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Samedi 04 Fvrier 2012
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Limoges

Fichier:Gare des Bénédictins.jpg
La gare des Bénédictins et le jet d’eau du Champ de Juillet

Fichier:Heraldique blason ville fr Limoges.svg
Détail

Fichier:Logo Limoges.jpg
Détail
Administration
Pays France
Région Limousin (préfecture)
Département Haute-Vienne (préfecture)
Arrondissement Limoges (chef-lieu)
Canton Chef-lieu de seize cantons
Code Insee abr. 87085
Code postal 87000, 87100, 87280
Maire
Mandat en cours
Alain Rodet (PS)
2008 - 2014
Intercommunalité Communauté d'agglomération Limoges Métropole
Site internet http://www.ville-limoges.fr/
Démographie
Population 136 539 hab. (2006)
Densité 1 763 hab./km²
Aire urbaine 248 000 hab.
Gentilé Limougeaudes, Limougeauds
Géographie
Coordonnées
géographiques
45° 51′ 00″ Nord
         1° 15′ 00″ Est
/ 45.8500, 1.2500
Altitudes mini. 209 m — maxi. 431 m
Superficie 77,45 km²

Limoges (Lemòtges ou Limòtges en occitan) est une ville du centre-ouest de la France, préfecture du département de la Haute-Vienne et de la région du Limousin. Ses habitants sont appelés les Limougeauds<ref>Si Limougeaud désigne les habitants mais peut servir aussi comme adjectif, on trouve quelquefois les mots limogeois et limogeoise comme qualificatifs (on dira ainsi les « industries limougeaudes » ou les « industries limogeoises »). Limousin et limousine s’appliquent pour la région du Limousin et non pour la ville de Limoges. Cependant, le terme limogeois est sinon vieilli, du moins peu usité ; il est abandonné pour désigner les habitants.</ref>.

Géographiquement, elle est située à 220 km au nord-est de Bordeaux, à 290 km au nord de Toulouse, à 390 km au sud de Paris et est traversée par la Vienne.

Elle est officiellement 24e ville de France avec plus de 136 000 habitants, au cœur d’une agglomération de près de 190 000 habitants. Avec près de 248 000 habitants, elle possède la 36e aire urbaine de France.

Limoges est ville d’art et d’histoire depuis le 24 janvier 2008.

En référence à son passé et ses évènements historiques, tels la création de la Confédération générale du travail en 1895, les grèves ouvrières de 1905 ou la tradition de vote de gauche, la ville est parfois surnommée la ville rouge. Elle est également surnommée « capitale des arts du feu » en raison de l’implantation historique dans la ville de l’industrie de porcelaine, de renommée internationale, et de l’artisanat de l’émail et des vitraux.

Limoges, en tant que chef-lieu du Limousin, est fréquemment citée comme une des préfectures de région les moins connues et les plus isolées de France, même si sa qualité de vie et sa faible criminalité ont été reconnues par divers études et classements<ref>Le Point a classé Limoges 33e sur 100 dans son classement 2008, alors qu'elle était 36e en 2005 et 55e en 2004. En 2006, elle a été classée 11e en terme de criminalité.</ref>.

Sommaire

Géographie

Limoges est située au nord du grand sud-ouest de la France, sur la Vienne. Elle marque le point de commencement des contreforts ouest du Massif Central.

Description

La commune de Limoges est limitée par les communes de Couzeix, Chaptelat, Bonnac-la-Cote, Rilhac-Rancon, Le Palais-sur-Vienne, Panazol, Feytiat, le Vigen, Solignac, Condat-sur-Vienne, Isle, Verneuil-sur-Vienne et Saint-Gence. S'étalant sur plus de 7 000 hectares, la commune de Limoges est l'une des plus vastes du département de la Haute-Vienne.

La ville est bâtie de part et d’autre de la Vienne, plus largement sur la rive droite. Son altitude varie de moins de 230 mètres au bord de la rivière à plus de 400 mètres au nord de la commune (lieu-dit Goupilloux).

Elle affecte la forme d'un vaste Y et peut être divisée en quatre parties :

