Harrison Ford est un acteur américain né le 13 juillet 1942 à Chicago, dans l'Illinois.
Il doit sa notoriété à sa collaboration avec George Lucas, qui a été le premier à lui donner l'occasion de s'affirmer en tant qu'acteur. Avec ses rôles de Han Solo dans la trilogie originelle de Star Wars et d'Indiana Jones, il accède au rang de vedette internationale. Il confirme son statut d'acteur majeur du cinéma de divertissement après que l'Association nationale des propriétaires de salles de spectacle l'eut consacré « star du siècle du box-office » en 1994<ref>(en) The Everything Filmmaking Book, p.78.</ref>.
Il met sa notoriété au service de la conservation de la nature et de la préservation de l'environnement en sensibilisant, notamment, sur le cas critique de la déforestation des forêts tropicales.
Biographie
Son éducation
Harrison Ford naît durant l'été 1942 à Chicago<ref name="Duke 5">(en) Harrison Ford: The Films, p.5.</ref> d'un père catholique, Christopher Ford, et d'une mère juive, Dorothy Nidelman<ref name="Caracalla 12">(en) Harrison Ford, p.12.</ref>. Son grand-père paternel, John Fitzgerald Ford, est un irlandais catholique et sa grand-mère, Florence Veronica Niehaus, une allemande. Ses grands-parents maternels, Harry Nidelman et Anna Lifschutz, sont des immigrés juifs venus de Minsk, en Biélorussie<ref name="eonline">(en) Fiche sur E! Online. Consulté le 4 novembre 2008.</ref>. Sa mère est actrice de radio, avant de se consacrer à son foyer, et son père directeur de publicité<ref>(en) The Films of Harrison Ford, p.1.</ref> et occasionnellement acteur de radio comme sa femme<ref name="nndb">(en) Biographie sur NNDB. Consulté le 4 novembre 2008.</ref>.
Harrison et son frère Terrence, né en 1945, grandissent dans une famille de la classe moyenne<ref name="Duke 5"/>. Christopher et Dorothy Ford élèvent leurs enfants en « inventant » une éducation basée sur la combinaison de leurs convictions religieuses et culturelles respectives<ref name="Duke 5"/>. Aujourd'hui, quand il est question de savoir quelle est sa religion, Harrison Ford répond avec humour : « démocrate »<ref>(en) « Celebrity Jews » de Nate Bloom sur The Jewish News Weekly. Consulté le 4 novembre 2008.</ref>. Il dit également qu'il se sent « Irlandais en tant que personne mais Juif en tant qu'acteur »<ref>(en) « Ten American showbiz celebrities of Russian descent » sur Pravda. Consulté le 4 novembre 2008.</ref>.
Sa scolarité
Harrison Ford débute sa scolarité à l'école élémentaire Graeme Stewart<ref name="Duke 6">(en) Harrison Ford: The Films, p.6.</ref>. Celui que ses copains appellent « Harry », est admis à la Maine East High School<ref name="Duke 6"/> en 1956<ref name="Timeline">(en) Frise chronologique sur Harrison Ford Web. Consulté le 4 novembre 2008.</ref>. Élève moyen<ref name="nndb"/>, il participe néanmoins à toutes sortes de clubs au sein de l'établissement : président du club de sciences sociales, membre du club de maquettes ferroviaires, représentant du club des garçons de l'école et délégué de classe<ref name="Duke 6"/>. À cette période il effectue également ses premières performances publiques en étant la voix de la radio du collège<ref name="Duke 6"/> qui vient d'être créée<ref>(en) « WMTH History » sur WMTH Alumni. Consulté le 4 novembre 2008.</ref>. Par ailleurs, il intègre la troupe de danse de l'école ainsi que l'équipe de gymnastique pour une brève période<ref name="Duke 6"/>.
