Orléans est une commune française, située dans le département Loiret et la région Centre. Ses habitants sont appelés les "Orléanais".
La ville fait partie d'un groupe de communes appelé Agglomération Orléans Val de Loire, dite AgglO. L'agglomération représente 22 communes pour un total de 275 000 habitants.
Géographie
Généralités
Orléans est située dans le coude septentrional de la Loire, qui la traverse d'est en ouest.
Orléans appartient au secteur de vallée de la Loire situé entre Sully-sur-Loire et Chalonnes-sur-Loire, qui a été classé en 2000 par l’UNESCO Patrimoine mondial de l’humanité.
Capitale de l'Orléanais, à 133 kilomètres au sud-sud-ouest de Paris (A10), elle est en bordure nord de la Sologne dont le quartier de la Source fait partie, et en bordure sud de la Beauce et de la forêt d'Orléans.
Cinq ponts permettent le franchissement du fleuve : le Pont de l'Europe, le pont du Maréchal Joffre (appelé aussi pont Neuf), le Pont George V (appelé aussi pont Royal), servant de passage au tramway, le Pont René Thinat et le pont de Vierzon (ferroviaire).
Au nord de la Loire (rive droite), se trouve une petite butte (cote 102 au pont Georges-V, cote 110 à la place du Martroi) qui monte légèrement jusqu'à la cote 125 à la Croix Fleury, à la limite de Fleury-les-Aubrais.
Inversement, le sud (rive gauche) présente une légère dépression autour de 95 m d'altitude (à Saint-Marceau) entre la Loire et le Loiret. Ce secteur est classé en zone inondable.
À la fin des années 1960 a été créé le quartier Orléans-la-Source, à une dizaine de kilomètres au sud de la ville originelle, et séparée de cette dernière par le Val d'Orléans et la rivière du Loiret qui prend sa source dans le Parc floral de La Source. L'altitude de ce quartier varie de 100 à 110 m environ.
Accès et Transports
Un carrefour autoroutier
Orléans est un carrefour autoroutier : l'A10 (reliant Paris à Bordeaux) passe à proximité, et l'A71 y débute, allant vers la Méditerranée, via Clermont-Ferrand où elle devient A75. Par ailleurs, l'A19, en cours de réalisation, permettra de relier, sur 100 km environ, l’autoroute A10 (Paris-Orléans) au niveau d’Artenay au nord d’Orléans, à l’autoroute A6 (Paris-Auxerre-Beaune-Lyon).
Transports
La gare SNCF d'Orléans est, avec la gare des Aubrais, l'une des deux principales gares ferroviaires de l'agglomération. Anciennement située place Albert 1er, elle a été reculée de quelques mètres pour céder la place à un centre commercial. Elle dispose de 7 voies à quai en impasse (terminus) et est fréquentée par environ 2 600 000 voyageurs par an.
La gare routière d'Orléans est située à proximité du centre commercial Place d'Arc et de la gare SNCF d'Orléans. Elle est utilisée pour les services de transport par autocar.
Les transports urbains de l'agglomération orléanaise sont assurés par la société d'exploitation des transports de l'agglomération orléanaise (sous le nom commercial de SEMTAO).
Orléans est équipé depuis le 20 novembre 2000 (date d'inauguration) d'une première ligne de tramway (d'axe nord-sud : Ligne A du tramway d'Orléans). Le projet d'une deuxième ligne est-ouest (ligne B) a été validé. Celle-ci devrait être réalisée dans l'intervalle 2007-2010.
Un service de location de vélos par bornes est progressivement mis en place depuis juin 2007 sous le nom commercial de Vélo'+. L'agglomération comptait 33 stations Vélo'+ début 2009. Orléans a ainsi été la troisième ville française à proposer ce type de service (après (Lyon et Rennes).
Quelques chiffres clefs : 22 communes desservies, 30 lignes de bus, dont 3 navettes et 8 lignes de service à la demande, 1 ligne tramway (une deuxième en construction), 201 bus, 22 rames de tramway
23,4 millions de voyageurs.
Projet de TGV
Une ligne TGV est à l'étude entre Paris-Orléans-Bourges-Clermont-Ferrand-Lyon.
Quelques distances kilométriques
Distances en kilomètres.
|
| Paris
| Tours
| Blois
| Nantes
| Bourges
| Chartres
| Lyon
| Lille
| Strasbourg
| Bordeaux
| Nice
| Toulouse
|
| Distance
| 125
| 116
| 56
| 300
| 123
| 73,5
| 450
| 349
| 610
| 461
| 914
| 555
|
Communes limitrophes
Les quartiers
- Bourgogne - République, au centre ville ;
- Carmes - Bannier, à l'ouest du centre ville, le plus petit ;
- Saint-Marc - Faubourg Bourgogne et Argonne Sud, à l'est du centre ville ;
- La Barrière Saint-Marc - La Fontaine, au nord-est, le moins peuplé (recensement 1999) ;
- Argonne - Nécotin - Belneuf, au nord-est ;
- Gare - Pasteur - Saint-Vincent, au nord ;
- Acacias - Blossières - Murlins, au nord ;
- Châteaudun - faubourg Bannier, au nord-ouest ;
- Madeleine, à l'ouest ;
- Saint-Marceau, au sud de la Loire ;
- La Source, plus au sud, au début de la sologne, le plus peuplé et le plus vaste. Il s'agit d'un quartier où sont reunis l'université, des grandes entreprises, le CNRS et un peuplement cosmopolite.
Accès par la sortie n°2 de L'A71 (Orléans la source; Olivet)
Les codes postaux de la ville d'Orléans sont 45000 pour le nord de la ville et 45100 pour le sud. Le nord et le sud sont séparés par la Loire.
La Loire et la navigation
Au niveau de la ville, la Loire est séparée longitudinalement en Grande Loire au nord, autrefois navigable, et en Petite Loire au sud par une digue submersible, appelée le dhuis. Cette digue est intégrée dans un ensemble plus vaste d'aménagements permettant la navigation de la marine de Loire.
Autrefois important axe de navigation et de transport de marchandises, la Loire n’est aujourd’hui plus navigable pour les plus gros bateaux que dans son estuaire, jusqu’à Nantes environ.
Les bateaux étaient traditionnellement à fond plat, avec un grand mât (pour prendre le vent au-dessus des berges) escamotable (pour passer sous les ponts) : gabarre, futreau.... Ces derniers, à des fins touristiques, sont toujours visibles près du pont Royal.
