Le Mans est une ville de l'Ouest de la France, préfecture de la Sarthe et située dans les Pays de la Loire. La ville est située à la confluence de la Sarthe et de l'Huisne. Les hommes s'y seraient installés plus de 3000 ans avant notre ère. La ville fut une place militaire importante durant l'époque gallo-romaine, possédant alors le nom de Vindunum. Elle fut également un foyer de culture important dès le XIIe siècle. Le Mans est considérée comme la première ville ayant réalisé un traité d'alliance européen, avec la ville allemande de Paderborn<ref>voir l'article sur Paderborn</ref>. Les deux villes signèrent le premier traité trans-frontalier de confraternité d'Europe en 836. Ses habitants la proclamèrent également première commune rattachée au pouvoir royal de France, en 1066.<ref>ndré Chédeville, Le mouvement communal en France..., p 18</ref>
Ancienne capitale provinciale du Maine, Le Mans comptait 148 169 habitants<ref>[1]</ref> intra-muros en 2006. Elle est une ancienne Ville rouge, de par son architecture particulière, en partie conservée aujourd'hui, datant des premiers siècles de notre ère. De son histoire et de son patrimoine, elle conserve l'appellation de "La Ville Royale"<ref>Le Mans, Ville et Pays d'Art et d'histoire - Guide Touristique 2007.</ref>.
La cité plantagenêt est le quartier historique de la ville. Son enceinte romaine est désignée comme le deuxième monument du Bas-Empire le mieux conservé d'Europe, après la ville de Rome<ref>Joseph Guilleux, L'enceinte Romaine du Mans, page 5</ref>. La ville du Mans est labellisée Ville d'Art & d'Histoire<ref>Site officiel des villes d'art et d'histoire</ref> par le Ministère de la Culture. Les monuments phares de la ville sont la cathédrale Saint-Julien et le palais des comtes du Maine. La ville est aujourd'hui connue internationalement pour ses fameuses courses des 24 heures du Mans.
Les habitants du Mans sont les Manceaux, autrefois les Mansois<ref> Mansois sur le dictionnaire AF Godefroy</ref>.
Toponymie
À l'époque Gauloise, le nom de Vindunum est attestée par le géographe Ptolémée. Le nom est d'origine Celtique. Vindunum ou Ouindinoum est en effet composé de Vindo soit le blanc ou clair, et de dunum soit la colline. Cela porte à croire que la ville avait une toute autre couleur que ce qu'on peut voir aujourd'hui. A l'instar du rouge orangé de la muraille, certainement que les villas (ou les thermes) installées sur les différentes collines du bord de Sarthe, donnaient un aspect écarlate à ces demeures. Le nom sera également orthographié en Vindunos. Le nom sera changé en Subdunum durant la période Gallo-romaine (Ier à IIIesiècle). Cela correspond a une évolution du nom celtique, se rapprochant toujours davantage du latin, puis du français. La signification en est: La cité au pied de la forteresse[réf. nécessaire]. Sur la Table de Peutinger, copie d'un document cartographique romain, on trouve également le nom de Subdinum.
Dans la vie de Saint Maximin (VIIe siècle), on retrouve le nom de Clemanes. Au IXe siècle, on trouve une évolution avec Hlemanes puis Lemanes. La première apparition de Le Mans sur un écrit date du XIIe siècle, dans le Roman de Rou: "prez del Mans". Une charte de 1264 réserve même tout une partie à la cité avec son chapitre dou Mans'<ref>François Dornic, Histoire du Maine, p27</ref>.
Géographie
Le Mans se situe au confluent de la Sarthe et de l'Huisne, à environ 220 km de Paris et 200 km de Nantes. La ville marque la limite ouest du bassin parisien et le début du Massif armoricain. Son sous-sol de l'époque du Crétacé supérieur (Cénomanien) est composé de craie et de grès. La rivière Sarthe traverse la ville du nord au sud-ouest tandis que l'Huisne la sépare de l'est au sud-ouest.
Son étalement s'effectue du nord au sud plus que d'est en ouest. Le développement de la ville est souvent qualifié d'anarchique ou non-structuré. Le développement de la ville ne s'est fait par rapport aux rivières qui la traversent comme c'est le cas pour les villes ligériennes. C'est pourquoi, seuls les bords de Sarthe sont partiellement aménagés pour la circulation. La ville seule s'étend sur un maximum de dix kilomètres d'est en ouest contre plus d'une quinzaine du nord au sud. Sa superficie est de 52 km², ce qui en fait après Nantes, la deuxième grande ville la plus étendue intra-muros de tout le grand ouest.
Agglomération
Avec la création de la communauté Le Mans métropole, l'agglomération regroupe neuf communes et compte 191 145 habitants.
L'aire urbaine regroupant les faubourgs et la banlieue s'étend jusqu'à plusieurs dizaines de kilomètres alentour, comptant plus de 293 159 habitants <ref>Données 1999 de l'INSEE</ref> en 1999.
Pays du Mans
La grande couronne mancelle ou Pays du Mans est un regroupement très large des communes avoisinantes du Mans. Ce pays du Mans, est étendu sur 810 km².
Les communes ne sont séparées de la ville que par quelques kilomètres de bocage. Ces bourgs ne sont donc pas encore intégrées à l'espace péri-urbain et se situent en marge de l'agglomération. Elles ne sont desservies ni par le réseau de bus, ni par le tramway urbain/suburbain. Cependant, un système de navettes TER pour desservir cette large périphérie est à l'étude.
Parmi ces petites cités, on trouve au Nord La Bazoge, Neuville, La Milesse ou Aigné. À l'Ouest, Rouillon, Pruillé-le-Chétif ou Étival; Au Sud, Teloché ou Saint-Gervais-en-Belin. Le Mans possède une aire urbaine de 90 communes. Celle-ci est celle s'étant le plus agrandie dans toute la région en terme de superficie entre 1999 et 2009. Le Mans a ainsi urbanisé 2300 hectares de terres agricoles, devenant la ville la plus étendue des Pays de la Loire devant Nantes (2200 hectares) et Angers (1650 hectares) <ref>Ouest France, jeudi 5 février 2009, Le béton et le goudron avalent les terres agricoles</ref> malgré une population inférieure.
Espaces verts
La ville est labélisée Ville d'art et d'histoire et a été élue deuxième ville la plus "verte" de France<ref>[Magazine L'Express du 16 septembre 2003]</ref>, après Nantes. S'y déroulent chaque année les Journées Européennes du Patrimoine. Du fait de son étendue, Le Mans est aux portes de la forêt et jouxte les bois de Changé et le parc de l'abbaye de l'Épau. La création de « l'Arche de la nature » a permis aux citadins de profiter de la pleine nature à quelques kilomètres de la cité. Pour le centre, la ville dispose de nombreuses pelouses et parcs, jusque dans le vieux Mans, notamment en bordure de la muraille, et proche de la cathédrale avec les Jacobins. Le cadre historique du Gué de Maulny est conservé en parc public en bordure de l'Huisne.
Avec le tramway, sont apparus de nouveaux « tapis d'herbe » et les grandes artères sont bordées d'arbres. Le campus de l'université du Mans bénéficie lui aussi d'un cadre naturel privilégié. Le jardin des plantes, vestige de l'époque des grandes explorations, propose un jardin à l'anglaise et un autre à la française avec une roseraie et un kiosque à musique. Le parc du musée de Tessé avec les Quinconces des Jacobins forment un ensemble important au cœur de la cité. Sur les hauteurs du Vieux Mans, se trouve l'Esplanade du Bicentenaire, un parc boisé, bâti dans les murailles qui offre un panorama sur la Sarthe, ainsi que le nord de la ville. Les Jardins Pierre de Ronsard, séparés en trois jardins, offrent un petit espace de verdure au Sud-Ouest de la vieille ville situés au devant de la Collégiale Saint-Pierre-La-Cour. Le "Pont-neuf", qui relie le centre au vieux Mans les traverse. Sur le plus grand pont, situé au dessus du tunnel, se trouve le Square Dubois.
Le Parc de la préfecture, a vu l'intervention de Paul de Lavenne, Comte de Choulot, dont on disait de lui qu'il était le Capability Brown français.
Le Mans est une ville fleurie<ref>Site officiel des villes et villages fleuris</ref> avec 3 fleurs Fichier:Ville fleurie.svgFichier:Ville fleurie.svgFichier:Ville fleurie.svg attribuées par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris.
Espaces fluviaux
La ville du Mans est traversée par deux rivières distinctes : l'Huisne et la Sarthe, toutes deux de taille moyenne. L'eau nécessaire pour alimenter les foyers de la ville et de son agglomération est tirée de l'Huisne exclusivement, la Sarthe étant impropre à la consommation.
Sur l'ensemble de la ville, les deux rivières sont navigables par des bateaux de taille moyenne. Le port, situé sur la Sarthe non loin du centre ville, bénéficie d'un tourisme fluvial léger. Autrefois, la Sarthe et l'Huisne accueillaient des transporteurs fluviaux pour le commerce extra-départemental. Les quais étaient aménagés en proportion à de nombreux endroits et reflétaient bien l'aspect de "ville industrielle". Le trafic s'est peu à peu estompé et a privilégié les déplacements sur la Seine ou la Loire, plus aisément navigables. Les infrastructures routières, ferroviaires et aériennes remplacent aisément l'ancien usage de l'espace fluvial du Mans.
Sur ces deux rivières, les crues sont rares mais existent cependant. L'inondation de 1995 avait par exemple immobilisé la plupart des ponts de la Sarthe en contrebas du vieux Mans, non loin du tunnel. Cette partie de la ville est donc soumise au Plan de Prévention des Risques d'Innondation. L'Huisne, quant à elle, ne bloque pas la circulation intra-muros, le pont de Pontlieue étant plus haut.
Les ponts possèdent quelques histoires particulières et ont été quelquefois symbole de l'architecture de la ville. Outre le Tunnel du Mans qui amène à la Sarthe, certains ponts détruits marquent l'histoire de la ville. On voit par exemple le pont des Vendéens partiellement détruit mais toujours accessible, remplacé par le pont de Pontlieue. On a également vu apparaître sur la Sarthe un pont nommé "pont en X", du fait que les deux voies se croisaient, pour permettre au tramway de traverser plus facilement l'axe fluvial et mieux desservir les différents quartiers. Ce pont ainsi que tous les ponts sauf le pont Gambetta (ancien pont Napoléon) ont été détruits par l'armée allemande lors de la Libération pour gêner le passage de la 2e DB.
Climat
Le climat du Mans est un climat océanique dégradé. On dénombre en moyenne 53 jours par an avec du gel. La durée totale moyenne d'insolation est de 1824 h par an. La durée totale d'insolation atteint en moyenne 248 h en juillet contre seulement 57 h en décembre. Comme le reste de la France proche de la façade atlantique c'est en hiver que les précipitations sont les plus abondantes dans la cité mancelle.
| Fichier:Nuvola apps kweather.svg Relevé météorologique de Le Mans
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| Mois
| Jan
| Fév
| Mar
| Avr
| Mai
| Jui
| Jul
| Aoû
| Sep
| Oct
| Nov
| Déc
| Année
|
| Température maximale (°C)
| 7.1
| 8.5
| 11.6
| 14.7
| 18.4
| 22.0
| 24.5
| 24.0
| 21.4
| 16.6
| 10.8
| 7.7
| 15.6
|
| Température moyenne (°C)
| 4.1
| 5.0
| 7.2
| 9.8
| 13.3
| 16.7
| 18.8
| 18.3
| 16.0
| 12.1
| 7.3
| 4.8
| 11.1
|
| Température minimale (°C)
| 1.2
| 1.5
| 2.8
| 4.9
| 8.2
| 11.3
| 13.1
| 12.6
| 10.5
| 7.6
| 3.8
| 1.9
| 6.6
|
| Précipitation (mm)
| 64.8
| 59.4
| 58.7
| 50.7
| 60.8
| 45.6
| 49.6
| 45.1
| 54.1
| 57.7
| 67.7
| 63.8
| 678.0
|
| Source : Climatologie mensuelle à Le Mans (51 m) période 1961-1990[2]
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Histoire
Blasonnement et couleurs de la cité
- De gueules à la croix d'or chargée d'une clef de sable en pal et cantonnée de quatre chandeliers d'argent ; au chef d'azur chargé de trois fleurs de lis d'or, l'écu bordé d'or.
Les couleurs "sang et or" ont été reprises notamment pour la formation du principal club de football du Mans. Aujourd'hui les couleurs de la ville ont changé. Elles se rapprochent du orange, cette même couleur qui prédomine sur la muraille gallo-romaine. Cette couleur est également le symbole du rouge qui se passe et qui vieilli, à l'image de la ville qui a vécu et s'est préservée tant bien que mal, parmi les innombrables guerres, les famines ou les incendies.
Dénominations et surnoms
Le Mans est baptisée de divers surnoms. Ils évoquent surtout l'histoire de la cité, plus que ses qualités propres.
- La capitale Plantagenêt, par sa dimension historique et son importance dans les relations Franco-Anglaises. De même, la dénomination de Capitale du Maine lui fut attribuée durant toute l'époque ou cette région a existé.
- La cité Sang et Or, du fait de la couleur de son blasonnement.