  • La branche inférieure du Y s'étend sur la rive gauche de la Vienne. Elle est constituée de trois lignes de crête (hauteurs de Panazol, hauteurs de Saint-Lazare, hauteurs de Condat à Feytiat) séparées par deux cours d'eau presque parallèles, l'Auzette et la Valoine. Ce secteur comprend de très nombreuses zones résidentielles entourant la grande zone industrielle de Magré et Romanet. On y trouve aussi d'importants équipements sportifs autour du golf de Saint-Lazare. L'agglomération de ce secteur se fond dans les parties urbanisées de Panazol et Condat-sur-Vienne.
  • La partie centrale s'étend sur la longue ligne de crête qui sépare la Vienne et l'Aurence. Historiquement, c'est sur le versant orienté au Sud-Est, dominant la Vienne, que s'est implantée la ville romaine d'Augustoritum, puis les deux agglomérations voisines et rivales de la Cité et du Château. Le développement industriel de ces deux derniers siècles (porcelaine, chaussure, etc.), a entraîné l'urbanisation rapide et parfois anarchique de ce secteur, autour du centre-ville. L'urbanisme est caractérisé par la présence du centre historique, divisé en deux « noyaux » que sont le Château et la Cité, entouré d'un ensemble résidentiel de type souvent pavillonnaire, avec quelques cités ouvrières et des entreprises très disséminées. La « ZUP de l'Aurence », avec ses tours et ses barres, édifiée dans les années 1960, borne ce secteur le long de l'Aurence. Les vastes bois de la Bastide peuvent être considérés comme limite. L'agglomération se prolonge uniformément d'un côté dans la commune d'Isle mais est encore assez nettement séparée de la partie urbanisée du Palais-sur-Vienne.
  • La branche occidentale supérieure du Y s'étend de l'Aurence aux Coussades, de part et d'autre de l'aéroport de Limoges-Bellegarde. Ce secteur, traversé dans toute sa longueur par la route de Limoges à Angoulême, s'appelle Landouge, du nom de son village principal, parfois considéré à tort comme étant une commune indépendante ; ce secteur a une forte personnalité. Encore rural, il s'urbanise néanmoins très vite : les lotissements nombreux marquent de plus en plus ses paysages vallonnés.
  • La branche orientale supérieure s'étend des bois de la Bastide aux limites de la commune de Bonnac-la-Côte, de part et d'autre de l'autoroute A20, l'ancienne route nationale 20, de Foix à Paris. La vallée supérieure de l'Aurence constitue un élément majeur de cette zone en séparant fortement deux vastes plateaux. Deux parties peuvent être distinguées : au nord, l'ancienne commune de Beaune-les-Mines, rattachée en 1963, rurale mais, comme Landouge, s'urbanisant rapidement ; au sud, bien séparée des autres secteurs, une zone hétérogène comprend, de l'ouest vers l'est, l'importante Zone Industrielle Nord entouré de quelques lotissements (le Mas-Gigou, le Mauzelet, etc.), la ZAC de Beaubreuil, « ville nouvelle » typique de l'urbanisme des années 1970, dont les hautes tours sont cernées de zones pavillonnaires, puis la technopole ESTER et ses entreprises de pointe.

Géologie

Le sous-sol limougeaud, comme la quasi-totalité du territoire limousin, est de l’époque précambrienne (granit), mais la ville est située sur un socle de gneiss (plus précisément anatexite)<ref>Lithotèque du Limousin</ref>.

Climat

Située à 150 kilomètres à vol d’oiseau de l’océan Atlantique, la ville bénéficie d'un climat tempéré océanique de façade ouest, à légère tendance montagnarde, due à la proximité du Massif central et à l’altitude (la commune culmine à plus de 400 m et les sommets de 500 m sont proches).

Les hivers sont moins neigeux qu'avant, la neige se limitant à une ou deux journées de fortes précipitations par an, généralement fin janvier. L'hiver peut parfois être plus doux, et l’été laisse sa place à un automne clément, parfois véritable été indien. Le total annuel des précipitations, sous l’influence de la montagne proche, est assez élevé (entre 900 et 1 100 mm).

Principales données météorologiques :

à Limoges<ref> Climat de Limoges - Haute-Vienne sur le site linternaute.com</ref> moyenne nationale
Ensoleillement 1925 h/an période 1976/2005 <ref>Météo-France / Données climatiques du Limousin</ref> 1973 h/an
Pluie 1023 mm/an période 1976/2005 770 mm/an
Neige 18 j/an 14 j/an
Orage 23 j/an 22 j/an
Brouillard 85 j/an 40 j/an

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T° records (les plus basses) (C°) T° records (les plus élevées) (C°)
Janvier -19,2° (1985) +17,0° (1999)
Février -21,7° (1956) +22,0° (1998)
Mars -11,3° (1964) +24,7° (2005)
Avril -5,6° (1970) +27,8° (2005)
Mai -3,9° (1957) +29,8° (2005)
Juin +1,2° (1969) +34,7° (2003)
Juillet +3,8° (1954) +35,7° (1983)
Août +2,2° (1966) +37,2° (2003)
Septembre -1,2° (1962) +32,6° (1987)
Octobre -5,4° (1955) +27,3° (1985)
Novembre -10,2° (1956) +22,9° (1981)
Décembre -13,6° (1967) +18,3° (1983)

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Fichier:Nuvola apps kweather.png  Relevés Limoges-Bellegarde période 1976 - 2005

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Mois Jan Fev Mar Avr Mai Juin Jui Aout Sep Oct Nov Dec Année
Températures minimales moyennes °C 1,4 1,9 3,8 5,3 9,2 12,4 14,3 14,4 11,6 8,9 4,2 2,4 7,5
Températures moyennes °C 4,0 5,1 7,7 9,4 13,5 16,8 18,9 19,1 16,0 12,5 7,3 5,1 11,3
Températures maximales moyennes °C 6,6 8,2 11,5 13,4 17,7 21,1 23,5 23,7 20,3 16,0 10,3 7,7 15,0
Source: Climat de Limoges - Haute-Vienne sur le site linternaute.com

Urbanisme

Fichier:Aspect de la place de la Mothe dans la matinée du 16 août.JPG
L'incendie de 1864 a entraîné la reconstruction du quartier situé entre la place d'Aine et la place de la Motte, permettant la disparition de l'insalubrité de cette zone, mais installant également à l'image d'autres quartiers un urbanisme mal maîtrisé

Construite initialement sur la rive droite de la Vienne, autour de deux noyaux historiques, le Château et la La Cité, la ville de Limoges s'est peu à peu, aux XIXe et XXe siècles, étalée autour de ces centres, dépassant les remparts médiévaux, dont seul le tracé, repris par les boulevards Gambetta ou Louis Blanc par exemple, est encore visible.