Le débit irrégulier du fleuve limitait fortement la circulation, en particulier la remontée de celui-ci, qui pouvait être cependant aidée par le halage des navires.
Un bateau à roues du type « Inexplosible » commandé par la mairie, est installé à quai au mois d'août 2007. Situé face à la place de la Loire, il accueillait un bar qui a fait faillite en mars 2009.
Tous les deux ans, le Festival de Loire rappelle le rôle joué par le fleuve dans l'histoire de la Ville.
S'y abouche, rive nord du fleuve, près du centre ville, le canal d'Orléans, qui rejoint Montargis mais qui n'est plus en activité dans sa totalité. Son trajet orléanais est parallèle au fleuve, séparé de ce dernier par un muret, lieu de promenade. Son dernier bief avait été transformé en piscine extérieure dans les années 1960, puis comblé. Il a été rouvert en 2007 pour les fêtes de Loire, dans le but de le faire revivre en y installant un port de plaisance.
Orléans port de Loire 1.jpg
Promenade au bord de la Loire
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Orléans l'Inexplosible n°22.jpg
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Histoire
Généralités
Cenabum fut une place forte gauloise, l'une des villes principales de la tribu des Carnutes dont l'assemblée annuelle des druides est restée célèbre. La métropole des Carnutes était alors Chartres. Port de commerce majeur pour la corporation des nautes de la Loire, elle fut le lieu d'un célébre massacre des marchands internationaux par un parti autochtone. Cet évènement donna un prétexte à César, alors en campagne pour la conquête de la Gaule. Elle fut conquise et détruite par César en 52 av. J.-C., puis reconstruite à la romaine. La ville connut un tel essor économique, que l’empereur romain Aurélien l'a refondée comme capitale d'une nouvelle cité détachée des Carnutes. Elle fut nommée cité d'Aurélien puis simplement Orléans par simplification et évolution phonétique. Pour une mise au point sur l'étymologie exacte de ce nom, voir aussi Cenabum, Aurelianis, Orléans de Jacques Debal (Coll. Galliae civitates, Lyon, PUL, 1996).
Accompagnés des Vandales, les Alains franchissent la Loire en 408. Un de leurs groupes, dirigé par Goar accepte de se joindre aux forces armées romaines. Aetius l'installe sur la Loire et à Orléans. Mais ces Alains, turbulents, sont très mal perçus par les autochtones. Un jour, estimant ne pas être payés assez vite ou suffisamment, ils n'hésitent pas à tuer des sénateurs d'Orléans.
À Orléans toujours, sous le roi Sangiban, les Alains se joignent aux forces d'Aetius qui s'opposent à Attila qui avait envahi la Gaule en 451 et prennent part à la bataille des Champs Catalauniques. Une centaine de localités de l'Orléanais se souviennent de l'installation de ce peuple : Allaines, Allainville, etc.
À l'époque mérovingienne Orléans fut la capitale du royaume d'Orléans à la suite du partage du royaume de Clovis Ier.
À l'époque capétienne, Orléans fut la capitale d'un comté puis d'un duché tenu en apanage par la maison de Valois-Orléans. La famille de Valois-Orléans accèdera au trône de France par Louis XII puis François Ier.
En 1108, Louis VI Le Gros est sacré dans la cathédrale d’Orléans par l'archevêque de Sens. Il s'agit d'un des rares sacres capétiens n'ayant pas eu lieu à Reims. Il empêche la création d’institutions communales en 1138<ref>André Chédeville, « Le mouvement communal en France aux XIe et XIIe siècles, ses éléments constitutifs et ses relations avec le pouvoir royal » in Robert Favreau, Régis Rech et Yves-Jean Riou (directeurs), Bonnes villes du Poitou et des pays charentais (XIIe-XVIIIe siècles) : Actes du colloque tenu à Saint-Jean-d’Angély les 24-25 septembre 1999, publiés par la Société des antiquaires de l'Ouest in Mémoires de la Société des antiquaires de l'Ouest et des Musées de Poitiers, 5e série, tome VIII (2002), à Poitiers. ISBN 2-9519441-0-1, p 20</ref>.
La ville a toujours été un point de passage stratégique de la Loire car elle se situe sur le point du fleuve le plus au nord, donc au plus près de Paris. Or les ponts étaient rares et la Loire dangereuse. Au Moyen-Âge Orléans est l'une des trois villes les plus riches de France avec Rouen et Paris.
Sur la rive sud un châtelet dit « des Tourelles » protégeait l'accès au pont. C'est là qu'eut lieu la bataille qui permit à Jeanne d'Arc d'entrer dans la ville libérée le 8 mai 1429, aidée des grands généraux du royaume, Dunois et Florent d'Illiers (voir l'article Siège d'Orléans). Les habitants lui vouèrent dès lors une admiration et une fidélité qui durent encore aujourd'hui. Ils la nommèrent « la pucelle d'Orléans » et lui offrirent une maison bourgeoise dans la ville. Ils participèrent également à la rançon pour la délivrer lorsque celle-ci fut faite prisonnière, mais en vain car le Dauphin devenu Roi grâce à elle garda l'argent pour lui et Jeanne ne fut pas libérée.
Une fois la guerre de Cent Ans terminée, la ville recouvrit sa prospérité. Le pont lui rapportait l'argent des taxes ainsi que l'attractivité économique des commerçants de passage.
Le roi Louis XI a largement contribué à sa prospérité. Il dynamisa l'agriculture de l'Orléanais. Les terres exceptionnelles de la Beauce favorisent les cultures. Il relança la culture du safran à Pithiviers. Plus tard à la Renaissance la ville bénéficia des passages des riches châtelains allant dans le val-de-Loire devenu très à la mode, à commencer par le roi lui-même, Chambord, Amboise, Blois, Chenonceau étant des domaines royaux.
L'Université d'Orléans a contribué aussi au prestige de la ville. Spécialisée dans le droit, elle était réputée dans toute l'Europe. Jean Calvin y fut reçu et hébergé. Il y écrivit une partie de ses thèses réformistes. En remerciement de cette protection, le roi d'Angleterre Henry VIII, inspiré des pensées du réformateur pour la religion anglicane, offrit une bourse à l'Université. La ville abrita de nombreux protestants.
Jean-Baptiste Poquelin, plus connu sous le pseudonyme de Molière, vint lui aussi y étudier le droit, mais il participa au carnaval pourtant interdit par les règles non laïques de l'Université et fut pour cela renvoyé de l'établissement.
