Rezé est une commune française, située dans le département de la Loire-Atlantique et la région Pays-de-la-Loire.
C'est une commune de Bretagne, située dans le Pays nantais (pays historique). Elle a probablement donné son nom au Pays de Retz.
Elle est nommée Ratiatum au Moyen Âge, Rezay à l’âge classique, Rezae en gallo (langue romane de Haute-Bretagne) et Reudied en breton.
Géographie
- Situation
Rezé est situé sur la rive sud de la Loire, entre les vallées de la Sèvre Nantaise et de l'Ilette à l'est et celle de la Jaguère à l'ouest, immédiatement au sud-ouest de Nantes. Le centre-ville de Rezé se trouve à 3 km de celui de Nantes.
Les communes limitrophes sont Nantes, Vertou, Les Sorinières, Pont-Saint-Martin et Bouguenais.
Selon le classement établi par l’INSEE, Rezé est une commune urbaine, une des 19 communes de banlieue de l’unité urbaine de Nantes ; elle fait donc partie de l’aire urbaine de Nantes et de l’espace urbain de Nantes-Saint-Nazaire (cf. Communes de Loire-Atlantique).
Histoire
La ville est créée à l'époque romaine, la cité de Rezé étant connue sous les noms de Portus Ratiatus (port de Rezé) ou Ratiatum Pictonum Portus (port picton de Rezé). Peuplé par les Ambilâtres, peuple gaulois armoricain, Rezé était un port important sur la rive sud de la Loire et un lieu de rencontres et de commerce entre les diverses tribus celtes de la région (Vénètes, Namnètes, Ambilatres, Andécaves et Pictons).
Le pays des Ambilâtres, disputé entre Pictons, Namnètes et Vénètes fut rattaché par les romains au moment de la conquête des Gaules en remerciement de l'aide apportée par les Pictons dans le combat mené contre les Vénètes, peuple le plus puissant de l'Ouest de la Gaule. Cette cité portuaire est par la suite indiquée par Ptolémée, et par Strabon comme située à l'extrémité du territoire des Pictons, elle deviendra possession de l'Aquitaine et du Poitou lors de l'effondrement de l'Empire.
Au VIesiècle, Adelfius, successeur d'Hilaire, « évêque de l’Église des Pictons » réside dans la basilique des Champs Saint-Martin de Rezé. Le bourg de Rezé, Raciate Vicus, devient le refuge, sous protection franque, de l’évêque des Pictons quand Poitiers est soumise aux Wisigoths qui ont adopté l’hérésie arienne.
Au IXesiècle, face aux razzias Vikings, le Bas-Poitou s'organise en fief militaire sous le nom de comté d'Herbauges afin de protéger la côte poitevine (Bouin vient d'être détruite par les Normands). Rezé devient la capitale du comté d'Herbauges.
Vers le milieu du IXe, après plusieurs victoires des troupes bretonnes, commandées par Nominoé, sur les Francs et les Normands, une partie de la population franque du Pays de Retz, les Paydrets, est rattachée à la Bretagne puis au Comté de Nantes, nouvelle capitale du royaume breton.
En 851, le traité d'Angers entre Charles le Chauve et Nominoé officialise définitivement l'intégration de Rezé et des terres du Sud-Loire au royaume de Bretagne. Le destin de Rezé et sa région devient donc intimement lié à celui de Nantes à partir du IX ème siècle : appartenance de la Ville à l'Evêché de Nantes, au Pays de Retz (seigneurie crée par les Ducs de Bretagne au Sud-Ouest de la Loire), et du Royaume puis du Duché, puis de la Province de Bretagne.
En 1790, Rezé et l'ensemble du Pays de Retz sont intégrés au département de la Loire-Inférieure devenu plus tard Loire-Atlantique.
Symboles
Blasonnement
| Fichier:Blason ville fr Rezé (Loire-Atlantique).svg
| Rezé
- Description : D'azur à la nef d'or équipée du même, habillée d'hermine, voguant sur des ondes de sinople, au chef losangé de gueules et d'argent, chaque losange d'argent chargé de quatre burelles d'azur.
- Le chef losangé de gueules et d'argent, chaque losange d'argent chargé de quatre burelles d'azur évoque les armoiries des sires de Rezay, vicomtes de Rezé (sceau de 1260).<ref>Écus du Pays de Nantes</ref> La nef d'or rappelle le passé maritime de la ville. L’hermine symbolise l'appartenance de la ville à la Bretagne.
- Blason conçu par M. Raffin en 1969 (délibération municipale en 1970)<ref>Écus du Pays de Nantes</ref>.
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Devise
La devise de Rezé : Ratiatum. Respecte ton passé, assure ton avenir.<ref>Écus du Pays de Nantes</ref>
Administration
Source : Yann Vince, Rezé, histoire municipale, éditions Hérault, 1997.
Depuis les élections municipales de mars 1977, le conseil municipal a toujours été pourvu dès le premier tour de scrutin.
Logotype
La ville s'était dotée d'un nouveau logotype s'inspirant largement de la "Main ouverte", sculpture de Le Corbusier, mais la fondation défendant l'héritage de l'architecte ayant fait savoir qu'elle ne souhaitait pas voir cette œuvre intégrée dans l'identité visuelle de la ville, la mairie fut contrainte de modifier le logo<ref>http://www.ouest-france.fr/2002/01/19/pays-de-loire/- La-ville-de-Rezé-a-été-...-16026788.html</ref>. L'actuel logo présente donc une vision plus élancée de la main, qui peut également représenter un bateau, présent sur le blason de la ville, ou un oiseau. La vague bleue symbolise la Loire tandis que le fond orange évoque les toits en tuiles, élément distinctif de la ville, par rapport à Nantes notamment.