- La ville rouge, à cause de sa muraille et de la couleur de cette dernière.
- Le berceau de l'automobile<ref>Le Mans, Joaquim Pueyo, Ed Ouest France, 1979, p13</ref>, pour le travail de la famille Bollée et la création de la Mancelle. On voit également l'implantation des usines Renault.
- L'ouvrière, car ayant été l'une des plus grandes plaques tournantes industrielles de l'ouest de la France durant les 19e et 20e siècles.
- La plaque tournante de l'Ouest ou Porte de l'Ouest<ref>
Maine-Anjou, Paul Wagret, Ed: Horizons de France, 1968, p 42-43</ref> pour son réseau autoroutier en étoile à 5 branches, son rôle de distributrice ferroviaire et quelques fois aérien.
- La Ville Royale pour avoir accueilli le mariage de Geoffroy V le Bel avec Mathilde l'Emperesse en 1128 et avoir ainsi fondé la nouvelle dynastie des rois d'Angleterre. La ville abrite le Palais des Comtes du Maine, lieu de naissance d'Henri II Plantagenêt.
- La Ville de Cire du XVIe au XIXe siècle, pour sa production de cire, notamment dans l'ancien quartier du Pré. Les bougies du Mans étaient les principales présentes dans les cours de l'ancien régime. Les dernières fabriques ont fermé à la fin du XIXe à cause du manque de demande.
De l’époque gallo-romaine jusqu’à la Renaissance
La ville du Mans à l'époque Gauloise est la cité des Aulerques cénomans, nommée Vindunum ou Vindinum (du celte vindo- blanc ( Cf. breton gwen, gallois gwyn ) et dunon, colline, forteresse). Elle fut conquise en -56 prenant le noms de Civitas Cenomanum (la cité des Cénomans) qui deviendra Celmans, Cel Mans, puis Le Mans.
Menacée par les Barbares, la ville est entourée d'une enceinte au cours de la fin du IIIe siècle.
La christianisation joue un rôle important. En 865, la ville est pillée par les Vikings.
La ville est la première à bénéficier d’institutions communales en France, dès 1070, sous l’égide de l’évêque et en lien avec les institutions de paix de Dieu<ref>André Chédeville, « Le mouvement communal en France aux XIe et XIIe siècles, ses éléments constitutifs et ses relations avec le pouvoir royal » in Robert Favreau, Régis Rech et Yves-Jean Riou (directeurs), Bonnes villes du Poitou et des pays charentais (XIIe-XVIIIe siècles) : Actes du colloque tenu à Saint-Jean-d’Angély les 24-25 septembre 1999, publiés par la Société des antiquaires de l'Ouest in Mémoires de la Société des antiquaires de l'Ouest et des Musées de Poitiers, 5e série, tome VIII (2002), à Poitiers. ISBN 2-9519441-0-1, p 18</ref>.
Geoffroy le Bel dit Plantagenêt naît au Mans et régnera sur le Maine et l'Anjou de 1128 à 1151. Marié en 1128 avec Mathilde d'Angleterre, il créé « l'empire Plantagenêt ». Son fils Henri II est proclamé roi d'Angleterre en 1154.
Renaissance: Capitale culturelle et religieuse
C'est ici que se serait réellement formé le groupe de la pléiade, autour de Jacques Pelletier. François Rabelais et Pierre de Ronsard connaissent bien la ville et cette rencontre avec les frères du Bellay est historique. Jacques Pelletier publiera dans ses Œuvres Poétiques une pièce de Ronsard et de du Bellay intitulée A la ville du Mans. Les funérailles de Guillaume du Bellay en 1543 sont un évènement national. René du Bellay sera plus tard le protecteur de Pierre Belon lorsqu'il passera dans la région. Il lui demandera notamment de lui procurer des essences rares pour son château de Touvoie, reconnu comme un véritable "paradis arboricole de la Renaissance"[citation nécessaire].
Développement industriel
Les XVIIe et XVIIIe siècles sont marqués par le développement de l’artisanat, notamment la production de cire et de textile.
Dour le textile, l’invention en 1650 d’une nouvelle étamine va permettre aux métiers à tisser du Mans d’avoir une renommée internationale (en 1740, deux tiers de la production étaient exportés à l’étranger).
Très vite, les Manceaux comprennent l’importance du chemin de fer. La population grossit et la ville s’étend.
En 1842, Ernest Sylvain Bollée installe sa fonderie de cloche et par la suite crée plusieurs grandes entreprises. Son fils, Amédée Bollée père crée plusieurs voitures à vapeur à partir de 1873. En 1896, Amédée Bollée fils fabrique sa première voiture à essence.
Avec l’essor de l’automobile, Georges Durand fonde l’Automobile club de la Sarthe qui devient bientôt l’Automobile club de l’Ouest (ACO). Il organise un premier grand prix en 1906, ancêtre de la célèbre course des 24 heures du Mans. Au début du vingtième siècle, le Mans est en plein essor économique. Et c'est aux Jacobins que se tient le plus grand marché de la région Ouest<ref>Enquête sur la reprise et le développement de la vie économique dans la Sarthe / Vantroys, Paul-Auguste , [1919], Chapitre IV: Marchés et foires dans la Sarthe</ref>. Les commerçants d'Indre et Loire et du Maine et Loire viennent en nombre pour connaître les prix de référence et ramener de quoi subsister dans les régions. Il vient également des marchands de Bretagne et de Mayenne. Avant la guerre, il absorbe même la plupart des marchés locaux du département. les matières négociées sont nombreuses: orge, blés, avoines, chanvres, pommes de terre... Le commerce de fourrage et de grain est même pratiqué. Le marché du Mans est la dynamique du territoire Ouest pour les produits indigènes, comme le sont à l'époque Marseille pour le Sud, Lille pour le Nord et Bordeaux pour le sud-ouest. Beaucoup de commerçants transitaires y achètent des produits Manceaux et Bretons pour les distribuer sur le bassin parisien et plus largement, la France entière. La foire aux oignons qui avait lieu tous les derniers vendredi d'août est restée comme une date symbolique car aujourd'hui encore se déroule à cette époque de l'année La Foire des 4 jours, l'une des plus grandes de France par sa capacité d'accueil et son succès.
C'est au Mans, par un autre passionné d'automobile que va passer la création de ce qui deviendra plus tard la sécurité sociale par Ariste Jacques Trouvé-Chauvel, inertie donnant plus tard naissance aux groupes d'assurances, de banques et de mutualités.
Parallèlement, l'aviation connaît ses premiers balbutiements initiés par Wilbur Wright invité par les frères Bollée, et c'est aux Hunaudières le 8 août 1908 que décolle le Flyer.
Urbanisme
Le Mans Métropole est une communauté urbaine formée par la ville du Mans elle-même, à laquelle s'ajoutent huit autres communes environnantes.
La ville
Vue des quartiers du Nord et du centre-ville depuis la butte Heuzé, située près de la rocade Ouest. Au centre, on repère la cathédrale Saint-Julien. Plus à gauche, le nord de la ville avec la Chasse royale ou encore la tour centrale de Coulaines. Plus à droite se détachent deux tours qui sont les hauts des Sablons. A droite de la Cathédrale, la tour Emeraude surplombe tous les autres bâtiments du centre-ville. A droite encore, au delà de la ligne de chemin de fer les quartiers de reconversion industrielle comme Saint-Georges. Puis viennent les bâtiments de la gare Nord avant le pôle tertiaire Novaxis-Novaxud.
</center>
La ville est très verte, près de 51 % des habitations de la métropole possèdent un jardin hérité de la tradition agricole et mutualiste des habitants de la cité. Son urbanisme, assez décousu, est très variable d'un secteur à l'autre et propose des zones d'habitations et d'activité denses comme des zones quasiment vierges. L'urbanisation actuelle touche tous les secteurs et comble petit à petit les nombreux espaces vierges ou faisant l'objet de restructurations. La ville est composée en grande partie de zones résidentielles dont les habitations sont majoritairement d'anciennes maisons ouvrières collées les unes aux autres, bâties dans un même style: la maison dîte "mancelle", symbole du passé de la ville. Des résidences HLM, très disparates d'un quartier à l'autre et des immeubles récents sont en opposition totale avec les anciens quartiers ouvriers. Le centre ville est tout aussi varié, on y trouve les plus grands immeubles de la ville, construits récemment (années 1970-80), comme la Tour Émeraude et des ruelles marchandes regroupant les maisons bourgeoises plus anciennes. Le vieux Mans propose quelques demeures conservées comme la maison de la reine Bérangère, les habitations les plus remarquables étant les hôtels particuliers, dominant la ville de par leurs placements en haut de la muraille romaine dans la Cité Plantagenêt. Les extrémités Nord et Sud de la ville sont réservées aux Zones Industrielles et Commerciales. Une ligne de tramway dessert les habitants depuis fin 2007 entre l'Université du Maine et le centre culturel Antarès ainsi que le quartier des Sablons.
Projets et réalisations en cours
La ville du Mans possède de nombreux projets pour son avenir proche :
- Un "Boulevard Nature" de 72 km de long tout autour du Mans reliant les sites remarquables autour du Mans.
- Nouveau pôle hospitalier spécialisé en maternité sera ouvert début 2009 (Pôle femme-mère-enfant).
- Un pôle d'échange multimodal (PEM - trains, tramway, bus urbains, taxis, vélos, cars départementaux et régionaux), incluant une nouvelle gare routière, sera achevé en Avril 2009 avec un nouvel hôtel de standing, un centre de conférence, 12 000 m² de bureaux.
- Un nouveau stade de football pour le MUC 72 avec 25 000 places prévu pour la saison 2010.
- Une Cité des Musiques qui regroupera l'École Nationale de Musique, ainsi qu'un pôle musiques actuelles et un pôle associatif d'ici 2010.
- L'espace culturel des Jacobins regroupant un multiplex cinéma de 11 salles ainsi qu'un théâtre de 822 places, en lieu et place du théâtre municipal actuel, place des Jacobins.
- Restitution de la flèche et des pyramidons sur le beffroi de la cathédrale du Mans.
- Dédoublement de la rocade Nord avec construction d'un passage tunnel sous l'échangeur de Coulaines d'ici à 2010.
- L'agrandissement du quartier d'affaires Novaxis, côté Gare Sud, avec un potentiel de surface de plus de 100 000 m² actuellement en construction.
- La mise en place de nouveaux tronçons de transport en commun en site propre pour compléter la deuxième ligne de Tramway afin de relier Bellevue à l'Espal.
- Un réseau ferré de transport periurbain via locomotives TER permettant de relier efficacement les différentes parties du Pays du Mans.
Démographie
Évolution démographique (Source : Cassini<ref>http://cassini.ehess.fr/ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui</ref>)
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes </div>
Le Mans était peuplée de 19 030<ref>Index Cassini des communes de France</ref> habitants en 1806, de 65 467 habitants un siècle plus tard (1906), les dernières estimations de l'INSEE pour 2005 faisaient état de 144 500 personnes.
Selon le dernier recensement général de la population de 1999, l'unité urbaine du Mans compte 194 825 habitants tandis que son aire urbaine en totalise 293 159. Le bassin d'emploi de la ville touchait environ 317 183 habitants en décembre 2007.
Au fil des siècles, la petite ville industrielle est devenue une ville à vocation régionale et nationale. Elle a bénéficié du développement des infrastructures et de la décentralisation industrielle d’après-guerre. Pour preuve, la ville enregistre un "pic" en 1975 avec 152 285 habitants. La croissance cependant, se stoppe net, dès les années 1980. La concurrence de villes proches, en particulier des centre régionaux que sont Nantes et Rennes ne lui ont pas permis de se développer davantage. Le Mans à cependant repris une certaine dynamique au cours des années 2000, notamment en s'imposant économiquement comme une ville stratégique pour tout le Nord-Ouest Français, la véritable "porte" entre Ouest et Île-de-France, entre Normandie et Centre. On constate ainsi continuellement un regain de développement démographique grâce à l'arrivée d'actifs en provenance de Paris qui souhaitent continuer leur activité salariale en région parisienne tout en vivant au Mans (55 minutes en TGV de la gare de Paris-Montparnasse), elle fait partie de la dernière couronne de la ville de Paris.
Administration
Le maire et les adjoints
Le maire est Jean-Claude Boulard (PS), il a été élu pour la première fois à cette fonction à l'issue du renouvellement du conseil municipal en 2001. Il est président de la communauté urbaine du Mans Métropole depuis 1983, il a été conseiller général de la Sarthe de 1976 à 2001 et député de la 5e circonscription de la Sarthe de 1988 à 1993 et de 1997 à 2002<ref>Notice biographique de Jean-Claude Boulard sur le site internet de la mairie du Mans.</ref>.