Le centre-ville historique est divisé en deux parties : le quartier du Château, qui rassemble les rues commerçantes, le centre « économique » de la ville, plusieurs bâtiments publics et administratifs importants : préfecture, conseil général, Opéra-théâtre, halles, cinéma, etc. Il est entouré par les principaux carrefours de la ville, étoiles d'où partent les principales artères : place Denis Dussoubs, carrefour Tourny, place Léon Betoulle, place des Carmes, place Winston Churchill. Son architecture est diversifiée : les maisons médiévales à colombages, comme celles du quartier de la Boucherie, côtoient les immeubles Art déco du Verdurier, édifiés après de vastes opérations de grandes démolitions d'ensembles anciens entrepris depuis la Révolution, et habitat récent. En effet, la ville possède depuis le XVIIe siècle une image de cité sale aux rues étroites et aux immeubles mal bâtis<ref name="b">Une histoire de Limoges, J.-M. Ferrer et Ph. Grandcoing, Culture et patrimoine en Limousin, 2003</ref>. Les effets de ces destructions hâtives destinées à « redorer » une image ternie sont particulièrement visibles autour de l'actuelle place de la République, place Manigne ou rue Jean Jaurès.

L'autre noyau central, la Cité, est plus à l'écart des grands axes. Dominant la Vienne, il est occupé en son centre par la cathédrale, à partir de laquelle rayonnent d'étroites rues médiévales telles la rue des Allois ou la rue Porte-Panet. Le musée et les vastes jardins de l'Évêché s'étendent dans la partie sud du quartier. L'architecture est quasi-uniquement ancienne, caractérisée par les maisons à colombages. Le seul élément récent important est le Conseil régional, situé sur le boulevard de la Corderie, ancienne limite de la Cité, et bâti entre 1986 et 1988 par Christian Langlois.

Fichier:Limoges - Poste-FNAC.JPG
Ancienne Poste Centrale, aujourd'hui bâtiment Art Déco accueillant la FNAC et un bureau de poste
Fichier:Limoges-fountain.jpg
La fontaine de la place de la République. Cette place centrale de Limoges est le symbole de la rénovation de la ville dans les années 1960, aujourd'hui très contestée, orchestrée sous le mandat de Louis Longequeue.

Différentes zones bâties se sont succédé autour du centre-ville : la première, hétéroclite, délimitée par les boulevards extérieurs, comprend au nord des quartiers ouvriers : on y trouve majoritairement de petites maisons individuelles aux façades caractéristiques du début du XXe siècle (dits « pavillons Loucheur »), dans les quartiers Montplaisir, les Ruchoux, Grand Treuil, la Brégère.

Le quartier « aisé » des Émailleurs, bâti autour du square du même nom, occupe le sud-ouest de cette grande zone. Il est bordé à l'est par le quartier de la Mairie, occupé par de nouveaux bâtiments tels la faculté de Droit, la BFM, et d'autres plus anciens comme la Cité administrative.

L'urbanisme du XXe siècle est marqué par les cités ouvrières, mouvement entrepris à l'image de bon nombre de villes à l'époque, à l'initiative de la municipalité, qui tente de faire face aux conditions de vie déplorables dans les logements de l'entre-deux-guerres. La plus ancienne est celle de Beaublanc, bâtie sur deux hectares et s'inspirant des réalisations britanniques. Elle comprend vingt-huit immeubles de deux étages équipés de l'eau, de l'électricité et du gaz<ref name="b"/>. Celle des Coutures, proche de la gare des Bénédictins, a été créée pour les cheminots. Chronologiquement, les premières sont conçues comme des cités-jardins aux maisons semblables, urbanisme typique du début du siècle (Beaublanc, Albert-Thomas) ; d'autres sont des groupes d'immeubles entourant des cours plus ou moins fermées (Victor-Thuillat, et donc les Coutures), les dernières sont des barres d'immeubles (Rodolphe-Maon). Ainsi, de 1924 à 1956, 1 800 logements sont livrés<ref name="b"/>.