Du 13 décembre 1560 au 31 janvier 1561, les États généraux y furent réunis. Ce fut à cette époque que mourut le roi François II, le fils ainé de Catherine de Médicis et d'Henri II, le 5 décembre 1560 dans l'Hôtel Groslot, a ses cotes sa femme Marie Stuart.
La cathédrale fut plusieurs fois reconstruite. La dernière version a vu sa première pierre posée par Henri IV, et les travaux s'étalèrent sur un siècle, offrant ainsi un mélange de style fin Renaissance et époque Louis XIV. Elle est l'une des dernières cathédrales construites en France et non des moins spectaculaires.
Lorsque la France colonise l'Amérique, son territoire conquis est immense, tout le fleuve Mississipi, baptisé fleuve Colbert, de l'embouchure jusqu'à sa source aux frontières du Canada. Ce sera la Louisiane. La capitale est nommée la Nouvelle-Orléans en l'honneur du régent de Louis XV, le duc d'Orléans. Elle est peuplée de 8 000 Français et Cajuns chassés du nord-est par les troupes britanniques.
Les ducs d'Orléans ne venaient presque jamais dans leur ville. En tant que frères ou cousins du roi, ils faisaient partie de sa Cour et avaient peu l'occasion la quitter. Officiellement leur château était celui de Blois. Le duché d'Orléans était le plus vaste de tous. Il débutait à Arpajon, continuait à Chartres, Vendôme, Blois, Vierzon, Montargis. Le fils du duc portait le titre de duc de Chartres. Les héritages de grandes familles et les mariages leurs ont permis d'accumuler une richesse colossale. On disait de Philippe Égalité qu'il était l'homme le plus riche du monde. Son fils Louis-Philippe Ier reçut en héritage les fortunes des Penthièvres et des Condés.
En 1852 est créée la Compagnie ferroviaire Paris-Orléans, qui édifie la célèbre gare d'Orsay.
Lors de la guerre contre les Prussiens en 1870, la ville se présente encore comme enjeu stratégique géographiquement. Le 13 octobre 1870, la ville est occupée par les Prussiens. L'armée de la Loire est constituée sous les ordres du général d'Aurelle de Paladines et se base en Beauce à proximité de la ville (voir l'article Bataille d'Orléans).
Pendant la Seconde Guerre mondiale, les nazis font de la gare d'Orléans Fleury-les-Aubrais une gare centrale pour leur logistique ferroviaire. Le pont Georges V est rebaptisé « pont des Tourelles »<ref>Actualités mondiales du 16 mai 1941, disponible sur le site de l'INA (lien direct).</ref>. Un camp de transit sur le chemin de la déportation est bâti à Beaune-la-Rolande. À la Libération, l'aviation américaine bombarde intensément la ville et la gare. Les dégâts sont très importants. La ville est l'une des premières reconstruites après la guerre : le plan de reconstruction et d'aménagement de Jean Kérisel et Jean Royer est adopté dès 1943 et les travaux commencent dès le début de l'année 1945. Cette reconstruction se fait pour une part à l'identique comme la rue Royale et ses arcades mais aussi ailleurs par la mise en œuvre de procédés de préfabrication innovants, comme l'îlot 4 sous la direction de l'architecte Pol Abraham<ref>Joseph Abram, L'architecture moderne en France, du chaos à la croissance, tome 2, éd. Picard, 1999, pp. 28 et 37-38</ref>.
En 1969, la rumeur d'Orléans concerne la disparition supposée de jeunes femmes dans certaines boutiques de vêtements tenues par des Juifs. Edgar Morin en a fait une étude détaillée dans un essai éponyme, décrivant la naissance, la diffusion et l'extinction d'une rumeur publique dans des villes de moyenne importance.
La grande ville d'autrefois est aujourd'hui une ville moyenne de 275 000 habitants avec son agglomération.
Vie militaire
Unités ayant tenu garnison à Orléans
- État-Major de la 5e Région Militaire, 1873 - août 1939 (jusqu'à ?)
- État-Major du 5e Corps d'Armée, 1873 - 1913 (jusqu'à ?)
- État-Major de la 9e Division d'Infanterie, (depuis ?) 1913 - 1928
- État-Major de la 9e Division d'Infanterie Motorisée, à partir de 1928
- État-Major de la 1re Division de Cavalerie, août 1939
- État-Major de la 7e Division de Cavalerie, (depuis ?) 1913 (jusqu'à ?)
- État-Major de la 2e Division Blindée
- 131e Régiment d'Infanterie, 1906
- 30e Régiment d'Artillerie, 1906
- 32e Régiment d'Artillerie, 1906
- 30e Régiment d'Artillerie Divisionnaire, août 1939
- 1er Régiment de Hussards, août 1939
- 8e Régiment de Chasseurs, août 1939
- 1er Groupe d'Automitrailleuses, août 1939
- 4e Légion de Gendarmerie, 1906
- 28e Régiment de Transmissions, 1er Juillet 1979 - septembre 1998
- Centre National de Soutien Spécialisé des Transmissions
- Unités actuellement stationnées à Orléans:
Héraldique
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Les armes d'Orléans se blasonnent ainsi :
De gueules, à trois cailloux en cœur de lys d'argent, deux et un, au chef d'azur, chargé de trois fleur de lys d'or<ref>Victor Adolphe Malte-Brun, dans La France Illustrée, 1882.</ref>.
On peut aussi trouver :
D'or à trois coeurs de gueules. L'augmentation de chef de France n'est pas donnée<ref>Selon Charle Grandmaison, dans Dictionnaire Héraldique', 1861.</ref>.
On trouve parfois, de manière fautive, le blasonnement suivant :
De gueules à trois fleurs de lys d'argent, au chef d'azur chargé de trois fleurs de lys d'or<ref>Grand Larousse encyclopédique en 10 volumes, 163.</ref>.
- À noter que la gravure qui accompagne ce blason montre quant à elle trois cœurs de lys - vus du dessus. Ce cœur de lys serait, alors, non pas celui d'un lys véritable, le lys ayant 6 tépales, mais une hypothétique vue de dessus du meuble fleur de lys. Probable est aussi la déformation progressive du coeur héraldique, similaire à celui du jeu de cartes.