En 1960, il quitte le lycée avec son diplôme en poche<ref name="Duke 6"/> et intègre sous la pression de ses parents le Ripon College, dans le Wisconsin<ref name="Caracalla 12"/>. Il fait partie de la fraternité Sigma Nu<ref>(en) « Gamma Mu : University of Illinois - Urbana Champaign » sur Sigma Nu Fraternity. Consulté le 4 novembre 2008.</ref> et étudie la littérature anglaise et la philosophie<ref name="Caracalla 12"/> mais ses résultats sont catastrophiques<ref>(en) Biographie sur The New York Times. Consulté le 4 novembre 2008.</ref>. En troisième année, le mauvais élève qu'il est prend part aux cours d'art dramatique, pensant ainsi saisir l'opportunité d'obtenir facilement de bonnes notes <ref name="Caracalla 12"/> : c'est le déclic, Harrison sait désormais ce qu'il veut faire de sa vie professionnelle. En 1964, à trois jours de la remise des diplômes, il apprend qu'il ne sera pas diplômé à cause de ses absences répétées<ref>(en) Harrison Ford: The Films, p.9.</ref>. Il rentre en Illinois avec un sentiment mêlant honte et humiliation<ref>(en) Harrison Ford: The Films, p.10.</ref>.
Ses débuts
Malgré leur scepticisme vis-à-vis de la voie choisie par leur fils, ses parents l'encouragent<ref name="Caracalla 12"/>. Sachant que ce n'est pas dans le Wisconsin qu'il pourra lancer sa carrière, Harrison décide de se rendre à Hollywood<ref>(en) Harrison Ford, p.14.</ref> avec Mary Marquardt, une comédienne qu'il a rencontré durant ses années universitaires et qu'il épouse en 1964<ref name="IMDB">(en) Biographie sur IMDb. Consulté le 4 novembre 2008.</ref>.
Une fois en Californie, les rôles ne se bousculent pas. Mais après une série de castings sans résultats, Harrison Ford se voit proposer par la Columbia Pictures un contrat de 150 $ par semaine<ref name="Duke 15">(en) Harrison Ford: The Films, p.15.</ref> pour faire de petites apparitions à la télévision. Durant cette période, il échappe de peu à la mort lors d'un accident de voiture quand il perd le contrôle de son véhicule et percute un poteau<ref>(en) Harrison Ford: The Films, p.13.</ref>. Sa cicatrice au menton, aujourd'hui l'un de ses signes distinctifs, constitue une séquelle de cet évènement<ref name="croisade"/>. Finalement en 1966, il apparaît pour la première fois sur grand écran dans Un truand avec James Coburn, dans un rôle pour lequel il n'est pas crédité au générique. La même année, il échappe à un départ pour la Guerre du Viêt Nam en simulant la folie<ref name="nndb"/>. À la suite de cela, il écrit une lettre pseudo-philosophique aux autorités pour expliquer les raisons de son acte<ref name="Caracalla 16">(en) Harrison Ford, p.16.</ref>.
En 1967, il obtient un deuxième rôle, toujours sans être crédité au générique, dans Luv. C'est finalement dans La Poursuite des tuniques bleues, la même année, que son nom apparait pour la première fois sur l'écran. Cependant, il est crédité sous le nom de « Harrison J. Ford » pour le différencier de l'ancien acteur de films muets portant le même nom que lui<ref name="Duke 15"/>. Malgré ces petits rôles, la famille Ford ne roule pas sur l'or, ce qui est d'autant plus problématique que Mary donne naissance à leur fils Benjamin<ref name="Timeline"/>. L'acteur accepte mal les petits rôles que la Columbia lui affecte et l'impossibilité d'exprimer son jeu ainsi que sa personnalité<ref name="Caracalla 16"/>. Son contrat est alors rompu sous prétexte de son manque de charisme et en raison de ses remarques successives sur la pauvreté des scénarii qui lui sont soumis<ref name="nndb"/>. Il admet aujourd'hui ne pas avoir été très coopératif avec le studio<ref name="Caracalla 16"/>, mais juge que c'est cette arrogance qui lui a permis de croire en sa carrière et de cacher sa timidité<ref name="première 241">Harrison Ford contre Harrison Ford, entretien avec l'acteur dans Première.</ref>, même s'il était alors à deux doigts d'abandonner cette voie<ref name="Caracalla 16"/>. Peu de temps après, il s'engage avec Universal Pictures<ref>(en) Harrison Ford: The Films, p.19.</ref> avec qui il obtient des petits rôles dans des séries telles que Le Virginien ou L'Homme de fer. Mais ses petites apparitions ne sont pas suffisantes pour subvenir aux besoins de sa famille. Il recherche donc une alternative au métier d'acteur.