Fichier:Bd Vigenal Limoges.jpg
Les cités du Vigenal

Au-delà des boulevards extérieurs, ainsi que sur la rive gauche, s'étalent lotissements pavillonnaires récents, barres et tours séparés par de vastes espaces verts (Val de l'Aurence, Auzette, bois de la Bastide), et plus loin encore les zones industrielles. Limoges voit ainsi dans les années 1950-1960 se modifier considérablement son urbanisme, alors que l'industrie tient une place encore très importante dans la vie économique de la capitale régionale. Ces quartiers rassemblent une majeure partie de la population au sein des ZUP (Aurence), ainsi que plusieurs grands bâtiments comme le CHRU de Limoges et l'hôpital du Cluzeau<ref name="Express">L'Express, Limoges en 1960, Michel Kiener, semaine du 6 au 12 décembre 2007</ref>. Le gigantesque quartier extérieur de Beaubreuil, véritable ville en dehors de la ville, rassemble pavillons et HLM autour de quelques structures administratives, culturelles et sportives, et de grands centres commerciaux : le centre culturel municipal Jean-Moulin, la bibliothèque de Beaubreuil, ... Il fait suite à la ZUP de la Bastide, sortie de terre en 1959. D'autres bâtiments et ensembles, même dans le centre, datent de cette époque : le parc des sports de Beaublanc, le Grand Théâtre, la place de la République, etc.

Prenant conscience de l'atout qu'est sa situation naturelle, la mairie lance dès 1965, sous l'impulsion de M. Gilbert Font, adjoint au maire, un projet d'espaces verts autour de la ville<ref name="Express"/>. Le premier quartier écologique de France était envisagé dans l’ouest de la ville : il devait être composé de 121 logements dits HQE (Haute Qualité Environnementale)<ref>Ce lotissement devait comporter des habitations en bois sur pilotis (de manière à limiter au maximum les terrassements et autres travaux du genre), avec priorité aux espèces locales. Les arbres déjà présents devaient être préservés. Chacune de ces maisons modulables selon le temps aurait dû comprendre un jardin-potager et une terrasse ; le toit devait être végétalisé, le chauffage, économique, avec capteurs solaires, poêles à bois ou pompes à chaleur (Documentation Mairie de Limoges).</ref>. Ce projet a été abandonné, en raison de la crise que connaît actuellement le secteur immobilier, à Limoges comme ailleurs<ref>Le Populaire du Centre du 25 octobre 2008. </ref>.

Espaces verts

Limoges est ville fleurie Fichier:Ville fleurie.svgFichier:Ville fleurie.svgFichier:Ville fleurie.svgFichier:Ville fleurie.svg par le Conseil National des Villes et Villages Fleuris de France<ref>Fiche sur Limoges sur le site des villes et villages fleuris.</ref>, Lauréat européen en 2001 et Prix national en 2002.

Limoges bénéficie en effet d’une situation privilégiée, de par la proximité de la campagne environnante. De plus, de nombreux parcs agrémentent la ville. Certains ont une histoire déjà importante :

  • le jardin d’Orsay, (1,8 ha), est le plus ancien, puisqu'il a été créé par l'intendant Boucher d'Orsay au XVIIIe siècle. Il situé à l’ouest du vieux centre-ville, entre le palais de justice et la place des Carmes. On y trouve un des monuments aux morts municipaux. Les vestiges de l’antique amphithéâtre romain de la cité d’Augustoritum sont enfouis sous le parc ;
  • le jardin de l'Évêché, (5 ha au total), est, comme son nom l'indique, l'ancien jardin d'agrément du palais épiscopal construit à partir de 1777, devenu jardin public. Il regroupe près du musée du même nom, sur environ quatre hectares, un jardin botanique, un jardin à la française et un parc de jeux ;
  • le Champ de Juillet, (4 ha) a été créé au XIXe siècle pour servir de terrain de manœuvre ; son nom est une confusion entre champ de Mars et la monarchie de Juillet. Il est situé au pied de la gare des Bénédictins et orné de nombreuses statues. Ce vaste espace accueillait autrefois la Foire-Exposition et qui est désormais le lieu de tenue de la grande fête foraine d’hiver, laquelle se tenait alors dans le jardin d’Orsay ;
  • le parc Victor Thuillat (3,7 ha) porte le nom d'un conseiller municipal de Limoges. C'est l'ancien jardin d'agrément du petit manoir de la Grange-Garat, devenu jardin public dans les années 1960. Situé dans un quartier ouvrier, au nord-ouest du centre-ville, il est très apprécié de la population voisine grâce à sa rivière anglaise et ses parterres fleuris.

D'autres jardins publics sont récents et marquent l'expansion de la ville dans la seconde moitié du XXe siècle.