Certains auteurs règlent le problème en parlant de tiercefeuille, laquelle est définie comme un trèfle sans tige (une feuille en haut deux en bas). Le blason deviendrait alors : de gueules, à trois tiercefeuilles renversées d'argent, etc.
|
Devise
Hoc vernant lilia corde (donnée par Louis XII, alors duc d'Orléans) :
« C’est par ce cœur que les lis fleurissent » ou « Ce cœur fait fleurir les lys ».
Démographie
- Population intramuros : 113 126 habitants en 1999, 113 130 en 2006
- Population dans l'Agglomération : 275 000 habitants
- Population dans l'Aire urbaine 1999 : 355 811 habitants
C'est la 31e ville de France par sa population.
Evolution démographique
| Évolution de la population
| Orléans
| Rang National
|
| Population (1999)
| 113 126 hab.
| 31e
|
| Population (1990)
| 105 111 hab.
| 33e
|
| Variation de population 1990 - 1999
| + 7 978 hab.
| 10e
|
| Solde naturel 1990 - 1999
| + 8 779 hab.
| 19e
|
| Solde migratoire 1990 - 1999
| - 764 hab.
| 8 101e
|
| Taux annuel moyen de variation de la population 1990 - 1999
| + 0,8%
| 2 797e
|
| Superficie
| 27,48 km²
|
|
| Densité
| 4 115 hab. / km²
|
|
| Population en ZUS
| 15 217 hab.
| 84e
|
Évolution démographique (Source : avant 1968 et 2006<ref>Casini</ref> ; depuis 1968Recensements INSEE)
Nombre retenu à partir de 1968 : population sans doubles comptes </div>
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Pyramide des âges
Pyramide des âges du Loiret en 1990<ref>Pyramide des âges, Recensement 1990 sur le site de l'INSEE </ref> en pourcentage.| Hommes | Classe d'âge | Femmes |
|---|
| 0 | Av. 1895 | 0,1 |
|---|
| 4,4 | 1896-1915 | 7,8 |
|---|
| 9,1 | 1916–1930 | 11,8 |
|---|
| 13,5 | 1931-1945 | 13,1 |
|---|
| 23,2 | 1946-1960 | 21,7 |
|---|
| 29,6 | 1961-1975 | 27,6 |
|---|
| 20,2 | 1976-1990 | 17,8 |
|---|
|
Pyramide des âges du Loiret en 1999<ref>Pyramide des âges, Recensement 1999 sur le site de l'INSEE </ref> en pourcentage.| Hommes | Classe d'âge | Femmes |
|---|
| 0,1 | Av. 1904 | 0,2 |
|---|
| 4,6 | 1905-1924 | 8,5 |
|---|
| 8,9 | 1925–1939 | 10,7 |
|---|
| 16,4 | 1940-1954 | 16,0 |
|---|
| 22,0 | 1955-1969 | 20,4 |
|---|
| 29,4 | 1970-1984 | 28,1 |
|---|
| 18,6 | 1985-1999 | 16,1 |
|---|
|
Économie
Orléans est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie du Loiret. Elle gère l’Arboria, le port d’Orléans et le port de plaisance de Briare ainsi que le CFSA. La ville fait partie de l'Espace Metropolitain Val de Loire-Maine.
Secteurs d'activité
cinq grands secteurs d'activités sont représentés :
- L'informatique, l'électronique et l'instrumentation. L'agglomération s'est spécialisée dans les centres d'appel ou centres de relation clients avec deux grandes entreprises à Orléans : Téléperformance et Expertline.
- La pharmacie : Orléans est incluse dans le 1er pôle pharmaceutique de France avec 70% de la production nationale. Un médicament sur deux est produit en région Centre. Orléans accueille notamment : Technologie Servier ; Famar France ; McNeil (site européen de production forme liquide) ; le centre de biophysique moléculaire ; et l'institut de chimie organique et analytique.
- La cosmétique : la « Cosmetic valley » est un pôle national de compétitivité, qui fait de la région Centre la 2e région pour la cosmétique et les parfums. Orléans la Source accueille les entreprises Facospar, avec 79 employés en 2004, et Orlane, avec 25 employés en 2004<ref>L'industrie de la parfumerie - cosmétique en région Centre, Chambre régionale de Commerce et d'industrie du Centre, avril 2004</ref>.
- Le transport et la logistique : Orléans fait partie de la 3e plate-forme logistique de France, plus gros employeur de la filière, avec 9 000 salariés, 406 entreprises ou établissements spécialisés dans le conditionnement, l'entreposage, le transport. L'entreprise BeBloom.com est la seule de la plate-forme située à Orléans même.
- L'environnement. Orléans regroupe différentes structures publiques liées à l'environnement comme la Direction régional de l'environnement de la région Centre (Diren), l'Agence de l'eau Loire-Bretagne, l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), l'institut national de recherche agronomique (INRA), le Conseil d'Architecture, d'Urbanisme et d'Environnement du Loiret (CAUE) ou le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM). L'institut français de l'environnement (Ifen) était également basé à Orléans jusqu'à sa suppression par un décret du 29 novembre 2008.
Centres commerciaux
La ville possède deux centres commerciaux en centre-ville :
Administration
Le maire d'Orléans est Serge Grouard (deuxième mandat)
Liste des maires
Division cantonale
Orléans est actuellement divisée en 6 cantons depuis le 1er Janvier 1973 :
Auparavant, la commune était divisée entre 5 cantons, supprimés à une date non encore identifiée (années 1970 ?) :
Jumelages et relations internationales
La ville d'Orléans est jumelée avec :
Orléans n'est pas jumelée à La Nouvelle-Orléans. Toutefois, le 2 septembre 2005, la municipalité d’Orléans annonce dans un communiqué qu'elle veut venir en aide à sa « cousine » américaine, ravagée par l’ouragan Katrina. Elle a ainsi effectué des dons en direction des sinistrés de Louisiane.
Urbanisme et règlementations
SCOT
Le SCOT (schéma de cohérence territorial) de l'agglomération orléanaise a été approuvé en décembre 2008. <ref>lien vers le SCOT sur le site de l'AgglO</ref>
PLU
Le Plan d'occupation des sols (POS) approuvé vaut PLU, il est modifié régulièrement<ref>Etat d'avancement des documents d'urbanisme en 2007, DDE du Loiret</ref>.
Règlementations environnementales
La Loire est protégée ou inscrite dans différents classements et règlementations à Orléans :
- Le site fait partie du site du "Val de Loire de Chalonnes à Sully-sur-Loire" (85 394 ha), classé au patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO (Organisation des Nations-Unies pour l'éducation, la science et la culture) en 2000<ref>http://whc.unesco.org/fr/list/933</ref>.