« Nouvel espoir » pour le charpentier
En effectuant des travaux dans sa maison, Harrison Ford décide soudainement de devenir charpentier<ref>(en) Harrison Ford, p.18.</ref>. Il renonce à devenir acteur et apprend à travailler le bois à travers les livres qu'il emprunte à la bibliothèque locale<ref name="Duke 23">(en) Harrison Ford: The Films, p.23.</ref>. Il trouve son premier travail sur le chantier d'un studio d'enregistrement pour le compositeur Sergio Mendes<ref name="Duke 23"/>. En parallèle de son nouveau métier, il accepte quelques petits rôles que ce soit au cinéma (Zabriskie Point en 1970) ou dans des séries télévisées (Sur la piste du crime en 1969 ou Gunsmoke en 1972). Durant cette période, sa femme donne naissance à leur deuxième fils<ref name="Timeline"/>.
Au fil de ses rencontres, Harrison Ford s'est fait un ami en la personne de Fred Roos<ref>(en) « Actors don't have many choices - they have to work! » sur Berlinale Talent Campus. Consulté le 4 novembre 2008.</ref>, le directeur de casting d'Universal, chez qui il fait régulièrement des travaux<ref name="Am.Graf."> The Making Of American Graffiti de Laurent Bouzerau, disponible sur le DVD du film American Graffiti.</ref>. Alors qu'il termine un chantier aux Studios Goldwyn, Fred Roos lui présente un jeune réalisateur encore inconnu, George Lucas. Peu de temps après, ce dernier fait appel au charpentier pour faire des travaux d'aménagement chez lui<ref name="nndb"/>. Cette rencontre est déterminante pour la carrière d'acteur de Harrison Ford.
En 1972, George Lucas propose à Harrison Ford le rôle du féru de vitesse Bob Falfa dans son prochain film, American Graffiti. Harrison accepte car il juge le rôle suffisamment important pour l'impliquer dans la réussite du film<ref name="Am.Graf."/>. Pour tourner ses scènes, il doit se couper les cheveux ; mais craignant ne pas pouvoir honorer les propositions de tournage supplémentaires qui pourraient lui parvenir, il suggère à George Lucas d'affubler Bob Falfa d'un chapeau de cow-boy<ref name="Am.Graf."/>. Le film sort durant l'été 1973 et engrange plus de vingt-et-un millions de dollars<ref>(en) Box office d'American Graffiti sur IMDb. Consulté le 4 novembre 2008.</ref> lors de sa première exploitation en salle. Malgré ce succès, Harrison reprend son activité de charpentier car le cachet de 600 $ qu'il touche pour le tournage de ce film<ref name="contrat">(en) Photo de son contrat visible dans Heritage Music & Entertainment Memorabilia Auction, p.34.</ref> est insuffisant pour faire vivre sa famille. Cependant, sa motivation à faire carrière dans le cinéma est réanimée.
Harrison Ford reprend donc son travail tout en acceptant d'autres petits rôles. Après des travaux dans le bureau de Francis Ford Coppola, Il se voit proposer un rôle par ce dernier dans son film Conversation secrète avec Gene Hackman en vedette. Il doit tenir le rôle de Mark, mais au dernier moment, Frederic Forrest obtient le rôle ; Harrison Ford, qui récupère finalement le personnage de Martin Stett, en est furieux<ref>(en) Harrison Ford, p.20.</ref>… Pourtant grâce à ce rôle, le jeune acteur commence à faire parler de lui à Hollywood<ref name="Dangerous"/>.