  • le parc de l’Aurence, véritable poumon vert occidental de la ville, s'étalant sur près de 40 ha entre Couzeix et Limoges, bordant les cités de la ZUP de l’Aurence et les quartiers résidentiels de Corgnac, Beaublanc et Le Vigenal. Le parc est établi dans la vallée de l’Aurence ;
  • le parc de l’Auzette, (16 ha sur Limoges), partant des communes de Panazol et Feytiat. C’est la « coulée verte » limougeaude, trait d’union entre la campagne limousine et le vieux quartier historique des Ponts ;
  • les bords de Vienne, bien aménagés ces dernières années, constituent deux bandes de verdure agrémentées de jeux et de structures sportives de Panazol à Condat-sur-Vienne sur la rive gauche et de l'autoroute à la nouvelle voie dite de liaison sud sur la rive droite ;
  • la roseraie du Mas-Jambost, route de Saint-Junien, qui abrite plusieurs centaines de rosiers pour 200 variétés<ref> http://couleur87.free.fr/intour/limoges.htm </ref> ;
  • le bois de la Bastide, (plus de 90 ha), entre la zone industrielle Nord et Beaubreuil, est le lieu de promenade privilégié des sportifs (parcours de santé). C'est une partie de l'ancienne forêt entourant le château de la Bastide. Il est situé non loin du lac d’Uzurat, voulu par l’ancien maire Louis Longequeue, où se trouve aussi le camping municipal.

Voies piétonnes et cyclables

Les rues piétonnes de Limoges, peu nombreuses et souvent encombrées de véhicules, sont situées en son centre : rue du Clocher, rue du Temple, rue du Consulat, rue de la Boucherie, rue Ferrerie. Ce sont pour la plupart des rues commerçantes.

Quelques itinéraires cyclables ont été tracés dans toute la commune, mais la topographie difficile de la ville et certains tracés<ref>Par exemple, circulation en sens inverse des voitures dans des rues à sens unique, circulation alternativement sur trottoir et sur chaussée dans une même rue, ou encore dix mètres isolés de pistes cyclables rue de la Céramique.</ref> limitent leur utilisation.

Selon diverses sources, la municipalité devait lancer, dès 2008, dans le cadre de son agenda 21, un système de location de vélos, à l'image du Vélib' parisien<ref>Blog de Tristan Bromet</ref>. Cependant, la topographie et l'aspect des rues de la ville rend plus que compromise la mise en place d'un tel système, la municipalité préférant privilégier le développement des voies pour les transports en commun.

Histoire

Article détaillé : Histoire de Limoges.

La ville historique a été fondée à la période romaine au sein de la tribu des Lémovices, sous le nom d’Augustoritum, à la fin du Ier siècle avant notre ère. Le nom de la ville est la traduction du latin « gué d'Auguste ». La cité est placée au carrefour de deux grands axes économiques majeurs de l’époque : une branche de la Via Agrippa qui joignait Lugdunum (Lyon) à Mediolanum Santonum (Saintes), et la via Avaricum Tolosa entre Toulouse et Bourges. Augustoritum suivait le plan romain, c’est-à-dire des rues perpendiculaires et parallèles entre elles. Elle possédait un théâtre, des thermes, et un amphithéâtre, dont l’emplacement actuel est celui du jardin d’Orsay.

Article détaillé : Augustoritum.

Saint Martial évangélise la région à la fin du IIIe siècle.

La ville subit au IVe siècle les invasions barbares et la population quitte progressivement la ville antique ; une partie trouve refuge dans la Cité fortifiée.

Au début du VIIe siècle, les Francs s’emparent de la ville. C’est l’époque du futur célèbre saint Éloi, originaire de Chaptelat.

En 848, les gardiens du tombeau de saint Martial prennent l'habit monastique. Ainsi naît, à côté de la Cité, le monastère de Saint-Martial dont le rayonnement suscitera une nouvelle agglomération, le castellum Sanctis-Martialis, le Château.

Au Xe siècle, saint Martial devient le protecteur de la ville suite au miracle du mal des ardents (maladie causée par la consommation de pain de seigle ergoté) : l’exposition de ses reliques a permis la guérison des malades accourus dans la ville. Depuis, tous les sept ans, ont lieu à Limoges et en Limousin les ostensions : on ressort les reliques des saints pour une procession en mémoire de cet épisode de l’histoire régionale.

La ville double

Fichier:Plan de Limoges, Cornuau, 1765.JPG
Ce plan de 1765 montre que la ville est toujours divisée en 2 entités : en haut, la Cité, en bas le Château (ici la ville).
Fichier:St-jacques - Limoges.JPG
Coquille en métal présente dans les rues de Limoges, et symbolisant le chemin de pèlerinage

Au Moyen Âge, Augustoritum, devenue Limoges, est une ville prospère, bien que divisée en deux : la Cité, siège religieux où est située la cathédrale Saint-Étienne, et le Château, autour du monastère Saint-Martial. L'action d'un moine lettré de cette abbaye, Adémar de Chabannes, conduit à la proclamation de l'apostolicité de saint Martial ; rangé ainsi au rang des apôtres, le saint protecteur draine un courant de pèlerinage fructueux pour le monastère et la ville. Dénoncée dès le XVIIe siècle, cette apostolicité est définitivement abandonnée au début du XXe siècle<ref name="Jean Levet">Jean Levet, Histoire de Limoges, t. 1, Limoges, 1973</ref>.

La ville prend également de l’importance grâce à sa situation sur la Via Lemovicensis du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Au XIIe siècle, le vicomte Adémar fait incendier la Cité mais fut condamné à la reconstruction. À la mort du roi de France Louis VI, son fils reprend le pouvoir mais perd la province du Limousin en répudiant sa femme. Celle-ci se remarie avec le roi d’Angleterre Henri Plantagenêt. Cette situation entraîne donc une suite de conflits qui culminent avec la guerre de Cent Ans.