- Le site est doublement classé au niveau européen : il appartient depuis 2002 à la zone spéciale de conservation "vallée de la Loire de Tavers à Belleville-sur-Loire", d'une surface de 7120 hectares, dans la directive Habitat de Natura 2000, pour les espèces et milieux liés à la dynamique du fleuve<ref>fiche de la DIREN (direction régionale de l'environnement) sur la zone spéciale de conservation "vallée de la Loire de Tavers à Belleville-sur-Loire,2007"</ref>. Il est également classé zone de protection spéciale en directive oiseaux de Natura 2000 depuis 2003 au sein d'une zone géographique assez similaire. Cette zone, de 7684 ha, s'intitule "Vallée de la Loire et du Loiret"<ref>fiche de la vallée de la Loire et du Loiret, site du ministère de l'écologie, 2006</ref>.
- Le site est classé au niveau national par un arrêté de 1988 au titre de la loi du 2 mai 1930 au sein du "site de Combleux", d'une superficie de 285 hectares, pour la qualité de ses paysages.<ref>fiche de la DIREN sur le site classé de Combleux, 2000</ref>
Le SAGE (schéma d'aménagement et de gestion des eaux) est en cours d'élaboration.
Projets actuels
- Requalification de l'Argonne
- Deuxième ligne du tramway
Monuments et lieux touristiques
Bien que la ville ait beaucoup souffert des bombardements de la Seconde Guerre mondiale, de nombreux bâtiments et quartiers anciens ont subsisté parmi les constructions plus contemporaines.
Patrimoine civil
- Enceinte gallo-romaine dont des restes sont visibles près du transept nord la cathédrale (IVe siècle), en descendant la rue de la Tour-Neuve, on peut également voir les restes de l'enceinte gallo-romaine qui sert de base à l'ancienne usine de vinaigre, à côté de la salle Eiffel ;
- L’hôtel Groslot, construit entre 1550 et 1555 pour Jacques Groslot, bailli d'Orléans par Jacques Androuet du Cerceau. François II y mourut en 1560. Charles IX, Henri III et Henri IV y séjournèrent. L'hôtel fut restauré en 1850. Le bâtiment, avec une façade décorée d'un appareil de briques, abrite la mairie d'Orléans depuis 1790 (actuelle salle des mariages) ;
- La Maison de Jeanne d'Arc, où elle séjourna du 24 avril au 9 mai 1429 (en fait, une reconstitution, l'originale ayant été détruite durant les bombardements) ;
- La place du Martroi, cœur symbolique de la cité, comporte en son centre une statue équestre monumentale de Jeanne d'Arc (où cette dernière est plus grande que son cheval), sculptée par Denis Foyatier. Cette statue fut brisée pendant la seconde guerre mondiale puis réparée par le sculpteur Paul Belmondo père du célèbre acteur;
- La Porte Bannier, découverte en 1986 et se situant à l'aplomb de la statue de Jeanne d'Arc. Elle date du XVe siècle. On y accède, lors de certaines circonstances, par une trappe située sur la Place du Martroi ;
- La Tour Blanche, seule tour subsistant de l'enceinte gallo-romaine, actuellement service d'archéologie de la ville d'Orléans ;
- La salle de l'Institut, place Sainte Croix, est une petite salle de concert au sein du conservatoire qui peut également se transformer en salle de bal grâce à un plancher modulable ;
- Hôtel Cabu, appelé aussi maison de Diane de Poitiers, construit par Philippe Cabu, avocat en 1547, sur des plans de l'architecte Androuet du Cerceau ;
- Hôtel Hatte, du XVe siècle. Il abrite actuellement le centre Charles-Péguy ;
- Hôtel Toutin, du XVIe siècle ;
- Hôtel Ducerceau
- Hôtel des Créneaux, ancien hôtel de ville. Abrite actuellement une partie du conservatoire d'Orléans ;
- Maison de Jean Dalibert
- La préfecture : ancien monastère bénédictin, construit en 1670 et abritant la préfecture depuis 1800. Il contient un escalier d'honneur en fer forgé monumental, datant de 1680 (inscrit à l'inventaire des monuments historiques en 2005, ne se visite qu'au cours de certaines circonstances) ;
- Le Pont de l'Europe, dessiné par Santiago Calatrava, est un pont en arc bow-string incliné particulièrement original;
- Le Pont royal ou Pont George V, le plus ancien, gardé au sud par deux anciens postes de perception de l'octroi ;
- Le Pont des Tourelles, construit en 1140 et détruit en 1760, fut le premier pont en pierre d'Orléans ;
- Statue la baigneuse par Paul Belmondo, rue Royale, inaugurée le 23 juillet 1955.
- La bibliothèque des sciences du campus d'Orléans la Source (2005), équerre d'argent 2005 (prestigieux prix d'architecture français), dessinée par Florence Lipsky et Pascal Rollet, architectes ;
- Le Palais épiscopal, datant des XVIIe et XVIIIe siècles et ayant hébergé Napoléon et Adolphe Thiers. Il est transformé en bibliothèque municipale en 1912. L'essentiel des fonds ayant été transféré à la médiathèque en 1994, il abrite désormais la bibliothèque de quartier « Bourgogne » mais une partie de l'immeuble est inoccupée ;
- La médiathèque inaugurée en 1996 par François Mitterrand<ref>Site de la Médiathèque d'Orléans</ref>.
Il faut se promener dans les quartiers les plus anciens de la ville (autour de la rue de Bourgogne, descendre vers la Loire) pour admirer certaines façades d'architecture médiévale. D'autre part les façades XIXe siècle de la rue de la République et de la place du Martroi n'ont pas toutes été détruites pendant la guerre, même si on devait les maintenir debout. Elles ont été conservées et rénovées.
Depuis quelques années, toutes les façades de la ville ont été rafraîchies ou sont en train de l'être.
