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Samedi 26 Mai 2012
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Jean-Claude Brialy - BilletNet |
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Jean-Claude Brialy, né le 30 mars 1933 à Aumale en Algérie, mort à Monthyon le 30 mai 2007, était un acteur, réalisateur, scénariste et écrivain français.
Issu de la Nouvelle Vague du cinéma français, il a joué dans plus d’une centaine de films tout au long d’une carrière débutée en 1956 et a côtoyé certains réalisateurs tels que Louis Malle, Claude Chabrol, François Truffaut ou Éric Rohmer. Habitué des seconds rôles, il a été sélectionné pour le César du meilleur acteur dans un second rôle avec Le Juge et l’Assassin en 1977 et l’a remporté avec Les Innocents.
Une formation de comédien
Né à Aumale en Algérie, il est le fils d’un militaire français, qu’il suit dans ses multiples affectations pendant son enfance. Il passe par Blida en Algérie, par Annaba (anciennement Bône), puis par Marseille.
La famille Brialy s’installe ensuite à Angers, au 10 de la rue Mirabeau. Jean-Claude et son frère vont à l’école au lycée David d’Angers (où il connut son « premier émoi de comédien » dit-il dans son autobiographie)
et les vacances se déroulent chez leurs grands-parents à Chambellay, à une trentaine de kilomètres au nord d’Angers. C’est dans ce village que Jean-Claude Brialy vit les plus beaux moments de son enfance, écrit-il en 2000 dans son autobiographie. En 1946, il fait son entrée au Prytanée national militaire de La Flèche, dans la Sarthe, avant de déménager de nouveau à Saint-Étienne, et finalement passer son baccalauréat au collège épiscopal Saint-Étienne de Strasbourg, où il suit en parallèle des cours d’art dramatique.
Il obtient le premier prix de comédie au conservatoire de Strasbourg et entre alors au centre d’art dramatique de l’Est, où il interprète différents rôles de théâtre. Pendant son service militaire à Baden-Baden, il est affecté au service cinématographique de l’armée en Allemagne, l’occasion pour lui de tourner son premier court métrage, Chiffonard et Bon Aloi.
Du cinéma à la télévision
En 1954, il débarque à Paris, vit de petits boulots, ses parents refusant de l’aider. Il fréquente alors la bande des Cahiers du cinéma et joue dans un court métrage Le coup du berger de Jacques Rivette. Il va alors multiplier apparitions et rôles, dont Elena et les Hommes de Jean Renoir en 1956, Ascenseur pour l’échafaud de Louis Malle en 1957 et surtout Le Beau Serge et Les Cousins de Claude Chabrol, qui lui apportent la célébrité.
Il devient un acteur prisé des réalisateurs de la Nouvelle Vague en jouant avec Jean-Luc Godard dans Une femme est une femme, avec Éric Rohmer et avec François Truffaut dans Une histoire d’eau et La mariée était en noir. Il était très proche de François Truffaut ; en 1968 ce dernier demande à Marcel Berbert et à Jean-Claude Brialy d’être les témoins de son mariage avec Claude Jade. Gros travailleur, il tourne plusieurs films par an, jouant également au théâtre. Il passe à la réalisation avec son premier film en 1971, Églantine, qu’il tourne à Chambellay, dans le village de l’Anjou de ses grands-parents, puis en 1973 Volets clos, et travaille également pour la télévision. En juillet 1979, il réalise pour la télévision, Les Malheurs de Sophie, tourné au château de Lorie, sur la commune de La Chapelle-sur-Oudon, près de Segré, non loin de son village de Chambellay. Il tourne son dernier téléfilm en 2006, Monsieur Max de Gabriel Aghion.
Le théâtre et l’écriture
Il organise ou soutient des festivals de films ou de théâtre ; directeur du théâtre Hébertot (1977) puis du théâtre des Bouffes-Parisiens (1986), il est longtemps directeur artistique du festival d’Anjou (1985-2001), créateur et directeur artistique du festival de Ramatuelle depuis 1985.