En 1370, la Cité, vassale du roi d'Angleterre, ouvre ses portes aux troupes du roi de France ; le Château voisin reste fidèle au roi anglais. Le Prince Noir, quoique malade, accourt à la tête de son armée, met le siège devant la Cité et fait creuser une mine sous les remparts. La brèche faite, le massacre est grand mais bien moins que ne l'affirme Froissart dans ses chroniques. La Cité ne se relèvera jamais vraiment de ce drame.

La ville sainte

Limoges est assez peu affectée par la Réforme : on ne remarque que peu de conversions au protestantisme, une activité missionnaire assez faible, des troubles limités lors des guerres de Religion.

En revanche, au XVIIe siècle, la Contre-Réforme eut une grande importance dans la ville : six compagnies de pénitents sont créées (noirs, rouges ou pourpres, et blancs, qui ont laissé leurs noms à des rues de la ville, mais aussi gris, bleus et « feuille-morte », d'après la couleur de leur tenue). De nombreux couvents sont fondés (Visitation, ursulines, etc.), d'autres réformés (bénédictins, Saint-Martin des feuillants, etc.). Le collège des Jésuites, enfin, oriente la formation des élites limougeaudes. À ce tableau s'ajoutent l'importance des ostensions et de processions à grand spectacle (procession de l'octave de la fête du Saint-Sacrement, en particulier). Limoges y gagne le surnom de « ville sainte »<ref name="Jean Levet"/>.

Au XVIIIe siècle, l’intendant Turgot améliore considérablement le réseau routier limousin, relance l’économie limougeaude, favorise la création et le développement d’industries textiles, du cuir... Mais le véritable tournant est celui de 1765 : un gisement de kaolin est découvert à Saint-Yrieix-la-Perche, à 40 km au sud de Limoges. L’industrie de la porcelaine est lancée.

La Révolution est peu marquée à Limoges. Un bref épisode de la Grande Peur y est signalé. La déchristianisation connaît comme partout les confiscations des biens du clergé et les fermetures d'églises. Un prêtre, l'abbé Chabrol, est tué dans une émeute plus ou moins spontanée, et quelques prêtres sont guillotinés. En 1792, la Cité et le Château sont enfin réunis, formant une commune unique<ref>Jean Levet, Histoire de Limoges, t. 2, Limoges, 1974.</ref>.

La ville rouge

Limoges doit son surnom de ville rouge aux mouvements ouvriers de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle. Pauline Roland surnomma même la ville la « Rome du Socialisme »<ref name="f">Philippe Grandcoing, La baïonnette et le lancis - crise urbaine et révolution à Limoges sous la seconde République, Pulim éditeur, Limoges, 2002.</ref>. Ainsi, en 1848, des émeutes très graves marquent les élections législatives<ref name="f"/>; en 1851, Limoges tente de s'opposer au coup d'État de Louis-Napoléon Bonaparte, avant de connaître, en 1871, un très éphémère, mais tragique, épisode de Commune. La CGT est créée à Limoges en 1895<ref>Le congrès de Limoges : Naissance de la CGT sur le site de Force Ouvrière</ref>. Enfin et surtout, en avril 1905, une protestation, contre les pouvoirs des contremaîtres jugés exorbitants, dans le milieu ouvrier de la porcelaine (usine Théodore Haviland, notamment) et de la chapellerie (usine Beaulieu) tourne à l'émeute, causant un mort, Camille Vardelle<ref>A. et J. Deschamps et B. Mériglier, 1905, les troubles de Limoges, Souny éditeur, Limoges, 1984.
V. Brousse, P. Grandcoing & D. Danthieux, 1905 : Le printemps rouge de Limoges, Culture et Patrimoine, 2005</ref>.

Fichier:Bundesarchiv Bild146-2002-011-09A, Frankreich, Limoges, Auto der PK.jpg
Cette photographie datant du 1er juillet 1940, prise Place Jourdan, montre une automobile de la propagande allemande entourées de limougeauds venus aux nouvelles

Durant toute cette période, les milieux ouvriers limougeauds se détachent progressivement de la pratique religieuse pendant que l'importance d'une franc-maçonnerie dynamique et militante s'accroît. Le mouvement coopératif et mutualiste prend une grande ampleur. En témoigne la construction en 1911 du bâtiment Ciné-Union par la coopérative « l'Union de Limoges », qui sert autant de salle de réunion que de spectacle<ref name="b"/>. Il est désormais un bâtiment du Centre dramatique national. Aux élections, la municipalité passe à droite en 1906, puis de nouveau en 1908 avant de basculer à gauche en 1912 pour s'y maintenir durablement. Léon Betoulle est élu maire en mai 1912, battant Louis Goujaud, lors d'une séance homérique. Il est réélu en 1919, 1925, 1929, 1935, et redeviendra maire après la Libération, en 1947.