Jusqu'en 1976, Harrison Ford obtient quelques rôles à la télévision et vit plutôt bien de sa double activité. Pendant des travaux effectués chez George Lucas<ref name="nndb"/>, celui-ci lui demande de donner la réplique aux acteurs lors du casting pour son prochain film. Une audition que le réalisateur, souhaitant travailler avec de nouveaux visages, lui refuse de passer<ref name="rêves">L'Empire des rêves : L'histoire de la trilogie Star Wars d'Edith Becker et Kevin Burns, disponible dans le coffret DVD de la trilogie.</ref>. Mais après quelques répliques, Lucas tient son acteur pour le rôle de Han Solo.
Ses rôles
La Guerre des étoiles
En 1976, malgré ses réticences à voir jouer des inconnus dans le film<ref name="rêves"/>, la Twentieth Century Fox accepte que Harrison Ford soit choisi pour incarner Han Solo dans ce qui sera une des plus grandes sagas du cinéma : La Guerre des étoiles. Harrison Ford obtient le rôle face à la concurrence de Kurt Russell<ref name="rêves"/>, Nick Nolte<ref>(en) Skywalking, p.152.</ref>, Christopher Walken<ref>(en) George Lucas, p.78.</ref>, Al Pacino<ref>(en) Texte associé à l'affiche 28953 dans Heritage Vintage Movie Posters, p.286.</ref> ou Richard Dreyfuss<ref>Secrets de tournage d'Un nouvel espoir sur AlloCiné.com. Consulté le 4 novembre 2008.</ref>. George Lucas juge Harrison Ford plus à même d'incarner un personnage disposant d'une dimension cynique qui tranche avec Luke ou Leia. C'est également un personnage plus âgé que les autres, à l'exception notable de celui joué par Alec Guinness, un acteur britannique dont la présence compense un casting composé d'acteurs inconnus, prise de risque étonnante pour un film d'une telle envergure. Pensant jouer dans un film pour enfants, les acteurs ont du mal à interpréter leur rôle sérieusement et multiplient les pitreries<ref name="rêves"/>.
Avec un salaire de 650 000 $<ref name="IMDB"/>, ce film lui permet enfin d'abandonner son métier de charpentier et de se concentrer pleinement sur sa carrière artistique<ref name="rêves"/>. Malgré l'échec prématurément annoncé par la Fox<ref name="rêves"/>, La Guerre des étoiles est un énorme succès et fait de l'acteur la nouvelle coqueluche du public.
Le film donne lieu à deux suites dans lesquelles il reprend le rôle. Dans L'Empire contre-attaque, son jeu de comédien prend une nouvelle dimension avec l'évolution dramatique du rôle de Han Solo, liée à la fois à sa relation amoureuse avec Leia et à sa position inconfortable face à la trahison de son ami, Lando Calrissian. Juste avant qu'il soit congelé dans la carbonite, la princesse lui déclare son amour et il doit répliquer « je t'aime aussi ! ». Voyant le résultat peu convaincant, Irvin Kershner, le réalisateur, lui demande d'improviser. Il change donc la réplique en « je sais... », qui restera indissociable de son personnage<ref name="rêves"/>. Le fait que Solo soit plongé dans la carbonite constitue en outre une alternative pour les scénaristes si Harrison Ford refuse de jouer dans le troisième volet de la saga. En effet, George Lucas n'est pas assuré que sa vedette accepte de reprendre le rôle<ref name="rêves"/> après son succès dans Les Aventuriers de l'arche perdue.
Sa participation est finalement confirmée. Dans Le Retour du Jedi, le manque de profondeur de son personnage ne lui permet pas d'exploiter le début du film qui est pourtant consacré à sa libération. Pour compenser cette faiblesse, il souhaite une mort héroïque pour Han Solo, afin qu'il puisse retrouver la stature des épisodes précédents<ref>« Harrison Ford aurait tué Han Solo » sur canoë divertissement. Consulté le 4 novembre 2008.</ref>. George Lucas refuse<ref name="rêves"/>.
Indiana Jones
À la fin des années 1970, George Lucas et Steven Spielberg travaillent sur leur prochaine production : un film rendant hommage aux serials de leur enfance<ref name="arche">Indiana Jones : Naissance d'une trilogie, Indiana Jones et les Aventuriers de l'arche perdue, disponible dans le coffret DVD de la trilogie.</ref>.