En 2000 et 2004, il écrit plusieurs livres auto-biographiques, Le Ruisseau des singes (éd. Robert Laffont), y évoquant plus particulièrement les bons moments de son enfance passés à Chambellay près d’Angers (village dans lequel il acquiert une maison). « Mon paradis, c’est l’Anjou » ainsi s’exclamait Jean-Claude Brialy. Parmi ses romans autobiographiques : J’ai oublié de vous dire (XO Éditions). Tous rencontrent un réel succès de librairie. En 2006, suite à son voyage dans son pays natal, il publie Mon Algérie (Timée éditions). Il écrit aussi des anthologies : Les Pensées les plus drôles des acteurs (2006 éd. Le Cherche-Midi) et Les Répliques les plus drôles du théâtre de boulevard (à paraître 2007 éd. Le Cherche-Midi).
Jean-Claude Brialy, personnalité du « tout-Paris », intervenait parallèlement dans de nombreuses émissions de radio et de télévision, particulièrement sur la vie des acteurs. Cette proximité avec les gens du cinéma, de la radio et de la télévision fit qu'il participait à la plupart des enterrements de célébrités, à tel point que Thierry Le Luron l'avait surnommé « la Mère Lachaise » (en référence au célèbre cimetière parisien). Il participait régulièrement à l’émission Les Grosses Têtes de Philippe Bouvard sur RTL. Il fut aussi propriétaire à Paris du restaurant L’Orangerie, dans l’île Saint-Louis, où il habitait.
Fin de sa vie
On a pu le voir aux obsèques de Gérard Oury, en juillet 2006, avec lequel il avait tourné Lévy et Goliath, aux funérailles de Philippe Noiret le 27 novembre 2006 et quelques semaines avant sa mort, à celles de Jean-Pierre Cassel. Quelques jours avant son décès, Jean-Claude Brialy était présent à Cannes pour les 60 ans du festival et également à l'émission Les Grosses Têtes de Philippe Bouvard, dont il était sociétaire.
Il est mort à Monthyon le 30 mai 2007 des suites d’un cancer. Par pudeur et élégance, il n’avait averti personne, même parmi ses amis proches, de sa maladie. Il était commandeur de la Légion d’honneur, de l’Ordre national du mérite et de l’Ordre des Arts et des Lettres.
Ses obsèques se sont déroulées en l’Église Saint-Louis-en-l'Île, le 4 juin 2007. La messe des funérailles fut concélébrée par l’évêque Jean-Michel di Falco et l’abbé Gérard Pelletier. Jean-Claude Brialy est enterré au Cimetière de Montmartre à Paris juste à côté de la fameuse « Dame aux Camélias ».
Son homosexualité
À propos de son homosexualité, il déclarait au magazine Têtu en mai 2005 qu’au début de sa carrière, « c’était tabou. […] D’ailleurs, je ne vois pas l’intérêt de dire : “Il est jaune”, “Il est juif” ou “Bonjour, je suis homosexuel”. Moi, j’étais un “homosexuel naturel”, je ne me suis jamais posé de questions, j’ai eu des aventures avec des femmes, des hommes… J’ai choisi les hommes par égoïsme, parce que je trouvais que les rapports étaient plus simples, mais aussi par goût. » Opposé au mariage gay mais favorable à un PaCS amélioré — « Les gens qui se pacsent devraient avoir les mêmes droits que les gens mariés » —, Jean-Claude Brialy s’est aussi beaucoup engagé dans la lutte contre le Sida, notamment aux côtés de Line Renaud : « Beaucoup croient que le sida se guérit, mais pas du tout, la mort est toujours au bout. Les homosexuels doivent montrer l’exemple et encourager les gens à se protéger, à se défendre. Je suis un porte-parole de Sidaction. Je vais aux réunions, et il y a quelques années, j’ai fait avec Sophia Loren une vente aux enchères qui a rapporté 10 millions de francs. On a pu acheter une maison à Genève pour les gens en fin de vie. »
Acteur de cinéma : filmographie détaillée
Années 1954-1959
Années 1960-1969
Années 1970-1979
Années 1980-1989
Années 1990-1999
Années 2000-2007
Acteur de télévision
- 1960 : Les Parents terribles de Jean-Paul Carrère - Michel
- 1962 : Chéri de François Chatel - Chéri, l’amant de Léa
- 1966 : Anna de Pierre Koralnik - Serge, le publiciste
- 1966 : Carosello-All’ultimo sorso (À bout de source) Splugen Brau de Mario Fattori et Edo Cacciari
- 1972 : Dans les jardins de Franc-Nohain - Documentaire - de Alain Frey - Lui-même
- 1974 : La Peur des coups de Jeannette Hubert - Lui
- 1977 : Dancing star - Émission de variété - de Jacques Brialy - Lui-même
- 1980 : Arsène Lupin joue et perd - Série en 6 épisodes de 52 minutes - d’Édouard Molinaro - Arsène Lupin dans les 6 épisodes.