Les événements de 1905 avaient été marqués par une forte hostilité entre les manifestants et l'armée, chargée du maintien de l'ordre. Depuis cette date, l'État-major avait une mauvaise opinion de la mentalité limougeaude. C'est peut-être pour cette raison, entre autres, que, lors des revers français d'août 1914, le maréchal Joffre (alors encore général) assignait à résidence à Limoges, des officiers qu’il avait relevés de leur commandement. De cet épisode est né le terme de limogeage.

Le secteur industriel est à son apogée entre 1850 et les années 1930. En témoigne la création des grandes usines porcelainières Haviland, en 1892, dans le quartier du Mas-Loubier et dès 1852 sur le site de l'actuel Centre commercial Saint-Martial. La première de ces usines devient rapidement la plus grande usine de la ville en faisant marcher 17 fours et 800 ouvriers en 1907. Parallèlement à ces structures imposantes, la micro-industrie porcelainière perdure, avec des entreprises telles l'usine Labesse, qui emploie 90 personnes de 1873 à 1938<ref name="i"/>.

La ville fait partie de la zone dite libre avant 1942. Le 21 août 1944, une semaine après Brive, Limoges est libérée par les résistants FTP, sous le commandement de Georges Guingouin, célèbre maquisard limousin surnommé « Lo Grand » (le grand).

Héraldique

Blason de Limoges
  • De gueules, au chef de Saint Martial de carnation, orné à l’antique d’or, ombré de sable, entre deux lettres gothiques d’or S et M ; au chef d’azur, chargé de trois fleurs de lis d’or<ref>Malte-Brun, la France illustrée, tome V, 1884</ref>.

Origine du blason : dès le Moyen Âge la municipalité de Limoges adopta pour emblème l'effigie de Saint Martial, qui avait évangélisé le Limousin au IIIe siècle et avait fondé à Limoges une abbaye dont le rayonnement fut immense. Le chef de France fut attribué en 1421 par le dauphin Charles, le futur roi Charles VII, en hommage à la résistance des habitants, bourgeois et consuls de la ville contre les Anglais, pour accroître leur cœur à servir la couronne de France de mieux en mieux<ref> Origine du blason de Limoges</ref>.

Fichier:Blason région fr Limousin.svg Blason de la vicomté de Limoges
  • D’hermine à la bordure de gueules

Origine du blason : dévasté par les Normands au IXe siècle, le Limousin fut incorporé de bonne heure à l'Aquitaine. Aliénor d'Aquitaine l'apporta en dot en 1152 à son second mari, Henri Plantagenêt, comte d'Anjou (bordure rouge) et futur roi d'Angleterre. La vicomté de Limoges, maîtresse de la plus grande partie du Haut Limousin, resta cependant le plus souvent indépendante. Marie de Comborn, héritière des derniers vicomtes, épousa en 1275 l'héritier des ducs de Bretagne, le futur Arthur II. L'hermine de Bretagne brisée d'une bordure forma les armes de la vicomté<ref> Historique du blason limousin </ref>.

Fichier:Logo Limoges.jpg Logo actuel de Limoges

Le logo de la ville de Limoges représente une flamme, qui évoque les arts du feu et les techniques liées (porcelaine et émaux, céramique industrielle). Le bleu et le rouge rappellent les couleurs dominantes du blason traditionnel de la ville. La forme ronde du logo rappelle initialement l'histoire de la ville, au travers de la forme des deux entités circulaires originelles : la Cité et le Château. On a pu par la suite trouver d'autres symbolisations, comme la forme de l'assiette de porcelaine, la technopole ESTER ou encore le ballon de basket du Limoges CSP<ref>Explication du logo de Limoges sur le site de la gendarmerie</ref>.

Toponymie

Le nom de Limoges provient de Civitas Lemovicum, la Cité des Lémovices, devenu Lemovicas. Ce nom, préféré dès le IVe siècle<ref>Toponymie nord-occitane, Bénédicte et Jean-Jacques Fénié, Ed. Sud-Ouest, 2003</ref> à celui d'Augustoritum (le « gué d'Auguste »), imposé par les Romains à la fin du Ier siècle av. J.-C., vient donc de celui de la tribu gauloise des Lémovices, vivant sur le territoire limousin durant l’Antiquité. Il deviendra Lemòtges (forme classique) ou Limòtges (forme locale usuelle) en occitan et Limoges en français.

Ainsi, « Limoges » vient indirectement de lemo (« orme »), et vices (« qui vainquent »), et signifie donc « vainqueurs avec l'orme ». En effet, il apparaît probable que les guerriers lémovices avaient pour habitude de tailler leurs armes dans de l'orme.

La toponymie limougeaude reste très marquée par la langue d'oc. Ainsi nombre de quartiers ou de rues ont un nom occitan qui n’a jamais été francisé : rue du Rajat (participe passé du verbe rajar, jaillir), Puy Las Rodas, place de la Bareyrette (las bareretas délimitaient les enclos dans lesquels étaient parquées les bêtes dans le quartier de la Boucherie). Certains ont été francisés phonétiquement sans prendre garde à la signification du nom. C’est le cas de la rue Cruche d’or qui correspond en fait au mot cruchador (à prononcer [krytsaˈdur]) désignant un type de balance.