Les adjoints au maire sont actuellement Maryse Berger (progressiste), Yves Ollivier (Les Verts), Catherine Brulé-Delahaye (PC), Patrick Delpech (PS), Marietta Karamanli (PS), Patrice Perdereau (progressiste), Catherine Gouhier (Les Verts), Bernard Breux (PC), Jacqueline Pedoya (PS), Christophe Counil (PS), Dominique Niederkorn (Les Verts), Yves Calippe (PC), Françoise Dubois (PS), François Édom (progressiste), Annie Konne (PS) et Claude Jean (PS)<ref>Liste des adjoints au maire sur le site internet de la mairie du Mans.</ref>.
| La chronologie des maires du Mans
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Le conseil municipal
Lors de l'élection municipale du 9 mars 2008 la liste Continuons Le Mans pour tous (PS-Les Verts-PC-Progressistes et société civile) conduite par Jean-Claude Boulard a recueilli 58,90 % des suffrages exprimés (29 126 voix) et remporté 46 sièges au conseil municipal, la liste Ensemble, aimons Le Mans (UMP) conduite par Véronique Rivron a recueilli 26,26 % des suffrages exprimés (12 984 voix) et 8 sièges et la liste Le Mans démocrate (MoDem) conduite par Dominique Fanal a recueilli 6,17 % des suffrages exprimés (3 049 voix) et un siège. La liste Radicalement à gauche (LCR) conduite par Frédéric Madelin, la liste Lutte ouvrière (Lutte ouvrière) conduite par Yves Cheere et la liste Pour la défense et la reconquête des acquis sociaux et des services publics et pour la rupture avec l'Union européenne (PT) conduite par Jean-Pierre Dailly ont recueilli respectivement 4,69 % (2 321 voix), 2,25 % (1 111 voix) et 1,74 % (859 voix) des suffrages exprimés mais aucun siège au conseil municipal. La participation à ce scrutin s'est élevée à 54,18 % avec 52 036 votants sur 96 039 électeurs inscrits (45.82% % d'abstention)<ref>Résultats de l'élection municipale du 9 mars 2008 au Mans sur le site internet dédié de Ouest-France.</ref>.
Les membres du conseil municipal du Mans renouvelé lors de l'élection municipale du 9 mars 2008
Liste Continuons Le Mans pour tous (PS-Les Verts-PC-Progressistes et société civile) :
- Élus socialistes : Jean-Claude Boulard, Patrick Delpech, Marietta Karamanli, Jacqueline Pedoya, Christophe Counil, Françoise Dubois, Annie Konne, Claude Jean, Gisèle Poteloin, Michel Garier, Annie Danvert, Renée Kaziewicz, Charles Zimmer, Sylvie Guesdon-Plessis, Christiane N'kaloulou, Géraud Guibert, Nelly Heuzé, Stéphane Le Foll, Nicolas Landy, Olivier Biencourt et Moufidat Djamalil'ayli.
- Élus verts : Yves Ollivier, Catherine Gouhier, Dominique Niederkorn, Bernard Vétillard, Marc Deligny, Anne-Marie Choisne, Jean-Louis Prigent, Isabelle Sévère et Audrey Coco.
- Élus communistes : Catherine Brulé-Delahaye, Bernard Breux, Yves Calippe, Sophie Moisy, Martin Combe, Annick Vignez et Jean-François Soulard.
- Élus progressistes : Maryse Berger, Patrice Perdereau, François Édom, Chantal Hersemeule et Claude Picault.
- Élus de la société civile : Rolande Lancien, Abdelmajid el Arrasse, Anatole Compaoré et Ouafa Le Boterff.
Liste Ensemble, aimons Le Mans (UMP) :
- Élus UMP : Véronique Rivron, Alain Pigeau, Anne Beauchef, Jérôme Gautron, Isabelle Pivron, Loukmann Saïd El Hadi, Élisabeth Marti et Valentin Villarmé.
Liste Le Mans démocrate (MoDem) :
- Élu MoDem : Dominique Fanal.
Division administrative
La ville est divisée en douze cantons, avec un ensemble de 48 communes :
- Le canton du Mans-Centre est formé d'une partie du Mans (21 074 habitants).
- Le canton du Mans-Est-Campagne est formé d'une partie du Mans et des communes de Challes, Changé, Parigné-l'Évêque, Sargé-lès-le-Mans, Savigné-l'Évêque et Yvré-l'Évêque (26 891 habitants).
- Le canton du Mans-Nord-Campagne est formé d'une partie du Mans et des communes de Coulaines, Neuville-sur-Sarthe et Saint-Pavace (20 435 habitants).
- Le canton du Mans-Nord-Ouest est formé d'une partie du Mans et des communes d'Aigné, La Bazoge, La Chapelle-Saint-Aubin, La Milesse, Saint-Saturnin et Trangé (32 779 habitants).
- Le canton du Mans-Nord-Ville est formé d'une partie du Mans (19 528 habitants).
- Le canton du Mans-Ouest est formé d'une partie du Mans (16 445 habitants).
- Le canton du Mans-Sud-Est est formé d'une partie du Mans et de la commune de Ruaudin (25 371 habitants).
- Le canton du Mans-Sud-Ouest est formé d'une partie du Mans et de la commune d'Arnage (15 420 habitants).
- Le canton du Mans-Ville-Est est formé d'une partie du Mans (21 979 habitants).
- Les cantons d'Allonnes, de Ballon et d'Écommoy sont intégrés à l'arrondissement du Mans. Leurs chef-lieux sont leurs villes respectives.
La ville du Mans possède une mairie municipale principale installée dans l'ancien palais des Comtes du Maine, d'autres annexes officielles sont installées dans les plus importants quartiers comme Pontlieue. Pour les diverses élections, la ville seule possède 97 bureaux de votes réparties sur le territoire intra-muros.
Quartiers
La ville du Mans est divisée en 6 secteurs principaux pour pas moins de 72 quartiers. Cependant, nombre d'entre eux sont regroupés pour former une identité géographique plus importante. Tous ne possèdent pas de spécificités géographiques ou touristiques importantes. Cependant, un certain nombre d'entre eux, et surtout près du Vieux-Mans, possède une histoire riche que les généalogistes tentent de résumer encore et toujours.
Quartiers Historiques
- Le Vieux-Mans ou cité plantagenêt est le cœur de la ville du Mans. Emplacement touristique et historique phare de la ville, les actuels remparts l'enserrant son debout depuis le IIIe siècle de notre ère. La Cathédrale Saint-Julien trône sur le versant sud de ce quartier. Le musée de la reine Bérengère permet de conserver la culture du Maine. De nombreux hôtels particulier datant du XVIIe ou XVIIIe siècle sont également présents. Tous sont classés aux monuments historiques. On trouve également de nombreuses maisons à pan de bois qui sont parfois, postérieures à l'époque médiévale, certaines ayant même fait l'objet de reconstructions récentes à l'identique. Nombre de recoins de la cité médiévale ont inspiré des fables et des légendes mancelles, à l'image de la fameuse maison du Pilier rouge, ancienne demeure d'un exécuteur public. Le Vieux Mans est également un haut lieu de cinéma puisque des films comme Cyrano de Bergerac, Molière ou Jean de la Fontaine y ont été tournés.
- Le quartier du Pré est un ancien faubourg de la ville médiévale. Occupé dès le premier siècle de notre aire, c'est ici que fut installé la première église de la ville sous l'égide de Saint Bertrand. Situé sur la rive droite de la Sarthe, le quartier fut également le premier cimetière gallo-romain de Vindunum. On y trouve aujourd'hui le port du Mans ou l'école de théâtre Quai de Scène. Plus à l'est, on trouve le quartier de la Madeleine et le stade Léon Bollée. A l'ouest, on trouve le quartier Saint Georges et son parc artificiel situé sur l'île aux planches.
- Pontlieue est une ancienne commune de la Sarthe, aujourd'hui quartier de la ville. Il est situé au sud du centre-ville. Son nom provient du fait que le pont enjambant l'Huisne était situé à une lieue de l'église de la couture. Le quartier conserve la trace de la sanglante bataille du Mans. En contrebas de l'actuel pont de Pontlieue, se trouve les débris du pont des Vendéens. Ce dernier fut détruit afin d'empêcher les insurgés d'entrer au sud de la ville. Le quartier contient un échangeur multimodale permettant de passer du taxi au bus ou au tramway. La lune de Pontlieue est l'un des plus gros giratoire routier de la ville. Il s'agit d'un rond point à quatre voies déservant les trois artères du sud du Mans: la route d'Allonnes, celle de Tours et d'Arnage.
Quartier universitaire
- Le quartier du Ribay est l'un des plus récents. Il a notamment comblé le vide urbain entre la ville et le campus de l'université. Il s'agit avant tout d'un quartier résidentiel, mais sa proximité directe avec le technopôle de l'université en fait une zone dynamique. Les UFR de Lettres et Langues, sciences humaines, de sport, de sciences et de droit sont ainsi facilement accessible. Il en va de même pour l'ENSIM ou l'école d'acoustique du Mans. Le quartier est facilement accessible via les deux sorties de l'université, l'une sur la rocade du Mans, et l'autre sur l'autoroute périphérique A11.
Quartiers d'affaires et de commerce
- Le quartier Saint-Nicolas, aussi nommé quartier Emeraude ou République est le centre-ville du Mans. Il fut profondément modifié lors de l'opération percée centrale commencée le 2 Mai 1966. Cette opération de reconstruction, consistant relier les jacobins à la gare était en train depuis plus d'un siècle. Et c'est ainsi que le quartier englobe bien souvent la place des Jacobins et donc son quartier tout entier. Sur cette dernière place, on trouve deux théâtres: le théâtre municipal et le théâtre Paul Scarron. Sur la Place de la République, place majeure de la ville, passe la première ligne de tramway. L'église de la Visitation ou encore la maison d'arrêt y sont situés. Nombre de rues sont exclusivement commerciales, à l'image de la rue des minimes. Cette dernière ramène vers la place de la préfecture, puis vers les quartiers Gare Nord et Mission-Jean Jaurès. Le quartier est majoritairement commercial et touristique. Des enseignes internationales comme Lacoste, Les Galeries Lafayette ou Eden Park s'y trouvent. La présence de la Tour émeraude, ancien siège général des MMA, prouve l'ancienne dynamique commerciale que possédait le quartier.
- Le quartier Novaxis ou gare sud est devenu au cours des années 1990, le nouveau quartier d'affaire majeur de la ville du Mans, remplaçant ainsi l'ancien quartier Saint-Nicolas et sa percée centrale. Le quartier fut créé entre 1985 et 1989. Son essor est arrivé grâce à l'apparition du TGV dans la capitale du Maine. Ainsi, cela a permis à de nombreuses entreprises de se développer au Mans, tout en étant à moins d'une heure de Paris. De nombreux immeubles de bureau et à commencer par les MMA et La Poste y sont installés. On trouve également quelques magasins comme un Apple Store. Le quartier fut refait à neuf en 2006 et la tour Novaxis VII à été achevée au dernier trimestre 2007. Aujourd'hui complet et enclavé par les tours, le quartier poursuit son extension vers le sud avec la naissance en 2007 du nouveau quartier Novaxud.
- Le quartier Gare Nord est principalement développé autour de l'axe de l'avenue du Général Leclerc. Cette voie bénéficie du passage du tramway. De nombreuses boutiques et gares y sont installées. L'un des hôtels les plus réputés du Mans, le Concordia se trouve sur l'avenue. On trouve également des habilleurs, des magasins d'habillement "régionaux" (dédiés à la ville et à la Sarthe) ou encore des salons de thés. A l'extrémité nord de l'avenue, on trouve la rue nationale et la rue des minimes, deux axes très commerçants. Au delà, on entre dans l'hypercentre de la ville avec le quartier Saint Nicolas. Le quartier Gare nord permet également d'accéder au palais des congrès.
Jumelages
Le Mans réalisa le premier traité transfrontalier entre deux villes d'Europe en 836. Tout porte à croire que Le Mans ait été la première ville européenne en même temps que Paderborn à posséder un jumelage au sens moderne du terme. Il s'est agit du premier traité « religieux » entre deux villes de la communauté catholique. Cela fut conclut lors du transfert des vestiges de Saint-Liboire. La légende veut d'ailleurs que des miracles soient survenus au même moment dans le quartier de Pontlieue.
A l'ère moderne, Le Mans possède diverses jumelages européens. Au plus proche géographiquement, on trouve ceux avec l'Angleterre et la Russie. Rostov-sur-le-Don par exemple, dont le jumelage dure depuis une quinzaine d'années, est la plus grande ville du Sud-Est oriental de l'Europe élargie. Bolton est une métropole anglaise, notamment connue pour son équipe de football. La ville de Volos en Grèce est connue pour être le troisième plus gros port de Fret du pays. Tout comme Le Mans, elle possède un patrimoine historique important (période hellénistique). La ville a également accueilli les JO en 2004.
En Asie, Le Mans est liée à la ville nipponne de Suzuka, connue pour son circuit, composant une épreuve du championnat du monde de Formule 1. La ville est un faubourg de Nagoya, la troisième plus grande mégalopole du Japon.
Un jumelage culturel a été conclu en décembre 2007 avec la ville d'Alexandrie dans le cadre de recherches archéologiques sur le site égyptien de la part d'archéologues manceaux de renommée internationale, à l'image de Jean-Yves Empereur. L'association Sarthe-Alexandrie aussi appelée ACEA <ref>La vie Mancelle et sarthoise - Numéro 396</ref> est ainsi née et devrait se développer dans les prochaines années.
Partenariats
La ville est le point central de l'Espace Metropolitain Val de Loire-Maine, elle en est notamment la ville la plus peuplée. Cette association entre 8 agglomérations de différentes régions regroupe plus d'1,2 millions d'habitants avec pour pôles majeurs Le Mans, Tours et Orléans. Le but principal de partenariat reste la coopération économique, et notamment touristique.