Patrimoine religieux
- L'église Notre-Dame-de-Recouvrance, édifiée entre 1513 et 1529 et rénovée au XVIIe et au XIXe siècle. Elle contient un chœur datant du Second Empire de style Renaissance ;
- La collégiale et crypte Saint-Aignan (Xe et XIe siècle) ;
- L'église Saint-Paterne ;
- La collégiale Saint Avit (XIe et XIIe siècle) dont ne reste que la crypte ;
- La Tour-clocher (1620 à 1627) de l'église Saint-Paul dont le reste de l'édifice a été détruit en 1940 ;
- Les vestiges de l’église Saint-Pierre-Lentin : mur et restes d'un arc triomphal datant du XIe siècle ;
- L'église Saint-Pierre-Le-Puellier, du XIIe siècle mais remaniée ultérieurement. Elle sert de lieu d'exposition ;
- Le Campo Santo est un grand cloître enherbé, entouré de galeries avec arcades du XVe et du XVIe siècle. Il fut, du XIIe siècle à 1786, le grand cimetière d'Orléans, puis une halle aux blés de 1824 à 1884. Il est alors transformé en salle des fêtes jusqu'en 1970, où les bâtiments sont détruits et le cloître rénové pour devenir peu à peu un grand espace de plein air évènementiel<ref>Le Campo Santo sur un site personnel</ref> ;
- L'église Saint-Donatien de style classique : l'église initiale, datant du XIe siècle, aurait abrité les dépouilles de Saint Donatien et de Saint Rogatien. Elle a été détruite lors du siège d'Orléans par les anglais en 1429, puis par les protestants entre 1562 et 1568. Elle a été reconstruite au XVIIe siècle, date de construction du porche classique à colonnes doriques.
Musées
- Musée des beaux-arts d'Orléans : un chef-d'œuvre de Vélasquez au premier étage (Saint Thomas), également au premier des paysages de Boucher ; collection moderne au sous sol avec Jean Hélion, Roger Toulouse ; impressionnante salle comprenant une toile de Hantai (de 17 mètres de long) et un paysage de l'abstraction lyrique de Olivier Debré et un tableau du peintre chinois Zao Wo Ki.
- Hôtel Cabu (musée historique et archéologique de l'orléanais) ;
- Centre Charles-Peguy, compilant des documents sur l'écrivain ;
- Muséum des sciences naturelles.
Espaces verts
- Le Parc Pasteur, de 4,5 hectares au nord du centre ville, est créé en 1927 sur des anciens jardins ouvriers situés sur le terrain d'un cimetière désaffecté. Il comprend un théâtre pour enfants ainsi qu'un petit train à vapeur circulant sur un circuit circulaire, donné par la ville de Wichita en 1952.
- Le Jardin des Plantes de 3,5 hectares est situé au sud de la Loire; il est créé en 1836 à partir d'un jardin botanique de 1640.
- Le Parc floral de La Source, créé en 1963, fait près de 35 hectares. Il est centré sur la source du Loiret (le bouillon), qui est, en fait, une simple résurgence de la Loire.
- Le parc Anjorrant.
- Le parc de la Fontaine de l’Etuvée au nord-est vers Saint-Jean-de-Braye, est un parc semi-naturel.
- Le parc du Moins-Roux au sud en direction d'Olivet.
- Le jardin de l’Evêché derrière la cathédrale.
- Le parc Léon-Chenault derrière l'église Saint-Marceau.
- Le jardin Jacques-Boucher.
Vie locale
Santé
Le Centre hospitalier régional d'Orléans se compose de deux sites principaux :
Enseignement
La ville d'Orléans accueille le rectorat de l'académie d'Orléans-Tours, dont elle est le chef-lieu, ainsi que l'Inspection académique du Loiret.
Université
Écoles supérieures
Publiques
Privées
Lycées
Le nombre d'élèves concerne la rentrée 2005 <ref>Site sur les lycées de la région Centre fait par le conseil régional</ref>
- Lycée Benjamin Franklin, lycée polyvalent, nombre d'élèves : 2144 ;
- Lycée Pothier, lycée d'enseignement général et technologique et classe prépas, nombre d'élèves : 1838 ;
- Lycée Jean Zay, lycée polyvalent, nombre d'élèves : 1524 ;
- Lycée Charles Peguy, lycée d'enseignement général et technologique, nombre d'élèves : 1275 ;
- Lycée Voltaire à Orléans-la-Source, lycée d'enseignement général et technologique, nombre d'élèves : 1773 ;
- Lycée Paul Gauguin à Orléans-la-Source, lycée professionnel, nombre d'élèves : 767 ;
- Lycée Saint Charles, lycée privé d'enseignement général et technologique ;
- Lycée Sainte Croix Saint Euverte, lycée privé polyvalent ;
- Lycée Saint Paul Bourdon Blanc, lycée privé polyvalent;
- Lycée de L'Horticulture et du Paysage, lycée privé agricole.
Cultes
Culte catholique
Orléans est le siège d’un diocèse catholique romain. La ville fait partie du doyenné d’Orléans. Le territoire de la commune occupe tout ou partie de quatre zones pastorales (Orléans centre, Orléans est, Orléans nord et Orléans sud).
Le Centre-ville relève de la zone Orléans centre, qui comprend le groupement paroissial Sainte-Croix / Saint-Paterne, qui inclut la cathédrale, ainsi que les quatre paroisses Saint-Donatien, Sainte-Jeanne-d'Arc, Saint-Laurent et Saint-Vincent<ref>Annuaire 2006 du diocèse d'Orléans, Imprimerie nouvelle, 2005, p. 38-41.</ref>.
La zone d'Orléans est comprend les paroisses de Saint-Marc et de Saint-Jean-Bosco. Une seule paroisse de la zone Orléans nord se troue sur le territoire de la commune : il s'agit de Notre-Dame-de-Consolation, rattachée au groupement paroissial de Fleury-les-Aubrais.
Au sud de la Loire, les deux paroisses sont Saint-Marceau pour le quartier du même nom et Saint-Yves pour la Source<ref>Annuaire 2006..., p. 48-49.</ref>.
Autres cultes
L’Église réformée de France dispose d’un temple en centre-ville.
La chapelle du Campo-Santo est mise à disposition de la paroisse orthodoxe du Christ-Sauveur, qui relève de la Métropole orthodoxe grecque de France et donc de l’Église orthodoxe de Constantinople.
La ville possède également 5 lieux de cultes musulman, mosquées et salles de prière. <ref> L'Annuaire musulman, édition 2008 Orientica </ref>.
Orléans a aussi une synagogue, installée dans une chapelle dépendant autrefois de l'évêché.
Activités sportives
- L'US Orléans tennis compte 3 équipes dans l'élite nationale: Une équipe féminine en Nationale 1B; et une en Nationale 3 et une équipe masculine en Nationale 3.
Fêtes et manifestations
- Les Fêtes johanniques, chaque début mai, restent la manifestation populaire la plus importante d'Orléans.