Démographie
Évolution démographique
| 1801 | 1866 | 1921 | 1936 | 1954 | 1962 | 1968 | 1975 | 1982 | 1990 | 1999 | 2006 |
| 3519 | 7423 | 10368 | 13499 | 19000 | 28276 | 33509 | 35730 | 33562 | 33262 | 35478 | 37333 |
(population sans doubles comptes à partir de 1962)
Source : http://www.insee.fr/fr/ffc/docs_ffc/psdc.htm et http://www.culture.cg44.fr/Archives/fonds/presentationfonds.html
Lieux et monuments
Châteaux et manoirs
- Le château de la Balinière est une folie du XVIIIe siècle qui possède un jardin à la française. Elle fut achetée par la Ville de Rezé en 1987 pour y abriter un centre musical.
- Le château de la Classerie, construit au XVIIIe siècle, incendié pendant la Révolution puis rénové, présente un corps de logis et une chapelle.
- Le manoir de Praud fut construit en 1845 et habité par le conseiller général et maire de Rezé Philémon Chenantais. Le parc conserve des restes d'un château plus ancien.
- Le manoir de la Brosse date du XVIIe siècle.
- Rezé compte également plusieurs maisons anciennes, par exemple la maison de la Bauche-Thiraud, construite du XVIe siècle au XVIIe siècle, la maison de Vigneron du XVIIe siècle, ou encore la maison du Genêtais, du XVIIIe siècle.
Architecture religieuse
- L'église saint Paul fut construite en 1842 à la place d'un édifice remontant probablement au XIIIe siècle.
- L'église saint Pierre remplace depuis 1867 un sanctuaire du XVe siècle. (1867), œuvre de l'architecte Chenantais. Cette église remplace un ancien sanctuaire du XVe siècle ;
- L'église Notre-Dame du Rosaire fut construite en 1960 par Jean Rouquet, disciple du Corbusier.
- Le site Saint-Lupien présente un prieuré du XVe siècle construit sur un sanctuaire mérovingien, lui-même à l'emplacement de constructions gallo-romaines.
- La chapelle de la Chaussée fut construite en 1699 par des moines de Saint-Clément.
Architecture contemporaine
- la Cité Radieuse, l'une des constructions de Le Corbusier, fut rebaptisée Maison Radieuse à la demande des habitants.
- L'hôtel de ville fut réalisé par Alessandro Anselmi en 1989, ce bâtiment se définit par son vide central et son mur-rideau qui permettent la mise en scène de la Maison Radieuse.
- L'espace Diderot est une ancienne église construite par Jacques Chénieux en 1964 et qui fut transformée en un espace culturel par Massimiliano Fuksas en 1991.
- Les Cap horniers est une résidence HLM qui comporte 40 logements et qui porte son nom en hommage aux grands capitaines au long cours qui habitaient le quartier. Elle a été conçue en 1986 par l’auteur de la bibliothèque François-Mitterrand, Dominique Perrault.
Autres
Rezé conserve quelques menhirs et plusieurs moulins à vent.
L'ancien village de pêcheurs Trentemoult a gardé tout son charme et a été le cadre de tournage en 1991 de La Reine blanche, film de Jean-Loup Hubert et en 2004 de La Demoiselle d'honneur, de Claude Chabrol.
Transports publics
Rezé est desservie par plusieurs lignes de bus du réseau de transport en commun de l'agglomération nantaise géré par la Semitan ainsi que par deux des trois lignes du tramway nantais. Ainsi, la station Gare de Pont-Rousseau, terminus sud de la ligne 2, se trouve sur le territoire de la commune, de même que six stations de la ligne 3 : Pont-Rousseau - Martyrs ; 8 Mai ; Balinière, Château de Rezé - Place François Mitterrand ; Espace Diderot et Trocardière.
Personnalités liées à la commune
- Julien Poydras de Lalande, né en 1746 à Rezé, mort en 1824 à Pointe-Coupée (Louisiane), il émigre en Louisiane française en 1760. Négociant et banquier en Louisiane, premier président élu du Sénat de Louisiane en 1812<ref>Didier Le Fur, « Revue 303 - Arts, Recherche et Créations "Au pays de l'autre" » (n° 79), pp. 224-227, 4e trimestre 2003, p. Julien Poydras de Lalande</ref>.
- Jean-Baptiste Daviais, résistant et militant associatif
- Gilles Retière, maire de Rezé et vice-président de Nantes Métropole, chargé du suivi du Plan local de l'habitat et de la révision des 24 Plans locaux d'urbanisme des communes de l'agglomération.
- Benjamin Péret, poète surréaliste et engagé né à Rezé.
- Jacques Floch, député socialiste, spécialisé dans les problèmes liés aux prisons et aux personnes incarcérées
- Jean Groix, militant autonomiste (Union démocratique bretonne) mis en cause à tort dans un crime pour lequel Michel Fourniret et son épouse ont été condamnés.
- Benoît Macquet, ancien député de Loire-Atlantique
- Dominique Raimbourg, fils de Bourvil, actuel député socialiste de la quatrième circonscription de Loire-Atlantique.
Panorama
International
La ville de Rezé est jumelée avec :
Partenariats de coopération Nord-Sud :
Actions de solidarité :
Communes limitrophes
Voir aussi
Liens internes
Liens externes
Sources
<references/>
br:Reudied
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