Sécurité
Selon le quotidien Ouest-France et le magazine "Le Point", la ville du Mans serait la plus sûre de France pour l'année 2007-2008 avec des résultats d'élucidations, d'arrestations et de contrôles bien supérieurs à la moyenne nationale.<ref>Le Mans.maville.com Une police municipale au Mans : pour quoi faire ?</ref>. C'est sur ces sources que se base le refus d'instaurer une police municipale, qui serait certainement assez peu utile à la vue du travail déjà effectué. La ville du Mans est composée d'un commissariat central situé dans le quartier de la Mission, et de quelques autres postes présents dans l'agglomération. La caserne centrale de Gendarmerie de la ville, également située dans le quartier Mission est l'un des plus important centre de formation de France.
Politique
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A partir de 1947 jusqu'en 1977, la ville était dirigée par la droite, suite à la défaite du maire socialiste. En 1977, la ville est prise par le Parti communiste. Le maire, Robert Jarry, va ensuite rester populaire jusqu'à son retrait de la vie politique en 2001.
Le président de la Communauté Urbaine du Mans, Jean-Claude Boulard, est alors élu.
Le Mans a accueilli, du 18 au 20 novembre 2005, le 21e congrès du Parti socialiste.
Économie et recherche
Économie actuelle en chiffres
La ville compte trois technopôles avec le quartier Novaxis, l'Université-Ouest et le Technoparc Sud. Elle possède aussi une zone industrielle agro-alimentaire avec le pôle Vitaxis qui regroupe plus de 2000 emplois. Trente zones industrielles et commerciales se trouvent sur Le Mans et les communes de la métropole. Une zone franche urbaine (ZFU) est présente aux Sablons.
Économie industrielle
L'industrie est apparue au Mans à la moitié du XIXe siècle. Plaque tournante du Maine et de tout l'ouest français. La métallurgie s'est beaucoup développée à l'intérieur même de la ville. Les chemins de fer ont également employé beaucoup de ruraux des alentours. L'ouverture vers Paris, puis vers la Bretagne a permis au Mans de développer son industrie. Les matières premières arrivaient alors par bateaux, du temps où la ville possédait 3 ports "moyens". Les ports de Allonnes, de Arnage et du Mans étaient des petites plaques tournantes pour acheminer vers les différents endroits du Maine. Ce moyen d'acheminement n'ayant jamais pu se développer du fait de la concurrence du chemin de fer.
La gare de triage au sud de la ville, qui aujourd'hui a du mal à se rentabiliser, est le symbole d'une époque où l'industrie de la cité était florissante. Jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, Le Mans est, avec Saint-Étienne, l'une des villes les plus industrielles de France. Elle soutient la comparaison avec la gare tourangelle de Saint-Pierre-des-Corps. L'industrie du département de la Sarthe est alors essentiellement tournée vers l'agroalimentaire. Le département conserve d'ailleurs sa dominante rurale en dehors de la ville. Après cette époque de regain pour la cité, la chute n'en est que plus forte. La population du Mans a dépassé les 100 000 habitants vers 1950. Elle n'augmente plus dans les années 1970 et dimininue même quelque temps. La population augmente à nouveau au début des années 1980 mais moins fortement que chez ses puissantes voisines. Au début du XXIe siècle, Le Mans est encore, avec Nantes et Rennes, l'une des trois villes les plus influentes de l'Ouest. Le déclin économique lié à la désindustrialisation explique sa moindre croissance démographique. Sa reconversion est toujours en marche. Aujourd'hui, le Mans est à dominante largement tertiaire. Elle accueille dix fois plus d'employés d'entreprises qu'elle ne forme de diplômés supérieurs.
En agroalimentaire, le grand nom de Yoplait y concentre un pôle majeur. L'automobile voit Renault notamment et le Japonais NTN. Initiée par la famille Bollée, l'industrie automobile prendra une place primordiale dans le développement industriel de la ville.
La période d’entre-deux-guerres est marquée par l’installation de l’usine Renault en 1936. L’usine va profiter de l’économie de guerre en 1940 en produisant des pièces pour les Allemands. Après la guerre, l’usine va se développer. Elle constitue, encore aujourd’hui, la plus grande concentration ouvrière du Mans. D’importantes entreprises spécialisées en électronique se sont installées à la suite de Renault tels Schneider Television, Glaenzer Spicer, Philips, Souriau, etc. Le Mans conserve des entreprises tertiaires comme pour les services : centres d'appels Mondial Assistance, B2S (n°2 Français), Eurofil, The Phone House ou l'Argus assurance. Les assurances mutualistes telles MMA, MAAF, Groupama, Crédit agricole, Caisse d'épargne sont également implantées dans la cité. D'ailleurs, Le Mans était, et est toujours avant tout, une ville d’assurances en particulier avec la fondation en 1828 de la Mutuelle immobilière du Mans qui après de multiples évolutions, constitue désormais le groupe MMA. L’ACO, soutenue par ces entreprises, s’est développée et est l’organisateur des 24 heures du Mans, cela grâce à la construction de circuits et l'inertie de l'industrie automobile dans la cité.
Cette augmentation du parc industriel va provoquer un afflux de la main-d’œuvre dans l’agglomération mancelle. La ville va mettre 25 ans à sortir de la crise du logement d’après-guerre. Il en résultera également un manque d’infrastructures et de services, notamment en matière de formation. À partir de 1960, on crée une branche universitaire scientifique. Elle est une annexe de l'université de Caen.
Industrie et développement géographique
La ville s’est composée en industries et en population à la seconde moitié du XIXe siècle. Le Mans absorbe les bourgs alentours et les faubourgs proches comme Sainte-Croix. Ceux-ci sont aujourd’hui de véritables quartiers. En 1855, Saint-Georges et Saint-Pavin sont rattachés à l’Est de la cité. En 1865, c’est au tour de Pontlieue d’être intégré au Sud. L’augmentation du nombre d’habitants est importante. Alors qu’en 1851, la cité comptait 27 000 habitants, ce sont 45 000 citadins qui sont décomptés en 1866. Déjà, le territoire est rempli mais très incomplètement. Les espaces résidentiels sont alors nombreux, les vastes zones d’activité ferroviaires apparaissent au lendemain de l’arrivée du train en provenance de Paris. La première phase de croissance se situe juste après 1854, alors que l’agglomération entre dans l’époque industrielle. Le matériel ferroviaire, les manufactures de tabac, les fonderies et les usines mécaniques sont en plein développement. C’est également la naissance de la première entreprise tertiaire au Mans : la future filière MMA.
La deuxième phase de croissance se situe dès 1920. La ville obtient le bénéfice de nombreuses délocalisations stratégiques. Les fabriques de munitions apparaissent à l’aube de la seconde guerre mondiale tout comme les usines de moteurs d’avions. En 1936, les espaces d’occupation de Renault amènent à une certaine dynamique économique. L’électrification de la ligne Le Mans-Paris renforce la position de la ville en temps que « étoile ferroviaire de l’Ouest ». Après la seconde guerre mondiale, ce sont environ 5000 employés qui travaillent tous les jours pour la SNCF. Le Mans devient la seule cité industrielle de l’Ouest alors que Saint-Nazaire est ouvert sur la mer et que les gares de Rennes ou de Nantes sont trop éloignées de Paris. La troisième phase est celle des « trente glorieuses ». Pourtant la SNCF ne compte plus que 3600 salariés en 1974. À l’inverse, les Comptoirs Modernes, créés en 1928 emploient de plus en plus de personnes. Renault reste la plus grande usine du département avec 10 000 emplois toujours en 1974. Le mouvement migratoire devient fort, mais pour un éloignement de la ville. Alors qu’en 1975, une grande phase de désindustrialisation touche Renault et les Mutuelles du Mans, de nouvelles activités révolutionnent l’activité économique. Les services publics et marchands apparaissent lentement. La tertiarisation dans la ville du Mans s’avère lente. Le débordement de l’urbanisation hors des limites municipales bas son plein depuis 1960. Les 2 communes principales à bénéficier de ces migrations sont les deux plus importantes de la 1re couronne : Allonnes et Coulaines. Allonnes se construit comme une ZUP alors que Coulaines, plus proche de la ville du Mans se développe en lotissements de petits immeubles. Pour la seconde fois, la cité englobe les bourgs environnants. Cependant, la péri-urbanisation continue à se faire sous la forme d’un étalement résidentiel discontinu. Viennent dès les années 1980, les communes alentours comme la Chapelle Saint-Aubin ou Saint Saturnin au nord ou se construit une nouvelle zone commerciale. La zone du Polygone au Sud, construite dès 1960 concentre également une forte activité professionnelle. Les deux zones industrielles et commerciales, Nord et Sud, proposent des activités de transport, de commerce ou de services aux entreprises comme aux particuliers.
La nouvelle ère : entre stagnation et progrès
Les années 1980 sont marquées par la création de nouveaux axes de communications : les lignes TGV qui relient Paris à l’ouest de la France passent par le Mans pour desservir Nantes et Rennes. Les autoroutes relient Le Mans à Paris, Alençon, Rennes, Nantes, Tours, Caen et Rouen/Calais, ce qui a eu pour effet de dynamiser le tissu économique. Son identité est largement entachée par son rôle de simple « relais » de l'Ouest, et se trouvant éloignée du reste de la région des Pays de la Loire.
Son histoire et son économie se sont basées sur les matières premières et les infrastructures industrielles nouvelles en matière de transport. Cependant le Mans a beaucoup perdu de son importance avec la perte de vitesse de la production industrielle. Entreprises fermées, ville perdant ses habitants... Les circonstances ont été ressenties dès la fin des années 1990. Paradoxalement, alors que les couronnes mancelles gagnent en puissance, la ville-centre voit son rythme de croissance s’affaiblir, jusqu’à obtenir un variation négative. Ce sont les périphéries qui en profitent. À partir de 1960, on crée une branche universitaire scientifique. Elle est une annexe de l'université de Caen. En 1969, on crée un IUT pour répondre à la demande de formations techniques pour l’industrie. L'université se développe, apparaissent progressivement des secteurs lettres ou droit. Elle devient indépendante à partir de 1977. Ses bâtiments construits comme des préfabriqués sont marqués par leur temps, symbole d'une construction "rapide". La création de cette petite université, initiée dès 1967, a apporté quelques 10 000 étudiants au fil des années. Cependant, le refus de l'État d’ouvrir un CHU à l’Hôpital Nord a très nettement ralenti ses chances de devenir grande-ville universitaire. Quelques technopôles ont cependant amenés le Mans à prendre une place importante dans le secteur tertiaire. Le technopôle Novaxis situé à la Gare Sud est le plus récent et bénéficie de meilleur emplacement stratégique des trois. Le technopôle de l’Université, quoiqu’un peu excentré, bénéficie de sa propre sortie autoroutière et de sa proximité avec la faculté des sciences ou des sciences économiques. En 1999, le territoire de la CUM est urbanisé à 72% seulement, alors que les espaces résidentiels ne représentent que 1/3 de la surface totale. Cependant, le Mans conserve la grande majorité de la population de la communauté urbaine, du fait du petit nombre de communes impliquées. Ce sont ainsi les 3/4 de la population qui résident dans la ville-centre. Depuis le début des années 2000, la ville du Mans a décidé de remédier à ce problème de « fuite métropolitaine ». La cité a perdu beaucoup d’habitants entre 2003 et 2006, spécialement à cause de la reconstruction de nombreuses parties de la ville. C’est dans cet optique que de nouveaux bâtiments sont créés aux extrémités urbaines encore non occupées, et notamment à l’Ouest, près de l’Université. La présence du tramway, devrait permettre d’attirer de nouveaux habitants. Les « parkings-relais » du tramway sont spécialement conçus pour l’accueil des visiteurs ou des habitants de la métropole, afin qu’ils puissent profiter du nouveau moyen de transport de la ville. Sa position entre Paris et l'Ouest aura également beaucoup apporté pendant les périodes de « relâchement ». D'un point de vue tant économique que géographique, le passage de l'équipe de football locale en division professionnelle a permis un regain de popularité de la cité au niveau national, et a « dopé » la fréquentation du stade.
Le Mans accueille le siège social de la société des assurances MMA et le GIE Sesam Vitale créateur et distributeur de la carte Vitale, implantés dans le quartier d'affaire Novaxis.
Le Mans est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie du Mans et de la Sarthe. Elle gère l'aérodrome Le Mans-Arnage et quelques écoles de formation supérieure.
La communauté Le Mans nord entreprise, créée en juin 1999, réunit 70 des 430 entreprises situées en périphérie nord de la ville. Cette confédération englobe de nombreuses sociétés sur un rayon d'une dizaine de kilomètres qui forment un pouvoir économique important et siège au conseil de la communauté d'agglomération. Employant environ dix mille salariés sur une superficie de 100 000 m², elle tend à se faire concurrencer par la zone Sud et notamment le « Family Village » ouvert récemment. La communauté au Sud, près des Hunnaudières et d'Antarès, est en pleine expansion alors qu'elle accusait un retard certain ces dernières années, face à la zone Nord, desservie par la porte de l'Océane.