- La Fête de la Saint-Fiacre, du quartier Saint-Marceau (construit sur des anciens vergers et potagers), se déroule chaque année depuis 1806 (sauf durant les deux guerres mondiales) et honore, sur trois jours, les métiers horticoles. Elle a lieu le week-end le plus proche de la Saint Fiacre, fin août.
- La Fête de la Saint-Aignan, en novembre, dans le quartier du même nom, a été remplacée à partir de 2005 par un festival de musique : le festival DE TRAVERS <ref>Le site du festival DE TRAVERS organisé par l'association ABCD</ref>.
- Le festival de jazz d'Orléans, Orléans'jazz, est une série de manifestations musicales durant le mois de juin depuis 1991.
- Le Concours international de piano du XXe siècle a été créé par Françoise Thinat en 1994 et se déroule tous les deux ans.
- Le Festival de Loire rassemble en septembre, tous les deux ans les années impaires, une importante batellerie avec des manifestations autour de ce thème<ref>Portail du Festival de Loire.</ref>.
- La Grande braderie a lieu traditionnellement fin juillet (sauf en 2005 et 2006 où elle s'est déroulée fin août).
- Archilab rassemble à l'automne des rencontres internationales d'architecture comportant diverses expositions. La création de cet évènement a eu lieu en 1999; il se déroule depuis tous les deux ans.
- Le Forum des droits Humains (anciennement Forum des droits de l'Homme) a lieu à chaque rentrée. Ce forum permet à la population de l'Orléanais d’échanger des informations, réflexions et points de vue sur les droits Humains bafoués. Le forum se déroule sous la forme de conférences-débats, projections, ateliers...
Culture
Equipements culturels
- Salles de spectacle : le Zénith d'Orléans, grande salle de spectacle polyvalente pouvant accueillir près de 7 000 personnes ; le Carré Saint-Vincent constitué de plusieurs salles pour le théâtre, la danse et les concerts ; l'Institut musical d'Orléans comporte une salle d'un peu moins de 400 places consacrée à la musique classique ; l'astrolabe est la salle de concert phare pour les musiques actuelles à Orléans. Géré par l'association antirouille, pour le compte de la ville d'Orléans, l'Astrolabe présente de septembre à juin un panel sonore impressionnant. Pour accueillir les artistes de Rock, Electro, Pop, World Music, Hip Hop et autres, mais surtout pour l'auditoire, 550 places sont disponibles dans l'Astrolabe et 180 places dans l'Astroclub ; le théâtre Gérard Philipe avec près de 600 places, ouvert en 1973 et rénové en 2006 ; le théâtre du parc Pasteur, avec près de 100 places, consacré essentiellement à des spectacles pour enfants.
- Les cinémas : cinéma Pathé de 9 salles, face à la Loire ; cinéma UGC de 5 salles au nord du centre-ville ; cinéma Les Carmes classé Art et Essai de 3 salles en centre ville. Le Select-Studios a fermé ses portes en 2008. Un multiplexe Pathé de 9 salles a ouvert ses portes au début du mois de Septembre 2008 à Saran, commune limitrophe du Nord d'Orléans.
Personnalités liées à la commune
- Jeanne d'Arc (1412, 1431) délivra Orléans en 1429 et est largement considérée comme l'héroine de la ville;
- Étienne Dolet (1509-1546) ;
- François II, roi de France y meurt en 1560 ;
- Florent Chrestien (1541-1596), écrivain ;
- Isaac Jogues (1607-1646), missionnaire ;
- Nicolas Amelot de La Houssaye (1634-1706), historien ;
- Thémiseul de Saint-Hyacinthe (1684-1746), écrivain ;
- Michel Vandebergue(1668-1725) raffineur, marchand bourgeois, échevin
- Robert-Joseph Pothier (1699-1772), juriste ;
- Daniel Jousse (1704-1781), juriste, y est né, y a enseigné et y est décédé ;
- Thomas-Aignan Desfriches (1715-1800), dessinateur français ;
- Christophe Moyreau, musicien du XVIIIe siècle ;
- Louis Ripault (savant orientaliste) (1775-1823) philologue et antiquaire français, né à Orléans;
- Stanislas Julien (1799-1873), écrivain ;
- Charles Lassailly (1806-1843), écrivain romantique ;
- François Anselme (1809-1867), général français ;
- Alexandre Antigna (1817-1878): peintre réaliste né à Orléans, dans le sillage de Courbet. Une douzaine de toiles de cet artiste sont exposées au musée des Beaux-Arts d'Orléans, dont le célèbre "Incendie". Au musée d'Orsay : "L'Eclair" et "La Fête-Dieu". Antigna est aussi représenté dans de nombreux musées de province, ainsi qu'à l'étranger, dans des collections particulières.
- Charles Barbara (1817-1866), écrivain ;
- Gustave Vapereau (1819-1906), écrivain et encyclopédiste, né à Orléans.
- Louis Pasteur (1822-1895) y travailla et découvrit la bactérie permettant la formation de vinaigre à partir du vin. Il présenta ses travaux en 1867, à la salle de l'Institut à Orléans.
- Alcide Bonneau (1836-1904) érudit, philologue, critique littéraire, né à Orléans.
- Georges Lafenestre est né le 5 Mai 1837 à Orléans, poète, critique d'art membre de l'Institut Conservateur du Musée du Louvre décédé à Bourg la Reine le 19 Mai 1919
- Alfred Cornu, (1841-1902),né à Orléans, physicien ;
- Maurice Boutet de Monvel (1851-1913), peintre et illustrateur, y est né ;
- Gustave Lanson (1857-1934), critique littéraire ;
- Henri Lavedan (1859-1940), journaliste et auteur dramatique ;
- Georges Goyau (1869-1939), historien et essayiste ;
- Charles Péguy (1873-1914), écrivain ;
- Gaston d'Illiers (1876-1932), sculpteur ;
- Raoul Blanchard (1877-1965), géographe ;
- Paul Gauguin (1848-1903) y passa une partie de son enfance au 7, rue Tudelle ;
- Gaston Couté (1880-1911) y fit ses études au lycée Pothier et y rencontre son condisciple * Pierre Mac Orlan (1882-1970) qui a sans doute élaboré son nom d'écrivain à partir du nom de la ville où il avait passé une partie de sa jeunesse : Pierre Mac ORL(é)AN(s).