- 1982 : L’Accompagnateur de Pierre Boutron - Le directeur de la compagnie d’assurances
- 1982 : Mozart - Série en 6 épisodes de 85 minutes - de Marcel Bluwal
- 1983 : Quelques Hommes de bonne volonté - Série en 6 épisodes de 52 minutes - de François Villiers - Quinette
- 1983 : Père Noël et fils de André Flédérick - Thomas
- 1984 : Désiré de Dominique Giuliani, sur une mise en scène de Jean-Claude Brialy - Désiré
- 1984 : Die Schöne Wilhelmine de Rolf Von Sydow - Casanova
- 1984 : Ces chers disparus : Françoise Dorléac - Documentaire - de Denis Derrien - Témoignage de J.C Brialy
- 1985 : Vivement Truffaut / Hommage à Truffaut - Documentaire - de Claude de Givray - Témoignage de J.C Brialy
- 1988 : François Truffaut : Correspondance à une voix - Court métrage, documentaire - de Michèle Reiser - Lui-même
- 1989 : Les Deux Virus de Bruno Gantillon
- 1989 : Le Nègre de Yves-André Hubert - Le nègre
- 1989 : Le Clochard « Loft story » de Stéphane Bertin et Boramy Tioulong
- 1990 : Ne m’oubliez pas : Hommage à Bernard Blier -Documentaire- de Mathias Ledoux - Témoignage
- 1990 : C’est quoi ce petit boulot ? - Série en 4 épisodes : « Bachot, Impôt, Boulot », « L’aventure est dans l’escalier », « Les fleurs de Marie », « Attention château » de Michel Berny et Gian-Luigi Polidoro - Julien Panni
- 1990 : Ferbac (série télévisée) : 1990 Mariage mortel de Marc Rivière, 1991 Les bains de jouvence de Marc Rivière, Péché de jeunesse de Bruno Gantillon, 1993 Le mal des ardents de Roland Verhavert, Carnaval des ténèbres de Sylvain Madigan, Le festin de miséricorde de Christian Faure - Eric Ferbac, officier de gendarmerie
- 1991 : L’illusionniste de Michel Treguer - L’illusionniste
- 1991 : Échec et mat de José-Maria Sanchez Silva - Piantoni
- 1991 : Lucas de Nadine Trintignant - Werner
- 1993 : Sandra, princesse rebelle -Feuilleton en 8 épisodes- « La princesse secrète », « La décision », « Retour au pays », « Premières armes », « L’œil du cyclone », « La lutte », « La nuit obscure », « Délivrance » de Didier Albert - Jean Duplessis
- 1994 : La Jalousie de Patrick Bureau
- 1996 : Belmondo le magnifique -Documentaire- de Patrick Chammings - Témoignage
- 1997 : Les héritiers -Diffusé en deux parties- de Josée Dayan - Le commissaire Bonnard
- 1997 : La Grande Béké d’Alain Maline - Mr Dupont-Ménard
- 1997 : Cannes...Les quatre cents coups -Documentaire- de Gilles Nadeau - Témoignage
- 1997 : Le Comte de Monte-Cristo -Diffusé en deux épisodes- de Josée Dayan - Le père Morel
- 1997 : Les jolies colonies de vacances de Stéphane Kurc - Max
- 1998 : Ils sont tous nos enfants / Elisabeth de Pasquale Spuitieri - Le juge Defoi
- 1999 : Barbara, je chante ma vie -Documentaire- de Philippe Kohly - Témoignage
- 1999 : La Bicyclette bleue - Diffusé en trois épisodes - de Thierry Binisti - Raphaël Mahl
- 2001 : Les Filles à papa de Marc Rivière - Robert
- 2001 : Nadia Coupeau, dite Nana - Diffusé en deux épisodes de 90 minutes - de Edouard Molinaro - Vandoeuvres
- 2002 : Le Hasard fait bien les choses de Lorenzo Gabriele - Jean-Pierre Muller enseignant à l’université de Lausanne
- 2002 : On ne choisit pas sa famille de François Luciani - Michel
- 2004 : L’Affaire Valéra « Président Ferrare » de Alain Nahum - Guillaume Ferrare