Transports
Voies de communications
L' A 11 (Paris-Nantes), l'A 81 (Le Mans-Rennes) et l' A 28 (Rouen-Tours) desservent la ville et son agglomération. Grâce aux derniers travaux de l'A28, la ville se place au centre de la liaison Angleterre-Espagne.
Le Mans est le carrefour de l'Ouest français pour les flux descendant de Paris vers la Bretagne et le reste des Pays de la Loire, la ville dispose de liaisons TGV.
L'aérodrome Le Mans-Arnage accueille environ 44 000 personnes par an. Un port, non loin du centre ville (tourisme fluvial) complète les dessertes.
Transports en commun
Le réseau (SETRAM) desservant l'agglomération est composé de 34 lignes de bus (dont 14 scolaires), et une ligne de tramway. La présence du tramway répond à une nécessité pour les besoins de déplacement d'un bout à l'autre de la ville tant les trajets en bus peuvent être longs. Avec 15,4 km de voies, la ligne principale comporte 29 arrêts. La fréquentation est d'environ 43 000 passagers chaque jour. Les bus s'arrêtent à de nombreuses parties de la ville ainsi que les communes de La Chapelle-Saint-Aubin ou Yvré-l'Évêque, des villes périphériques éloignées du centre ville.
Rue Gambetta le Mans 06.10.07.JPG
Ligne du Tram rue Gambetta .
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Place du 117e R.I le Mans 06.10.07.JPG
Ligne du Tram place du 117e R.I .
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Arr t T.Monod tram le Mans 06.10.07.JPG
Station de Tram Théodore Monod au Mans.
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Le Mans - Straßenbahn - Netzplan.png
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Circulation intra-muros
Le Mans possède ses propres boulevards periphériques, les uns dépendent du service municipal, les autres du réseau Cofiroute ou ASF. Les ruelles du vieux Mans, dont l'accès en voiture n'est autorisé qu'aux riverains, peuvent laisser passer un véhicule pour la plupart mais elles sont très peu larges. Le centre ville est très piétonnier, ainsi la place de la République est aujourd'hui fermée aux automobilistes, un parking souterrain de grande taille y a été créé en sous-sol pour permettre d'accéder au centre ville sans peine, la circulation en plein centre ville y étant assez difficile. De nombreuses pistes cyclables sont disposées sur les grands boulevards et les principales avenues. En tout, ce sont 129km qui sont réservés aux vélos dans la ville, depuis le projet directeur adopté en 1997<ref>Site officiel de la ville</ref>.
Une déviation nord a été créée pour désengorger la commune de Saint-Saturnin. Le tunnel du Mans est également un édifice important de l'infrastructure routière. Creusé en seconde moitié du XIXe siècle, il permet aux automobiles de gravir la colline du vieux Mans et d'entrer rapidement au centre de la ville, l'édifice est toujours utilisé aussi bien en ascendant qu'en descendant. Des voies cyclables ont été aménagées et la circulation se fait en deux fois une voie. Longtemps la ville s'est vue privée de grandes voies de circulations à l'intérieur de la communauté. Jusqu'aux années 1970, l'infrastructure routière était insuffisante pour la ville: voies trop étroites, manque de routes pour divers points stratégiques... Dès 1962, on remarque que la ville n'a pas les infrastructures nécessaires par rapport à son nombre d'habitants (142 000 en 1962) dû à une croissance "anarchique" de la ville. On dit alors qu'elle a grandi "trop vite" pour se doter d'infrastructures performantes<ref>Maine-Anjou, Paul Wagret, Ed: Horizons de France, 1968, p 44</ref>. Le Mans se concentre depuis les années 2000 sur les transports en communs avec l'aménagement du tramway et surtout des "parkings-périphériques" en vue de réduire le nombre d'automobiles intra-muros. En Avril 2009, le projet de la deuxième ligne de tramway entre l'Espal et Coulaines a été validé<ref>http://www.lemans.maville.com/actu/tramway_detail_-La-deuxieme-ligne-de-tramway-trace-son-chemin_8715-856846_actu.Htm</ref>. Un autre projet, celui d'un Busway entre la gare sud et Allonnes est en finalisation.
Les années 1960 ont marqué une reprise en main du service technique des routes, comme l'indique le SDAU de 1967. À l'image de la "percée centrale" en centre ville qui a vu raser une grande partie du centre historique, le réaménagement routier à été obligatoire pour le développement. Il n'a jamais été pleinement achevé. Qu'il s'agisse de la rocade ou du périphérique autoroutier, aucun des deux n'est achevé en véritable boucle. À l'intérieur, les boulevards et les avenues à 2 voies ne suffisent pas toujours. Certains axes majeurs demeurent eux à une seule voie et sont laissés à demi aux voitures, à demi aux piétons et cyclistes, à l'image de la rue Nationale, l'une des principales rues marchandes.
Sports et loisirs
Automobile
La ville dispose de deux équipes de sport de haut niveau en basket et en football, mais est mondialement connue pour les 24 heures du Mans, course d'une durée de 24 heures, déclinée pour les voitures, les motos, les kartings et même les camions. Cette compétition, créée en 1923, est la course d'endurance la plus célèbre en France et dans le monde. Les équipes sont constituées de trois pilotes qui conduisent en se relayant. Plusieurs catégories de voitures sont inscrites à la course. L'influence de cette compétition est énorme, autant en France que dans le monde entier. De même, les droits télévisés s'exportent de plus en plus et se vendent de mieux en mieux. La renommée de la ville va jusqu'au Japon : les télévisions tokyoïtes se sont battues pour obtenir les droits télévisuels de l'édition 2004.
Il existe aussi les 24 heures roller et la 25e heure du livre (anciennement les 24 heures du livre, l'ACO étant assez chatouilleuse quant à l'utilisation du nom « 24 heures de... »). Le Mans accueille également depuis quelques années le Grand Prix de France moto, la plus grande réunion de France et l'une des plus grandes d'Europe des amateurs motocyclistes. La ville possède donc une forte influence et un fort rayonnement sur la France autant que sur l'Europe, puisque nombreux sont les Anglais à traverser la Manche afin d'assister aux diverses épreuves sportives automobiles organisées. Le Mans possède son propre musée de l'automobile, non loin de l'aérodrome. On peut y admirer des prototypes uniques. Nombreux sont les visiteurs réalisant le « pèlerinage » dans la ville mondialement considérée comme le berceau de l'automobile et du sport automobile en général.
Basket-ball
le MSB (Le Mans Sarthe basket, anciennement SCM) est une équipe de Pro A de basket-ball. Le MSB affiche un beau palmarès en étant quadruple champion de France (1978, 1979, 1982 et 2006), quintuple vice-champion de France (1970, 1974, 1980, 1981 et 1983), double vainqueur de la Coupe de France (1964 et 2004), et double vainqueur de la Semaine des as (2006 et 2009). Le MSB est un des meilleurs représentants du basket français sur le plan européen, au même titre que Villeurbanne. Qualifié continuellement saison après saison pour la Coupe Korac ou l'Euroleague de basket (ligue des champions du basket européen), Le Mans peine encore à atteindre les hauts rangs de cette compétition. Malgré tout, en France, sa renommée et son palmarès témoignent de l'excellence du club. Le dôme du club est la salle Antarès.
Football
Le MUC 72, équipe de football joue en Ligue 1 depuis 2005. Le club a passé plus de douze saisons en ligue 2 avant de monter pour la première fois en 2003. Relégué l'année suivante, le club refera l'ascenseur inverse lors de la saison 2004-2005. Afin de développer le club, un nouveau stade sera construit dans le sud de la ville, non loin d'Antarès. Il aura une capacité d'accueil de 25 000 places assises, contre environ 17 000 places dont environ 13000 assises au stade Léon-Bollée. Premier stade français qui sera financé par un partenaire privé (groupe d'assurance MMA qui a son siège au Mans), il s'appellera le MMArena et devrait voir le jour en 2010. Il ne s'agit pas d'une concession comme pour les transports en commun mais d'un naming. La société d'assurance versera environ 1 M€ par an pendant 10 ans en l'échange de quoi, le stade portera le nom de l'investisseur. Il s'agit là d'une première française qui est vouée à s'étendre (à Lyon et Lillepar exemple). Le Mans possède 16 autres clubs de football licenciés intra-muros et 15 dans la communauté urbaine. On citera par exemple le F.C Le Mans ou le S.P.C Moderne.
Le Mans possède un skate park couvert non loin de l'université-technopole à l'ouest de la ville, témoignant de l'intérêt des manceaux pour les disciplines comme le roller ou le skate. En outre, Les 24 heures roller, compétition initiée depuis une dizaine d'années, rassemble de nombreux sportifs venant de toute la France. Elle permet de patiner par équipes pendant 24 heures sur le circuit Bugatti.
Break Dance
Le Break-Dance est un sport neuf, or l'actuelle meilleure équipe de France est celle du Mans. Les Kombo/Legiteam Obstruxion sont champions de France en titre 2006 et 2007 alors qu'ils ont fini à la 4e place lors des derniers championnats du monde, organisés en Corée en Mars 2007. La troupe ne compte pas moins de 22 titres de champions, rien que pour l'année 2006-2007. Ce groupe de 13 garçons et 2 filles est reconnu nationalement et internationalement. Ils sont qualifiés comme uniques participants français pour les championnats du monde en Allemagne, le 20 octobre 2007. Ce sport s'est révelé dans de nombreux quartiers de la ville tandis que la MJC "Plaine du Ronceray" est le principal lieu de rencontre pour voir les champions de France.
Les principaux clubs sportifs
Patrimoine
Patrimoine architectural
Monuments romains
La vieille ville est entouré d'une enceinte romaine polychrome construite à la fin du IIIe siècle, encore très bien conservée. Elle constitue le plus important témoignage de l'architecture militaire du Bas-Empire en France, c'est l'édifice le mieux conservé d'Europe, après la ville de Rome<ref>Joseph Guilleux, L'enceinte Romaine du Mans, page 5</ref>. La ville appartient aux villes et pays d'art et d'histoire faisant partie des villes rouges. Seules quatre autres villes ont porté ce titre en France avec Lyon ou Limoges. Cela provient de la couleur des matériaux utilisées aux IIe et IIIe siècles par certaines tribus pour bâtir les murs d'enceinte des cités. <ref>Joseph Guilleux, L'enceinte Romaine du Mans, page 9</ref>
Les thermes de Vindunum sont aujourd'hui enfouis sous l'école des Beaux-arts du Mans, au sud-ouest du mur d'enceinte. Plusieurs salles d'exposition souterraines permettent de redécouvrir le monument dans les meilleures conditions. Pour autant, peu de vestiges ont pu être mis au jour, notamment à cause de l'urbanisation environnante. Les thermes furent découvert par hasard en 1980, lors de travaux d'aménagement.
De Vindunum subsistent également plusieurs domus, dont la plus visible est celle des Halles. Le forum est situé sous la cathédrale, au point le plus haut de la colline du Vieux-Mans ; ses vestiges ne sont pas visibles. Il en est de même pour l'amphithéâtre dit « arènes du Mans », situé au sud-est de la place des Jacobins, sous des constructions postérieures. Cependant, des recherches sont toujours en cours, qui détermineront sans doute son importance exacte. Au début des années 1990, on parlait d'un édifice modeste d'environ 7 000 places, mais les recherches de Didier Travier en 2007 font état d'un édifice aux dimensions encore supérieures à celles des arènes de Nîmes <ref>La Vie Mancelle et Sarthois, Les arènes du Mans, numéro 403, Janvier 2009</ref> <ref>Didier Travier, Les Jacobins, urbanisme et sociabilité au Mans,éditions de la Reinette, Le Mans, 2007 (ISBN 978-2-913566-47-7)</ref>.
Monuments du moyen-âge
- La cité Plantagenêt est l'une des villes moyenâgeuses les mieux conservées en France. À l'intérieur de la muraille, se trouve le quartier appelé « Vieux Mans » (ou « vieille ville du Mans »), où la plupart des maisons datent de la Renaissance. On peut citer notamment la maison d'Adam et Ève, les hôtels de Clairaulnay et de Vaux. Récemment, le nom de « cité Plantagenêt » a été donné à la vieille ville. Cet ensemble, très bien conservé, est rarement troublé par les aménagements modernes. Tout autour se développent des attractivités au fil des années. Le plus connu est la nuit des chimères se déroulant tous les étés. Le lieu est également plébiscité pour de nombreux tournages de films et téléfilms historiques. C'est dans cette partie de la ville que sont canalisés la majorité des édifices historiques importants, parmi lesquels un grand nombre d'édifices religieux et d'hôtels particuliers. Quant à la ville moderne et les quartiers du plein centre-ville bénéficient de subventions de la part de la municipalité afin d'effectuer un embellissement architectural sur les habitations.