Démographie

Évolution démographique
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
20 864 20 255 21 757 24 992 27 070 29 706 29 870 38 119 41 630
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
46 564 51 053 53 022 55 134 59 011 63 765 68 477 72 697 77 703
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
84 121 88 597 92 181 90 187 98 209 92 577 95 217 107 857 105 990
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 - -
118 576 132 935 143 725 140 400 133 464 133 968 136 539 - -

Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes

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Tableau démographique du XXe siècle à nos jours

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La commune-centre

En constante augmentation depuis la fin du XVIIIe siècle, grâce à la révolution industrielle et à l’essor des manufactures (porcelaine, cuir...), la population limougeaude connaît, dans les années 1970-1990, en même temps que le déclin des industries, une baisse significative, qui est en partie due à l’enclavement et à l’isolement de la région. À partir des années 1990, l’arrivée d’infrastructures routières (autoroute A20) et ferroviaires (amélioration de la ligne Paris-Toulouse), et l’installation d’entreprises de techniques de pointe, de services modernes, et d'établissements d'importance nationale, telles que le CNASEA, la technopole en 1992, permet un nouvel essor de la population.

Cependant, les paramètres cités ci-dessus avantagent plus les communes de la périphérie, notamment Panazol et Couzeix, deux villes dortoirs, dont certaines ont vu leur population tripler, voire quadrupler, en quelques décennies.

La population de Limoges est vieillissante (moins d'enfants que la moyenne nationale et plus de personnes âgées). La tranche d'âge autour de vingt ans apparaît forte en raison de la présence d'une université qui draine les étudiants de toute la région.

L’agglomération

Limoges est au cœur d'une agglomération dont la population totale s'élève à plus de 173 000 habitants (chiffres 1999). La ville fait en outre partie de la communauté d'agglomération Limoges Métropole depuis sa création en 2002, avec seize autres communes, et du Pays de Limoges (loi Voynet), avec vingt-quatre autres communes. L'aire urbaine de Limoges est peuplée de 247 944 habitants.

On peut différencier deux types de « couronnes » :

  • La 1re couronne, ou proche banlieue, peuplée de 176 500 habitants en 2005, regroupe six communes : Limoges, Panazol, Feytiat, Isle, Couzeix, Le Palais-sur-Vienne. Elle forme une unité urbaine sans véritable rupture entre Limoges et les autres communes. Certaines de ces communes forment ainsi des sortes de faubourgs de Limoges.

Les parties urbanisées de Condat-sur-Vienne, pourtant commune limitrophe de celle de Limoges, sont encore séparées de cette dernière par des zones agricoles en voie de réduction progressive.

On peut y ajouter une sorte de grande couronne qui serait peuplée de plus de 200 000 habitants et regrouperait ainsi une vingtaine de communes : Limoges, Panazol, Feytiat, Condat-sur-Vienne, Isle, Couzeix, Le Palais-sur-Vienne, Rilhac-Rancon, Saint-Just-le-Martel, Bosmie-l'Aiguille, Verneuil-sur-Vienne, Boisseuil, Chaptelat, Bonnac-la-Côte, Aixe-sur-Vienne, Solignac, Le Vigen, Eyjeaux, et même Veyrac ou Nieul. Cette unité rassemble les communes de la communauté d'agglomération Limoges Métropole, d'autres communes proches, ainsi que celles dont la population augmente depuis peu, subissant le phénomène récent de la rurbanisation.

Administration

Fichier:Conseil municipal Limoges.PNG
Le conseil municipal en 2001
Liste des maires successifs depuis 1912
Période Identité Parti Qualité
1912 1941 Léon Betoulle SFIO Employé de bureau
1941 1944 André Faure
1944 1945 Henri Chadourne PCF Médecin
1945 1947 Georges Guingouin PCF Instituteur
1947 1956 Léon Betoulle PSD Employé de bureau
1956 1990 Louis Longequeue PS Pharmacien
1990 en cours Alain Rodet PS Économiste

Intercommunalité et division administratives

Limoges faisait partie avant 2002 de la communauté de communes (ou SIVOM) de l'agglomération de Limoges. Cette structure a été remplacée en novembre 2002 par la Communauté d'agglomération Limoges Métropole, qui regroupe dix-sept communes de l'unité urbaine. De plus, la ville fait partie, en tant que commune de Limoges Métropole, du Pays de Limoges (loi Voynet).

La commune de Limoges est une des plus vastes du département : elle s'étend sur 77,45 km² ; par comparaison la commune de Paris a une superficie de 105 km². En 1962, elle a fusionné avec celle de Beaune-les-Mines, formant la commune de Limoges actuelle. Beaune-les-Mines a cependant gardé, de par son éloignement du centre-ville, son aspect de village indépendant. La commune de Limoges est ainsi formée de la ville-centre et de plusieurs quartiers excentrés nommés ici « écarts ». Limoges est divisée en seize cantons.

Article détaillé : Cantons de Limoges.
 
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