- Rémy Beaurieux (1882 - 1951), écrivain et poète
- Jacques de Thézac (1862-1936), né à Orléans, fondateur des abris du marin ;
- René Barthélemy (1889-1954), l'un des inventeurs de la télévision, étudia au lycée Pothier ;
- Georges Bataille (1897-1962) y travailla plusieurs années en tant que conservateur de la bibliothèque municipale ;
- Edgar Puaud (1889-1945), né à Orléans, général ;
- Pierre Jamet, (1893-1991), né à Orléans, harpiste ;
- Pierre Ségelle (1899 - 1960), ministre de la Santé dans le gouvernement provisoire (1946-1967), ministre du Travail lors de la création du SMIG (1949-1950), maire d'Orléans (1954-1959) ;
- Robert Bothereau (1901-1985), futur secrétaire de Force ouvrière entre 1948 et 1963, fut le secrétaire de la bourse du travail d'Orléans.
- Roger Secrétain (1902-1982), journaliste, écrivain et homme politique, maire d'Orléans (1959-1971)
- Jean Zay (1904 - 1944), homme politique, ministre de l'éducation national du front populaire ;
- René Berthelot (1903-1999), Directeur Honoraire du conservatoire d'Orléans, compositeur, chef d'orchestre, violoncelliste, écrivain, conférencier...
- Pierre Chevallier (1909-1951), homme politique
- Roger Toulouse, peintre, né en 1918 et mort en 1994 à Orléans.
- Érick Zonca (1956-) réalisateur né à Orléans
- Anne Lauvergeon (1959 - ), directrice d'AREVA, y passe une partie de son enfance et a étudié au lycée Voltaire.
- Bruno Germain, footballeur professionnel, né à Orléans en 1960.
- Michel Vuillermoz, acteur, y est né en 1963.
- Véronique Gens, cantatrice, y est née en 1966.
- Yann Moix (1968-) écrivain et réalisateur ayant grandi à Orléans
- Vahina Giocante, actrice française née le 30 juin 1981 à Orléans
- Jean-Marie Lustiger (1926-2007) a été evêque d'Orléans entre 1979 et 1981.
- Patrick Barul, footballeur professionnel, né à Orléans en 1977.
- Guillaume Philippon, Athlète licencié à l'EC Orléans - CJF, International et meilleur courreur de demi-fond en Région Centre.
- Le groupe de Rock Burning Heads est originaire d'Orléans.
- La chanteuse de R'n'B Sheryne.
- L'actrice Marion Cotillard originaire du nord du département, élève au Lycée Voltaire à Orléans - La Source et au conservatoire d'Orléans.
- Thoma Vuille, plasticien, y a créé le M. Chat, effigie présente sous forme de tags sur de nombreux murs orléanais et qui a essaimé internationalement<ref>La République du Centre, édition Orléans, 24 mars 2007, p 10</ref>.
- Le compositeur Philippe Fénelon, le philosophe Pascal Engel ont été élèves du lycée Pothier.
L'université d'Orléans a eu également quelques enseignants et étudiants renommés
Médias
- Télévision : France 3 Centre ; France 3 Orléans Loiret ; Orléans TV, chaine lancée début 2007 sur le réseau hertzien dans un premier temps puis sur la TNT ;
- Radio : groupe Start (Vibration et Forum), NRJ Orléans, Nostalgie Orléans, France Bleu Orléans, Radio Campus (station du campus universitaire), RCF Saint Aignan
- Presse : La République du Centre, dont le siège de la rédaction se trouve à Orléans et qui possède plusieurs éditions locales, dont celle d'Orléans ; L'Étudiant Autonome, journal des étudiants orléanais dont le siège de la rédaction est situé sur le campus de La Source ; La Tribune d'Orléans, journal gratuit d'informations locales paraissant chaque jeudi.
- Internet : LibéOrléans (site local du quotidien Libération)<ref>LibéOrléans.fr</ref>
Orléans au cinéma
Orléans a servi de décors dans plusieurs films dont Police Python 357 (1977, Alain Corneau), Canicule d'Yves Boisset en 1983 (quartier Dessaux et place de l'étape), La Vie rêvée des anges (1998) et plusieurs épisodes des Brigades du Tigre, série télévisuelle.
Gastronomie
- Miels de Sologne et du Gâtinais
- Cotignac d'Orléans (pâte à base de gelée de coing), cité par Rabelais et qui se retrouve sur les tables des Noces de Canaa, tableau de Paul Véronèse. Il est présenté dans de petites boîtes cylindriques en bois, appelées fripounes.
- Vinaigre : la remontée de la Loire par des futreaux, barges plates chargés de barriques de vin à destination de la capitale, était souvent difficile et aléatoire du fait des variations de débits du fleuve royal. Lorsque le vin tournait « aigre », on le débarquait à Orléans où est née ainsi une tradition vinaigrière dont le plus célèbre représentant est la vinaigrerie « Martin Pouret », toujours en activité.
- Vignobles : l'orléanais comprend deux appellations d'origine contrôlée Orléans (AOC) depuis 2006, Orléans et Orléans-Cléry, les vignes étant situées sur les communes de Mareau-aux-Prés, Cléry-Saint-André, Saint-Hilaire-Saint-Mesmin et Olivet.
- En 2006, plusieurs pâtissiers se sont associés pour créer une nouvelle spécialité gastronomique afin de redonner du cachet à la ville. En effet, ils créèrent les macarons aux fruits d'Orléans, disponibles dans plusieurs pâtisseries, du centre-ville notamment.
Photographies
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Centre ancien, rue de la charpenterie
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Centre ancien, place de la Loire
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Fontaine place Sainte-Croix
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Orléans rue Royale 3.JPG
La baigneuse par Paul Belmondo, rue Royale
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Voir aussi
« Orléans » sur les autres projets Wikimedia :
Bibliographie
- « Une ville, une destinée : Orléans et Jeanne d'Arc », Cahiers de recherches médiévales, 12 spécial | 2005. [lire en ligne]
- René Biémont, Orléans, Bastion, 1991, 507 pages.
- Jacques Debal (dir), Histoire d'Orléans et de son terroir
- Tome 1 Des origines à la fin du XVIe siècle, Horvath, 1983, 550 pages.
- Tome 2 XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles, Horvath, 1982, 364 pages.
- Tome 3 De 1870 à nos jours., Horvath, 1983, 343 pages.
Articles connexes
Liens externes
Notes et références
Balise d’extension « references » inconnue
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