- Le monument le plus remarquable est la cathédrale Saint-Julien, qui combine l'art roman — pour la nef — et l'art gothique — pour le chœur et l'abside. Elle possède l'un des plus beaux chevets gothiques, haut de 33 m. Ses sept pans, sa triple élévation, ses arcs-boutants divisés en « Y » donnent une impression de foisonnement grandiose, renforcé par sa situation avantageuse dominant la grande place des Jacobins. Elle a été construite entre le XIe et le XVe siècle. Les vitraux, pour la plupart du XIIIe siècle, sont d'une très grande qualité. L'un d'eux, du XIIe, dit de « l'Ascension » serait l'un des plus vieux d'Europe. Personne n'a sans doute mieux dit la beauté de cette cathédrale que Paul Claudel dans son journal intime de 1925: "J'étais loin de m'attendre à cette chose superbe. Taillée dans un pur froment de lumière, dans un rayon angélique que par endroits un rose délicat vient colorer."<ref>http://www.paul-claudel.net/oeuvre/journal.html</ref>
- Le patrimoine religieux est le plus important dans la ville. L'église Notre-Dame de la Couture (romane avec façade gothique et voûte angevine) est un exemple. Cet édifice est d'un style proche de celui de la cathédrale d'Angers. Une ancienne abbaye qui lui est contiguë abrite aujourd'hui la préfecture de la Sarthe. Ses bâtiments constituent un remarquable ensemble du XVIIe comprenant un très bel escalier. L'ancien hôpital de Coëffort (gothique) ou Notre-Dame-du-Pré (Romane) sont également des édifices proches du centre-ville et possédant des architectures typiques.
- L'abbaye de l'Épau est une ancienne Abbaye Cistercienne fondée par la reine Bérengère de Navarre en l'an 1229. Elle fut incendiée de nombreuses fois depuis le moyen-âge jusq'à la révolution où elle finit par servir de grange champêtre. Le gisant de la reine Bérengère se trouve aujourd'hui encore dans la salle capitulaire. L'abbaye fut abandonnée pendant de nombreuses années à différents propriétaires s'en servant pour toues sortes de choses. Elle finit par être rachetée par le conseil départemental en 1958. L'abbaye est aujourd'hui visitable mais surtout accueille toutes sortes d'événements culturels comme le Festival national de musique classique de l'Epau. L'édifice se situe à 4 kilomètres à l'Est du Mans, sur la rive gauche de l'Huisne, à la jonction du territoire de la commune d'Yvré-l'Évêque.
- La collégiale Saint-Pierre-La-Cour est d'abord une église édifiée intra muros au Xème siècle, a la suit des invasions normandes du IXème siècle. Elle rebâtie par Henri II Plantagenêt en 1175 avant qu'elle ne soit de nouveau agrandie en 1267 avec le soutien de Charles III d'Anjou.<ref> Revue du Bulletin de la Société d'agriculture, sciences et arts de la Sarthe, Présentation de la collégiale de Saint-Pierre-de-la-Cour par Etienne Bouton, 1995</ref> Elle borde l'ouest de la muraille gallo-romaine, tout près des jardins de Scarron. Il s'agit de l'ancienne chapelle seigneuriale des comtes du Maine. La partie visible aujourd'hui n'est en fait que la partie inférieure d'une double église superposée. Subsistent aujourd'hui deux nefs à six travées coiffées de voûtes sur croisées d'ogives<ref>http://www.lemanstourisme.com/dnn/menus/LesMus%C3%A9es/Coll%C3%A9gialeSaintPierrelaCour/Histoiredulieu/tabid/1031/Default.aspx</ref>. De 1900 à 1939, son sous-sol fut transformé en musée archéologique. Délaissée pendant la guerre, elle sert d'entrepôt aux réserves des musées du Mans jusqu'en 1977. Puis, elle est remise en état dans les mêmes temps que l'Abbaye de l'Epau. Elle est aujourd'hui un lieu d'expositions temporaires et de représentations musicales. Cependant, les travaux ne rénovations se poursuivent.
Monuments de la Renaissance
- Le Grabatoire est une demeure canoniale bâtie entre 1538 et 1542 par Jean de Courthardy, évêque du Mans, en accord avec les membres du Chapitre de la ville<ref>François Dornic, Histoire du Mans et du pays Manceau, page 128, Planche IX</ref>. L'architecte du bâtiment fut Simon Hayneufve. Il ne s’est jamais agit d’un hôpital comme le laisse supposer le pôle religieux auprès duquel il est bâti. En revanche, il fut certainement reconstruit à la place d'une ancienne maison de soin dédiée aux pèlerins. En 1585, la ville réussit à reprendre l'édifice en en devenant locataire attitré auprès du Chapitre. Y résident désormais les gouverneurs de la province du Maine. En 1612, Le maréchal de Lavardin alias Jean de Beaumanoir, y reçoit le jeune Louis XIII. Le gouverneur y soigne la régente, Marie de Médicis, tombée malade durant le voyage. L'édifice sera revendu comme bien national à la révolution, puis récupéré rapidement par l'évêché du Mans. Les rénovations de 1906 et 1907 ont achevé l'édifice qui n'avait jamais été fini faute d'argent, au moment de sa création. Sans posséder de monuments architecturaux monumentaux, ce bâtiment est cependant une réplique à l'identique d'un bout de quartier urbain de l'époque François Ier. De plus, il possède une taille peu commune pour un hôtel particulier.<ref>Revue La Province du Maine XV, 1907; Le Grabatoire au Mans par l'abbé Louis Froger</ref>
- Certaines réalisations ne sont cependant plus là pour témoigner du passé du Mans. Le Château du Mans, par exemple, a été détruit sur l'ordre de Louis XIII, en 1617.
- La maison des deux amis
- La maison du pilier rouge
- L'hôtel Denizot
Monuments du XIXè siècle
- Le Musée de Tessé est un hôtel privé du XIXe siècle, ancien palais épiscopal. C'est l'un des deux grands musées du Mans avec le musée le nouveau musée d'archéologie. Le musée fut l'un des 20 premiers créés après la révolution française. Aujourd'hui, il est reconnu pour posséder des collections égyptiennes de grande valeur ainsi que des représentations picturales de premier ordre. Ces dernières vont du XVIIème au XIXème siècle.
- Fichier:MHistorique.svg L'hôpital Etoc-Demazy voit le jour en 1834. Il est censé permettre aux aliénés d'être gardés ailleurs qu'à l'hospice des prisons du Mans. Hippolyte Lebas conçoit les plans en 1818 et la construction est lancée deux ans plus tard. Le lieu choisi pour l'implanter est celui d'un ancien hôpital pour contagieux fondé en 1584. C'est le docteur Gustave Etoc qui est nommé premier directeur de l'établissement, il donnera son patronyme à l'hôpital. L'édifice, toujours en activité, est composé de 8 corps de bâtiments. Son architecture originale suivait à la base les concepts du spécialiste toulousain Jean-Étienne Esquirol. L'édifice a reçu l'appelation de monument historique en 2001 surtout grâce à sa chapelle, son élevation ou sa conciergerie. L'aile dite des agités et l'amphithéâtre de dissection ont conservé leur disposition d'origine.
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Bâtiments d'architecture contemporaine
- Le renouveau de la ville à apporté des bâtiments à l'architecture plus recherchée et plus futuriste. Le meilleur exemple reste la salle polyvalente Antarès, peinte en blanc immaculé et arrondie en forme de soucoupe volante. Le stade Léon Bollée fait lui aussi partie du patrimoine contemporain de la ville. Dessiné sur la base du Vélodrome Léon Bollée au début du siècle, le bâtiment à vu se succéder les modifications et les agrandissements pour atteindre aujourd'hui une capacité d'accueil de 17 000 personnes environ. Aujourd'hui, ce dernier ne peut plus être agrandi car englobé par les bâtiments alentours. La création d'un nouveau stade est très sérieusement à l'étude. Un stade polyvalent de 25 000 pour les compétitions sportives pourrait voir le jour au Sud de la ville, non loin du circuit des 24 heures. Le Palais des congrès, construit à la fin des années 1980 est au même titre que la Médiathèque Louis Aragon, un monument contemporain imposant. Tous deux dominent la Sarthe à quelques mètres du centre-ville.
- L'hôpital Nord est lui, un excellent exemple de la mixité architecturale qui est opérée dans la ville. Alors que son bâtiment principal est un ancien hôtel particulier, les locaux l'entourant sont eux, bien plus récents. ils ont été reconstruit dans les années 1970. La construction en cours d'un pôle Femme-Enfant illustre de mieux en mieux cette rencontre improbable de différentes générations d'architecture. Le centre-ville montre lui aussi une rencontre improbable des genres. La cité Judiciaire forme un bâtiment imposant à nombreux étages et à vitres réfléchissantes, tout comme le centre Jacobins. En face, la cathédrale lui oppose son histoire et son architecture traditionnelle et ancienne. La cité Judiciaire à été construite au cours des années 1990. Non loin, un exemple plus ancien est en train de disparaître.
- Tour Émeraude<ref>Le Mans Notre ville N°289, Spécial été 2007, "Embellir le cœur de ville" p 18-19</ref> à longtemps été le symbole de l'assureur MMA dans la ville du Mans. Créée en 1975, haute de 55 mètres et 16 étages, cette tour est la plus haute du centre ville. Elle comporta longtemps une architecture spécifique du fait de ses fenêtres à couleur roses-orangée. Aujourd'hui, la tour est réaménagée et son habillage est refait afin qu'elle abrite une luxueuse résidence avec des appartements du T2 au T5 en cœur de ville.
Architecture Urbaine et civile
Les places du Mans sont nombreuses et possèdent toutes leurs particularités de par les évènement qui s'y sont tenus, de par leurs constructions ou de par leur signification.
- La place de la Republique est la grande place piétonne du centre ville. Autrefois place des halles. Elle fut longtemps place d'accueil pour la halle au blé, détruite au cours du XIXe siècle pour cause d'insalubrité. L'opération Percée centrale entamée dans les années 1960 a visé à lui redonner un caractère de "plein centre ville". C'est alors qu'un bassin a été installé en son centre, de la verdure a été disposé aux quatre coins de l'endroit tandis que son sous-sol servait à la fois de galerie marchande, puis, plus en profondeur, de parking. La statue de Chanzy libérant la ville a également longtemps trônée en cette place centrale où tous les Manceaux venait. Dès 2004, la place a été entièrement détruite afin d'être refaite en vue d'accueillir le tramway. Le parking souterrain a été entièrement refait et réagrandit. Le tramway passe au centre de la place tandis que les fontaines ont disparu. Le dallage de la place à été achevé à temps pour accueillir la parade des pilotes des 24 heures 2007. Trois ans auront été nécessaire pour réhabiliter la place de fond en comble. Des ascenseurs sont à disposition pour accéder aux parkings.
- La Place des Jacobins est la deuxième grande place centrale du Mans. Située au Sud des remparts du Vieux Mans, elle se trouve dominée par la tour Sud de la cathédrale, haute de 60 mètres. Au nord Ouest, le tunnel permet l'accès à la place en venant du nord de l'agglomération. Au Nord-Ouest se situe le Palais des Comtes du Maine. Sur les flancs ouest et est se situent deux théâtres: le théâtre Municipal et le Théâtre Paul Scarron. Au Sud, la cité Judiciaire, créée dans les années 1990, reflète la ville par ses "fenêtres glaces". Il en va de même pour le centre Jacobin, centre commercial regroupant diverses enseignes internationales(C&A, Jules, Fnac...). Le centre de la place est réservé aux voitures. Le Mercredi et le Vendredi, se tient sur la place le plus grand marché de la ville. Il s'agit historiquement, d'une grande place de commerce, surtout au début du 20è siècle. Cependant, des le moyen-âge l'endroit servait à la représentation de miracles. À l'Est de cette place, se trouve les quinconces des jacobins. La place est un mélange de plusieurs générations d'architectures urbaines : Moyen-âge pour la cathédrale et la place du jet-d'eau, 1842 pour le Théâtre Municipal, sobriété ou innovation des années 1990 pour le théâtre Paul Scarron et la cité Judiciaire. Cette place est à l'image de la ville: entre conservation et innovation.
- La place du Jet-d'eau jouxte la place des Jacobins à son extrémité nord, juste devant la Cathédrale. Encore une fois, cette place est largement réservée aux automobiles. Cependant le Jet d'eau se situe sur une place surmontée grâce à des escaliers et la place conserve ses spécificités d'antan. À noter que tout l'escalier ou encore la fontaine ont été réalisés en pierres calcaires, soit blanches, à l'inverse de la muraille ou de la cathédrale elle-même.
- La place des comtes du Maine est un symbole de l'opération "Percée Centrale" menée dans les années 1970. L'intégralité de l'aménagement urbain de cette place dépend de cette époque. Elle a évoluée cependant, au fil des années. Située en marge de l'avenue François-Mitterrand, voie principale, menant par la suite à la gare Nord, elle bénéficie d'un passage automobile en nombre. Elle regroupe un parking, des immeubles de bureaux, des logements et un complexe de cinéma baptisé "Les Cinéastes". Ce dernier bénéficie d'une architecture particulière puisque possédant un accès souterrain cubique et transparent dominant la place. Les avenues alentours sont composées d'arcades piétonnes, tandis que le bâtiment central se présente en forme de pyramide inversée posant une différenciation urbaine majeure.
- La place de l'Éperon commença à être aménagée en 1963 avec la construction du siège du Maine Libre. Après avoir été laissée en simple parking pour les journalistes, elle fut transformée en véritable place de transit. Alors que l'immeuble du quotidien domine la place, il s'agit d'un espace central puisque faisant la séparation entre deux points importants du centre-ville : le centre commerçant et le vieux Mans. Plantée d'arbres, elle dispose d'espaces verts au devant de l'entrée dans le vieux quartier. Désormais, le tramway passe à quelques mètres du centre de la place et modifie son paysage.
