • Léon Duranville, Rouen ville forte, supplément à l’Essai sur l’histoire de la Côte Sainte-Catherine et des fortifications de la ville de Rouen, A. Le Brument, Rouen, 1867
  • Camille Enlart, Rouen, Paris, H. Laurens, 1904
  • Honoré Jean Pierre Fisquet, Métropole de Rouen ; Rouen, Repos, Paris, 1866
  • Alain Gasperini, Rouen, 1940-1944 : la guerre, l’occupation, la libération, Mémorial de Caen, Caen ; Ville de Rouen, Rouen, 1994 (ISBN 9782737315244)
  • Alain Gasperini, Rouen, Paris, Alpina, 1964
  • François-Jean Gay, Cécile-Anne Sibout, Loïc Vadelorge et Jean-Pierre Chaline, Rouen 1900-2000 : un siècle de vie, Éditions des Falaises, Fécamp, 2002 (ISBN 9782848110035)
  • Michel Giard, Rouen, A. Sutton, Joué-lès-Tours, 1996 (ISBN 9782842530297)
  • Gérard Granier, L’agglomération rouennaise, dossier documentaire, SIVOM de Rouen, Rouen, 1992
  • Guillaume Guéroult, Henry Barbet (1789-1875), maire de Rouen, éd. Christian, 2006 (ISBN 2864961482)
  • Jean Valery Helot, Rouen, Hachette, Paris, 1949
  • Robert Hénard, Rouen, Nilsson, Paris, 1925
  • Paul Bénigne Joanne, Rouen, Hachette & Cie, Paris, 1895
  • Laurent Adolphe Joanne, Rouen, Hachette, Paris, 1887
  • Daniel Lacotte et Patrick Béghin, Rouen, Schirmeck, Jean-Pierre Gyss, 1983
  • François Lemoine et Jacques Tanguy, Rouen aux 100 clochers, Rouen, 2004 (ISBN 2-906258-84-9)
  • Marie-Clotilde Lequoy et Bénédicte Guillot, Rouen, Académie des inscriptions et belles-lettres, Paris, 2005 (ISBN 9782877540896)
  • Michel Lerond, Rouen, C. Bonneton, Paris, 1990 (ISBN 2862530010)
  • Octave Leroy, Rouen : au fil des siècles, au long des rues, Fernandez, Sotteville-lès-Rouen, 1982
  • Yves Lescroart, Rouen : la cathédrale Notre-Dame, éditions du patrimoine, Paris, 2000 (ISBN 9782858221523)
  • François Lespinasse, Rouen : paradis des peintres, Leprettre, [S.l.], 2003 (ISBN 9782906130043)
  • Isabelle Letteron, Denis Couchaux et Christophe Kollmann, Rouen, L’Hôtel de Bourgtheroulde et sa galerie, Connaissance du Patrimoine de Haute-Normandie, Rouen, 1992
  • Jacques René Levainville, Rouen : étude d’une agglomération urbaine, Armand Colin, Paris, 1913
  • Théodore Licquet et Édouard Frère, Rouen : son histoire, ses monuments et ses environs : guide nécessaire aux voyageurs pour bien connaître cette capitale de la Normandie et les localités voisines les plus intéressantes, A. Lebrument, Rouen, 1861
  • Théodore Licquet, Rouen ; précis de son histoire, son commerce, son industrie, ses manufactures, ses monumens. Guide nécessaire... suivi de notices sur Dieppe, Bolbec [etc.]., Édouard Frère, Rouen, 1827
  • Gilbert-Jean Malgras et Daniel Frasnay, Faïences de Rouen, C.P.I.P., Paris, 1985
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Liens internes

Notes, sources et références

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