- 2004 : L’Affaire Denise Chabrier « Président Ferrare » de Alain Nahum - Guillaume Ferrare
- 2004 : Le Plus Bel Homme du monde de Serge Khalfon - Lui-même
- 2005 : Les Rois maudits (feuilleton diffusé en 5 épisodes de 90 minutes) de Josée Dayan - Hugues de Bouville
- 2006 : L’Affaire Gilles d’Aubert « Président Ferrare » de Alain Nahum - Le président Ferrare
- 2006 : Monsieur Max de Gabriel Aghion - Max Jacob
Réalisateur
Cinéma
Télévision
Scénariste
Théâtre
Directeur artistique de théâtre
Acteur de théâtre
- 1959 : Les Portes claquent de Michel Fermaud, mise en scène Christian-Gérard, Théâtre Daunou
- 1962 : Un dimanche à New-York de Norman Krasna, mise en scène Jacques Sereys, Théâtre du Palais-Royal
- 1965 : Madame Princesse de Félicien Marceau, mise en scène de l'auteur Théâtre du Gymnase
- 1968 : La Puce à l'oreille de Georges Feydeau, Théâtre Marigny
- 1971 : Le Ciel de lit de Jan De Hartog, adaptation Colette, mise en scène Jacques Charon, Théâtre du Palais-Royal
- 1974 : L’Hôtel du libre échange, de Georges Feydeau, Théâtre Marigny
- 1977 : Si t'es beau, t'es con de Françoise Dorin, mise en scène Jacques Rosny, Théâtre Hébertot
- 1980 : Madame est sortie de Pascal Jardin, mise en scène Pierre Boutron, Comédie des Champs-Élysées
- 1984 : Désiré de Sacha Guitry, mise en scène Jean-Claude Brialy, Théâtre Edouard VII
- 1986 : Le Nègre de Didier Van Cauwelaert, mise en scène Pierre Boutron, Théâtre des Bouffes-Parisiens
- 1989 : L'Illusionniste de Sacha Guitry, mise en scène Jean-Luc Moreau, Théâtre des Bouffes-Parisiens
- 1992 : La Jalousie de Sacha Guitry, mise en scène Jean-Claude Brialy, Théâtre des Bouffes-Parisiens, Théâtre du Gymnase, Marseille Théâtre des Célestins, Lyon, Festival de Ramatuelle, tournée
- 1994 : Show bis de Neil Simon, mise en scène Georges Wilson, Théâtre des Bouffes-Parisiens : voix
- 1996 : Monsieur de Saint-Futile de Françoise Dorin, mise en scène Jean-Luc Moreau, Théâtre des Bouffes-Parisiens, tournée
- 1999 : Mon père avait raison de Sacha Guitry, mise en scène Jean-Claude Brialy, tournée et Théâtre des Bouffes-Parisiens
- 2002 : Poste restante, de Noël Coward, mise en scène Daniel Roussel, Théâtre du Palais-Royal
- 2005 : J'ai oublié de vous dire, spectacle de et avec Jean-Claude Brialy, Théâtre des Bouffes-Parisiens, Festival d’Anjou, tournée
Metteur en scène
Prix et récompenses
Bibliographie
- Le ruisseau des singes, Robert Laffont, Paris, 2000
- J’ai oublié de vous dire, Xo, 2004
- Mon Algérie, Timée éditions, 2006 avec DVD documentaire réalisé lors de son retour en Algérie par Yannis Chebbi et Michael Kazan
- Les pensées les plus drôles des acteurs, Le Cherche midi, 2006
- Les répliques les plus drôles du théâtre de boulevard, Le Cherche midi, à paraître 2007.
Citations
- « Lorsqu’on sourit à la vie, elle vous rend ces sourires »
- « Le théâtre et la vie peuvent parfois ne faire qu’un » (dans Le ruisseau des singes)
- « Il y a des gens qui parlent, qui parlent - jusqu’à ce qu’ils aient enfin trouvé quelque chose à dire. », dans Mon père avait raison de Sacha Guitry
Liens externes
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fi:Jean-Claude Brialy
it:Jean-Claude Brialy
ja:ジャン=クロード・ブリアリ
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