Patrimoine culturel
Religion, politique et construction
Le Mans est le berceau historique de la dynastie des Plantagenêt.
Le palais des comtes du Maine (aujourd'hui mairie du Mans) et l'abbaye de l'Épau font partie de cet héritage (nombreux concerts en son sein : voir festival de l'Épau).
Les instances religieuses nombreuses au Mans sont à l'origine de la renommée de la cité dans de nombreux domaines tel la musique (anges musiciens de la cathédrales), faisant apparaître les premières œuvres musicales écrites en France en l'année 1512. Le Mans possède des lieux réservés à la culture de la région et du département. L'histoire des musées en est un exemple. Le musée de la reine Bérangère témoigne de l'histoire de la ville. La médiathèque Louis Aragon possède dans ses réserves des ouvrages importants et de valeur sur l'histoire du Maine. Ils sont consultables par tous ceux qui le souhaitent.
Le Parler Manceau
Le parler Sarthois ou parler manceau est une variante dialectale du Français. Il désigne en règle générale la forme locale de français employée par les habitants du Mans et de l'ensemble des habitants du Haut-Maine. Il est également appelé "parler Sapience" ou "parler cénomane"<ref>http://www.livrehistoire.fr/produit_librairie.php?produit=969&d=4&m=89</ref>. Géographiquement et historiquement, il était difficile pour un tel dialecte de se faire une place entre le parler d'Île-de-France futur Français, et le parler Breton. Le Maine avait pour limites l'extrême est du département de la Sarthe et jusqu'à Laval pour l'ouest. D'Alençon quasiment au Nord jusqu'au nord de La Flèche pour le sud.
Le projet "Sauvegarde de la parole Sarthoise" a été lancé en 2003 dans la ville de Sillé-le-Guillaume par la radio locale: Fréquence Sillé. L'objectif du projet est de transferer et sauvegarder de nombreuses sources sonores anciennes sur des supports numériques récents afin de garder une trace certaine de cette culture ancestrale. Par ailleurs, cela pourra à l'avenir faciliter et favoriser leur diffusion. D'autres associations comme les Trésors des Parlers Cénomans, La Gouline Sarthoise, le Département de Linguistique de l’Université du Maine et même l'Institut Technologique Européen des Métiers de la Musique s'attellent également à la tâche.
Le Mans au cinéma
Sa particularité a fait du vieux Mans le lieu de tournage de nombreux films d'époque célèbres comme Cyrano de Bergerac, film français réalisé par Jean-Paul Rappeneau en 1990, Le Bossu, film franco-germano-italien réalisé par Philippe de Broca en 1997, ou encore Molière de Laurent Tirard, avec Romain Duris, en 2007.
Le circuit lui aussi aura été très prisé par les cinéastes.
Nombreux ont été les réalisateurs qui furent conquis par la cité cénomane :
- Mask of Dust, film britannique réalisé par Terence Fisher en 1954.
- Le Bouc émissaire, film de Robert Hamer en 1958.
- A Year to Remember, court-métrage britannique réalisé par Michael Brandt en 1971.
- La Dame de Monsoreau, téléfilm d'Andrei Yannick en 1971.
- Que la fête commence, film de Bertrand Tavernier en 1974.
- Bobby Deerfield, film de Sydney Pollack en 1976.
- La Ligature, film de Gilles Cousin en 1979.
- Le Beau Mariage, film français réalisé par Éric Rohmer en 1982.
- Rouget le Braconnier, film de Gilles Cousin en 1988.
- Les Dames galantes, film de Jean-Charles Tacchella en 1990.
- 23:58, film français réalisé par Pierre-William Glenn en 1991.
- Eugénie Grandet, téléfilm de Jean-Daniel Verhaeghe en 1993.
- L'Homme au masque de fer, film de Randall Wallace en 1997.
- The Amazing Race, série américaine réalisée par Elise Doganieri et Bert Van Munster en 2001 (épisode 4).
- Vive la République !, film français réalisé par Éric Rochant en 1997.
- Les Blessures assassines, film français réalisé par Jean-Pierre Denis en 2000.
- Les Sœurs fâchées film français, réalisé par Alexandra Leclère
- Objectif bac, téléfilm de Patrick Volson en 2000.
- Question humaine film de Nicolas Klotz, en 2006.
- Road Skillz, court-métrage américain réalisé par Rodolphe de Diusse en 2005.
- Molière, film de Laurent Tirard, en 2006.
- Jean de La Fontaine, film de Daniel Vigne, en 2006.
- La Maison du chat qui pelote, film de Jean-Daniel Verhaeghe, en 2008.
Gastronomie
La ville a toujours su conserver un patrimoine gastronomique important, notamment pour ses viandes. Les élevages ont toujours occupé une place importante dans le bassin manceau. Preuves en sont les multiples marchés de bestiaux qui s'y sont tenus jusqu'à la fin du XIXe siècle. L'excellence des produits fut reconnu jusqu'à la cour et même au delà du temps de la royauté. Étrangement, la gastronomie se mêle parfois à la culture des lettrés du Mans, à l'image d'une Mazarinade de Scarron datant de 1649. Elle fut publiée à l'encontre de la reine pour épargner les Manceaux frondeurs. Les Manceaux étaient alors assimilés à de pauvres Chapons inoffensifs. Cet extrait de la fameuse pièce des Plaideurs de Jean Racine est une autre preuve de la reconnaissance gastronomique de la ville et de la région:
Petit Jean: Tant y a qu'il n'est rien que votre chien ne prenne
qu'il a mangé là-bas un bon chapon du Maine. [...]
Dandin: Tenez, voilà la tête et les pieds du chapon. [...]
Il est vrai que du Mans il en vient par douzaine.
La ville du Mans est également célèbre pour ses rillettes, préparation à base de viande de porc, parfois d'oie, de canard, de lapin ou de gibier, cuite lentement dans sa propre graisse jusqu'à obtention d'une pâte onctueuse.
Autres spécialités :
- Poulets de Loué
- Chapons du Mans
- Marmite sarthoise
- Le chapon/la poularde du Mans
- Le chapon aux pommes
- La soupe à la poule
- La dorée
- La millée
- Le pâté aux pommes
- Le pommeau Sarthois
- La bouine
- Le Miel de la Bazoge
Culture
Presse
Le premier quotidien de la Sarthe est Le Maine libre qui diffuse un peu plus de 48 000 exemplaires dans le département.
Il appartient au groupe Ouest France qui a également une rédaction locale au Mans.
- Le quotidien régional Le Maine libre
- La rédaction locale Ouest France
- Le Mans Métropole (trimestriel gratuit)
- Le Mans notre ville (mensuel gratuit)
- Le Mans nos quartiers (semestriel gratuit)
- Sarthe magazine (magazine gratuit)
- Paru-vendu – Le 72
- La Vie mancelle et sarthoise ,doyenne des revues culturelles départementales de France, bimestrielle ,en vente en kiosque et en librairie -
- Maine Découvertes, revue culturelle, publication bimestrielle par les Éditions de la Reinette.
- Maxi-Basket a son siège au Mans
Médias
Outre une antenne locale France 3, M6 possède des reporters sur place 24 heures sur 24, tandis que LM tv Sarthe, chaîne locale de la télévision numérique terrestre (TNT), est visible dans la majeure partie de la Sarthe.
Les radios énoncées ici ne possèdent pas seulement une fréquence d'émission mais également des installations dans la ville pour des décrochages ou pour des services d'informations, basés à plein temps.
- Antenne locale France 3 Maine
- LM tv Sarthe (chaîne locale)
- M6 Le Mans (rédaction locale)
- Virgin radio (anciennement Europe 2) Le Mans (double rédaction nord et sud Sarthe + Bretagne)
- Chérie FM (97.6) Le Mans, émission en direct du Mans du lundi au vendredi de 16h à 20h
- Nostalgie Le Mans
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La ville possède deux radios locales. Radio Alpa est une radio animée par des animateurs bénévoles. Ses programmes sont variés, elle privilégie l'ouverture à la musique du monde. Sa fréquence est 107.3 MHz et ses studios sont situés à la MJC Prévert. Cartables FM est une jeune radio diffusant quasi-exclusivement de la musique. Elle s'adresse à un public jeune par ses programmes musicaux, sur 93.3.
Présente dans une grande partie de la région Centre, Vibration diffuse aussi ses programmes au Mans, sur 102.1. La radio fut un temps sponsor du MUC 72.
France Bleu devrait s'y implanter courant 2009, ouvrant ainsi la 42è locale du réseau<ref>Article du Ouest-France sur l'ouverture d'une antenne de France Bleu au Mans</ref>. Sweet FM a également obtenu une fréquence pour une nouvelle implantation. Parenthèse Radio, nouvelle radio locale devra également voir le jour courant 2009<ref>[3]</ref>.
Salles de spectacles
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- La salle des concerts
- Salle Henri-Salvador
- MJC Prévert
- Théâtre Municipal
- Théâtre Paul-Scarron
- Théâtre de l'Éphémère
- Théâtre de la Fonderie
- Le Royal
- Salle Jean-Carmet
- L'Itemm
- MJC plaine du Ronceray
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Événements culturels
Le Mans accueille des festivals de renom, la ville développe surtout les arts de la musique et du théâtre. Les deux événements majeurs sont l'Europa jazz festival et le tremplin Le Mans cité chanson. La ville accueille également au mois de mai plusieurs concerts du Festival de l'Epau, festival de musique classique organisé par le Conseil général de la Sarthe.
L'Europa jazz existe depuis plus de 20 ans et est une survivance du style jazzy où les nouveaux artistes comme les anciens viennent s'exprimer. Le tremplin Le Mans cité chanson a permis à bon nombre d'artistes aujourd'hui reconnus de faire leurs preuves au niveau professionnel. En 2004 et 2005, Le Mans accueille le festival de musiques extrêmes Furyfest.
Depuis quelques années, la cité Plantagenêt s'illumine tout au long de l'été avec La Nuit des chimères. Des représentations artistiques sont projetées sur le mur d'enceinte de la vieille ville, le long de la rive droite de la Sarthe. Cet événement dure trois mois et attire des visiteurs de toute la France pour un spectacle unique en son genre par sa beauté et les dispositions naturelles favorables du site. Le Cross Ouest France, le congrès Femme d'Histoire, le carnaval des Quartiers ou encore les Photographiques sont autant de festivals qui se déroulent durant toute l'année.
Le Festival Voisinages, spectacles variés en tout genre dans la salle l'Espal, Scène Conventionnée, ainsi que dans le théâtre de l'Ephémère.
Bibliothèques et médiathèques
La ville du Mans propose à ses habitants de nombreux lieux culturels et notamment quelques bibliothèques. Ces bibliothèques et médiathèques sont parfois les lieux d'expositions d'art, de débats littéraires ou philosophiques, comme les Carrefours de la pensée et le Forum Le Monde-Le Mans. Les deux principales salles sont la médiathèque Louis-Aragon, première médiathèque de la ville inaugurée en 1988, ainsi que la bibliothèque universitaire du campus ouest, réaménagée au début des années 2000. Les autres endroits énoncés ci-après sont de taille plus restreinte, principalement des bibliothèques de quartiers permettant aux habitants proches de ne pas avoir à se déplacer vers le centre ville ou vers l'université.
- Médiathèque Louis-Aragon
- Médiathèque de L'Espal
- Médiathèque du Ronceray
- Médiathique des Saulnières
- Bibliothèque des Vergers
- Bibliothèque Jean-Moulin
- Bibliothèque Bérengère
- Bibliothèque Chateaubriand
- Bibliothèque Émeraude
- Bibliothèque universitaire du Mans
Musées
- Un musée automobile présente une riche collection de véhicules d'hier et d'aujourd'hui avec de nombreuses voitures de course tout droit sorties du circuit attenant.
- Le Musée de la Reine Bérangère est dédié aux spécialités locales et aux œuvres artistiques de la ville, à l'image du jubé du cardinal de Luxembourg, actuellement exposé. Pour découvrir comment les anciens manceaux ont vécu au sein du vieux Mans, et pour tout simplement apercevoir une authentique demeure du XVIe siècle, le musée est ouvert durant toute l'année.
- Un musée vert, appelé Musée Véron de Forbonnais est situé au sud du centre ville.
- Des expositions temporaires et gratuites sont effectuées à la BU centrale de l'université du Maine, ainsi qu'à la Médiathèque centrale Louis Aragon.
Lieux de Cultes
- Catholique
- cathédrale Saint-Julien, église Saint-Benoît
- église Notre-Dame de la Couture, église Sainte Jeanne d'arc
- église Saint-Martin
- église Saint-Bertrand
- église Notre-Dame du Pré, église Saint-Pavin, église Saint-Lazare
- église Saint-Paul de Bellevue
- église Sainte-Thérèse
- église Saint-Liboire
- Protestant
- Assemblée de Dieu du Mans (Eglise Evangélique), 22 rue Scarron
- Centre Evangélique Protestant (C.E.P, quartier des glonières)
- Église Evangélique de Pontlieue
- Église Protestante Evangélique Bethel (Rue de Constantine)
- Église Evangélique de Place d'Alger
- Église Protestante Baptiste du Mans (62, Avenue de Libération)
- Musulman
- Mosquée, allée Gouillard.
- Mosquée du Mans, Avenue Rambrandt.
- Mosquée Salman El-Farissi, allée Goya.
Manceaux et Mancelles célèbres
Personnages historiques
D'origine ou d'adoption :
- Saint Liboire, « évangélisateur » dont les reliques transférées en Allemagne sont à l'origine du jumelage historique avec la ville allemande de Paderborn.
- Rignomer, roi Franc assassiné au Mans (fin Ve siècle) par un de ses proches.
- Charles le Jeune 790-811, duc du Mans.
- Geoffroy V d'Anjou (1113-1151), comte du Maine et d'Anjou.
- Henri II d'Angleterre (1133-1189), fils du précédent, devient roi d'Angleterre.
- Bérengère de Navarre (1170-1230), l'épouse de Richard Cœur de Lion.
- Jean II de France (1319-1364), dit Jean le Bon, roi de France.
- Odon de Cluny
- Guillaume du Bellay (1491-1543), historien enterré au Mans
- René du Bellay (1500-1546), Evêque du Mans
- Les poètes: Nicolas Denisot (1515-1559)
- Jacques Tahureau (1527-1555)
- Robert Garnier (1534-1590)
- François Grudé sieur de la Croix du Maine (1552-1592)
- Jacques Peletier (1517-1582), grammairien, médecin et mathématicien.
- Pierre de Ronsard (1524-1585), poète et chanoine au Mans.
- Joachim du Bellay (1522-1560), poète ayant rencontré Peletier et Ronsard au Mans
- Le Comte de Belin, protecteur de Corneille et Mairet et du théâtre du Marais
- Michel de Bonneval, compositeur, Intendant des Menus-plaisirs du Roi.
- René de Bonneval, écrivain.
- Dom Louis Le Pelletier, né en 1663, linguiste de la langue bretonne
- Gilles-François de Beauvais, né en 1693, prédicateur jésuite
- Paul Scarron (1610-1660), écrivain, y vécut de 1633 à 1640.
- René de Froulay de Tessé (1651-1725), maréchal de France.
- François Froger (1676-?), navigateur et ingénieur
- André Pierre Ledru (1761-1830?), religieux et historien français
- René Levasseur, (1747-1834), médecin et chirurgien.
- Julien Pierre Anne Lalande (1787-1844), amiral.
- François Négrier, général d'infanterie, député du Nord (1788-1848)
- Louis François Coutard, général d'Empire, ancien élève de l'Oratoire du Mans
- Le bienheureux Basile Moreau, fondateur de la Congrégation de Sainte-Croix, béatifié par Benoît XVI
- Victor Bonhommet poète (1830-1905)
- Amédée Bollée père (1844-1917)
- Amédée Bollée fils (1868-1926)
- Léon Bollée (1870-1913), constructeurs d'automobiles et inventeurs.
- Arnold Dolmetsch (1858-1940), musicien.
- Jean Françaix (1912-1997), compositeur.
- Joseph Caillaux(1863-1944), président du conseil des ministres, ministre des finances
- Renée Auduc (1908-1949), résistante
- Robert Triger(1856-1927), historien du Maine
- André Bouton (1890-1979), historien du Maine
- Roger de La Fresnaye, peintre (cubisme).
- Charles Fouqueray (1865-1956), illustrateur.
- Max Boyer (1910-1985), résistant et fondateur du Maine-Libre
- François Véron Duverger de Forbonnais, économiste.
- Ariste Jacques Trouvé-Chauvel.
- Henri Delagenière, chirurgien reconnu pour ses services aux gueules cassées.
Personnalités contemporaines
L'importance du sport dans la ville dénote un nombre important de grand noms rattachés à la cité, qu'il s'agisse d'automobile, de basket, de football ou même de tennis. On voit également quelques talents artistiques et assez peu d'hommes politiques, malgré la présence du premier ministre François Fillon.
Personnalités diverses
- François Fillon, homme politique et Premier ministre depuis 2007.
- Jo-Wilfried Tsonga, joueur de tennis professionnel
- Henri Sérandour, président du Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF)
- Claire Gibault, députée européenne, directrice d'orchestre, Chevalier de l'ordre national du Mérite et de la Légion d'honneur.
- Jean-Yves Empereur, archéologue égyptologue.
- Alexis-Armand Charost, évêque de Rennes.
- Yolande Folliot, actrice.
- Hélène Rollès, actrice et chanteuse.
- Jean-Luc Le Ténia, chanteur.
- Leslie, chanteuse.
- Emmanuel Moire, chanteur dans la comédie musicale du Roi-Soleil.
- Jean Rondeau, pilote automobile puis constructeur.
- Laurent Brochard, cycliste professionnel, champion du monde en 1997.
- Jimmy Engoulvent, cycliste.
- Maryan Hary, cycliste.
- Sylvain Nouet, entraîneur adjoint de l'équipe de France de handball.
- Francis Smerecki, entraîneur national de football, Direction technique nationale (DTN).
- François Bachelot, homme politique.
- Sébastien Bourdais, pilote automobile.
- Béatrice Dalle, actrice.
Manceaux "d'adoption"
D'autres personnalités ont "adopté" Le Mans en guise de pacte de services rendus ou tout simplement par appreciation de la ville. Ils sont alors ambassadeurs nationaux, ou plus souvent internationaux, participant de temps à autres aux événements de la cité et n'hésitant pas à populariser la ville à l'étranger; comme c'est le cas pour le footbaleur Didier Drogba.
- Steevy Boulay, chroniqueur chez Laurent Ruquier dans les émissions On a tout essayé à la télévision et On va s'gêner à la radio.
- Didier Drogba, Joueur de football professionnel. Nommé ambassadeur international de la ville du Mans.
- Henri Pescarolo, pilote et constructeur automobile.
- Laurent Bonnart, Joueur de football professionnel qui a été capitaine durant de longues saisons au MUC 72, et qui est maintenant à l'Olympique de Marseille.
Enseignement
Le secondaire
Liste non-exhaustive et non triée :
- Lycées privés:
- Lycée Notre-Dame
- Lycée Notre-Dame de Sainte-Croix
- Lycée Saint-Charles
- Lycée Sainte-Catherine
- Lycée Joseph-Roussel
- Lycée Les Horizons
- Lycée Sacré-Coeur de Pontlieue
- Lycee Saint Joseph-Lorraine
Université
Le campus
Le Mans partage l'université du Maine avec la ville de Laval dont elle est la « directrice ». Le campus manceau est bien plus vaste que celui de son homologue. Regroupant les facultés de lettres, sciences humaines, droit, économie et sciences, une partie est annexée au Sud de la ville avec La Californie et le Technoparc. Une ligne de tramway lui est dédiée.
Il regroupe également un technopole avec des usines pharmaceutiques, des entreprises de gestion et un IUT GEA. Cette partie excentrée à l'ouest de la ville possède quatre sorties pour la rocade et deux pour le « périphérique » autoroutier (sortie Université-Le Mans ouest). Ce campus autrefois au milieu de champs a trouvé à l'aube des années 2010 une nouvelle jeunesse puisque en l'espace de quelques mois de nombreuses résidences et de nombreux bureaux sont littéralement « sortis de terre ».
Le campus possède cependant quelque inconvénients, notamment l'absence de deux facultés primordiales : en l'occurrence médecine et psychologie. En effet, même si le pôle hospitalier ouest se situe à quelques kilomètres, aucun CHU n'a jamais vu le jour et la réputation de l'université en pâti en comparaison de villes d'excellence universitaire comme Angers ou Rennes.
Actuellement et malgré une forte baisse d'inscriptions au début des années 2000, le campus est de nouveau en pleine expansion autant démographique que géographique. Il est même en pleine restructuration, avec notamment l'installation du siège IUFM des Pays de la Loire... L'université du Maine possède cependant son antenne régionale IUFM. L'université bénéficie aujourd'hui de nouveaux systèmes informatiques très développés comme le récent bâtiment ETNA, antre de l'informatique et entièrement en libre accès pour les étudiants. Le campus possède une bibliothèque universitaire centrale au cœur du campus, de même que de nombreuses BI (bibliothèques d'institut) réparties dans les différentes facultés (lettres et histoire notamment). Elles sont tenues par des étudiants bénévoles.
Les différentes facultés et écoles
Autres institutions
- Institut Technologique Européen des Métiers de la musique, métiers de la facture instrumentale, et les filières commerciales et techniques du son, informatique musicale
- L'ISMANS - Institut Supérieur des Matériaux et Mécaniques Avancés du Mans
- L'IREM des Pays de Loire. Institut de Recherche sur l'Enseignement des Mathématiques. Centre du Mans
- CNAM Pays de la Loire - Licence Développement durable
- L'Institut Automobile du Mans - Métiers de l'automobile
- L'Iscam - Institut supérieur de commerce automobile du Mans
- L'École supérieure des beaux-arts du Mans
- CPGE Lettres au Lycée Montesquieu: Hypokhâgne et Khâgne
- CPGE Maths Physique-Sciences de l'Ingénieur MPSI: Lycée Montesquieu 1 et 2e années
- CPGE Physique-Chimie-Sciences de l'Ingénieur PCSI: Lycée Montesquieu 1re et 2 ème années
- CPGE Physique Technologique et Sciences de l'Ingénieur PTSI: Lycée Gabriel Touchard 1re et 2e années
- CPGE Economique et Commerciale Scientifique: Lycée Gabriel Touchard en 1re et 2e années
- Institut de formation en soins infirmiers (IFSI) proche de l'hôpital
Garnisons
Unités ayant tenu garnison au Mans :
- État-major de la 4e région militaire, (avant) 1906 - août 1939 (jusqu'à ?)
- État-major du 4e corps d’armée, 1906 - 1913 (jusqu'à ?)
- État-major de la 7e division d’infanterie, (depuis ?) 1913 (jusqu'à ?)
- État-major de la 8e division d’infanterie, (depuis ?) 1913 (jusqu'à ?)
- État-major de la 19e division d’infanterie, août 1939
- 5e régiment d’infanterie, 1926 - 1929
- 117e régiment d’infanterie, de 1899 à 1940 puis de 1970 au 1er janvier 1994 comme régiment de réserve
- 26e régiment d’artillerie, 1906
- 31e régiment d’artillerie, 1906
- 106e régiment d’artillerie lourde hippomobile, août 1939
- 4e légion de gendarmerie, 1906
- 2e régiment d’infanterie de marine, depuis 1963
- Centre mobilisateur N°117 de 1970 à 1978
Bibliographie
Ouvrages :
- (fr) Le Mans, métamorphose d'une ville, Alliou – Bertin – Brisac – Chaffert-Yzart – Guillet – Levy – Lorgeoux – Masquellin.
- (fr) Histoire du Mans et du pays manceau, Marc Auffret – Jacques Biarne – Paul Bois – François Dornic – François Garnier – Jean Gouhier – Michèle Ménard – Robert Philippe, éditions Privat, Millau, 1988.
- (fr) Histoire du Maine, François Dornic, PUF collections "Que sais-je?", Paris, 1960, 128 pages
- (fr) L'enceinte Romaine du Mans, Joseph Guilleux, Editions Bordessoules, Saint-Jean-d'Angély, 2000
- (fr) Maine, Robert Philippe - Alain Ménil - Étienne Bouton - Michèle Bordier-Nikitine - Yves Guillard - Philippe Durand - Jean-Paul Chauveau - Thérèse Bouché - Jeanne Dufour - Georges Macé – Christine Bonneton, éditeur, Paris.
- (fr) Le Mans: métamorphose d'une ville, André Levy, Éditions Bordessoules, Saint-Jean-d'Angély, 1987, 220 pages
- (fr) Le Mans face B, Gilles Morin, Bost Production, 2001.
- (fr) Le Mans, Joaquim Pueyo, éditions Ouest France, La Guerche-de-Bretagne, 1979.
- (fr) Au Pays du Maine, Louis Saillant, Adolphe Renard Éditeurs, Le Mans, 1910, 441 pages
- (fr) Les Jacobins, urbanisme et sociabilité au Mans ; Didier Travier, Éditions de la Reinette, Le Mans, 2007. ISBN 978-2-913566-47-7
- (fr) Le Mans retrouvé, Michel Vaginay, édition des Circonscription des Antiquités préhistoriques et historiques des Pays de la Loire, Le Mans, 1990, 120 pages
- Le Mans-Ville d’Art et d’Histoire - Le Guide, Du Patrimoine, 16 mars 2006, 144 p. (ISBN 2-858228-28-0)
- Le Patrimoine des Communes de la Sarthe, Flohic Éditions, coll. « Le Patrimoine des Communes de France », novembre 2000, séparé en 2 tomes, 1667 p. (ISBN 2-84234-106-6)
Magazines :
- « Ceux qui ont le pouvoir au Mans », L'Expansion, n° 708, mai 2006.
- « Le Mans : les stratégies d'une ville créatrice », Le Point, n° 1584, janvier 2003.
- La vie Mancelle et Sarthoise, N°396, décembre 2007-Janvier 2008 "Gastronomie en Sarthe"
Voir aussi
Articles connexes
Liens externes
Sources
Notes
<references/>
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