Pour ce projet, Steven Spielberg pense immédiatement à Harrison Ford pour jouer le héros digne d'Allan Quatermain, mais George Lucas y est opposé<ref name="Jackson 31">(en) Steven Spielberg, a Biography, p.31.</ref>. En effet, en plus de n'être toujours pas favorable à l'idée de reprendre un acteur qu'il a déjà fait jouer (« Je ne veux pas en faire mon Robert De Niro ! », référence au lien de l'acteur avec Martin Scorsese)<ref name="arche"/>, il craint qu'une confusion soit faite entre ce nouveau personnage et Han Solo. Plusieurs acteurs sont alors approchés pour le rôle. C'est finalement Tom Selleck qui est choisi pour incarner l'aventurier<ref name="arche"/> mais il refuse le rôle à cause de son contrat qui le lie à la série Magnum<ref name="Jackson 31"/>. Après ce faux bond, Steven Spielberg persuade George Lucas qu'« Indy » est un personnage taillé pour Harrison Ford. L'acteur et le réalisateur sont mis en relation par George Lucas et malgré l'hésitation de signer pour trois films, l'acteur accepte l'offre<ref name="arche"/>. Indiana Jones est né.
Pour jouer l'aventurier, Harrison Ford doit apprendre à manier le fouet et se préparer physiquement pour un tournage éprouvant<ref name="arche"/>. Il arbore pour Indy le look-type de l'aventurier avec une barbe de trois jours et un vieux blouson de cuir, sans oublier ce qui deviendra ses signes distinctifs, le Borsalino usé et le fouet. Il campe ainsi un personnage « multi-facettes » : tantôt courageux puis romantique, drôle ou encore fragile.
Le tournage des Aventuriers de l'arche perdue est éprouvant pour toute l'équipe. Lors de la scène de bagarre contre un mécanicien nazi, l'avion roule sur la jambe de Harrison Ford. Il se retrouve avec un ligament déchiré au fin fond de la Tunisie. Mais au lieu de se faire soigner, on lui bande la jambe pour qu'il puisse continuer à tourner<ref name="arche"/>. Plus tard, il se blesse sérieusement aux côtes en voulant assurer lui-même la cascade où Indiana est tiré au sol par un camion. En ce qui concerne la scène où Indy affronte un guerrier le menaçant d'un sabre, pour laquelle était prévue un combat élaboré qui avait nécessité une longue préparation, Harrison Ford n'est pas, au moment de la tourner, en mesure de la jouer : comme beaucoup de membres de l'équipe à ce moment là, il est malade<ref name="arche"/>. Pour se ménager, il propose à Steven Spielberg de simplement tirer sur l'opposant<ref>(en) Interview sur Cinemas Online. Consulté le 4 novembre 2008.</ref>. Le succès de cette courte scène auprès des membres de l’équipe est tel qu'elle est gardée au montage<ref name="Raes">Biographie par Frédéric Raes sur CinEmotions.com. Consulté le 4 novembre 2008.</ref>. Les Aventuriers de l'arche perdue sort sur les écrans en 1981 et connait un grand succès. Harrison Ford réussit à surpasser la notoriété de Han Solo avec Indiana Jones et devient une star reconnue.
En 1984 sort Indiana Jones et le Temple maudit. Le pendant féminin d'Indy, après Karen Allen dans Les Aventuriers, est Kate Capshaw. C'est Harrison Ford qui, sous l'influence de Steven Spielberg, la choisit pour interpréter Willie Scott<ref name="temple">Indiana Jones : Naissance d'une trilogie, Indiana Jones et le Temple maudit, disponible dans le coffret DVD de la trilogie.</ref>.
Durant le tournage des scènes où il est mené au palais du Maharadjah, Harrison Ford commence à souffrir d'une hernie discale à force de chevaucher un éléphant. Et c'est lors du combat contre un Thug dans la chambre d'Indy que la hernie le paralyse pour de bon. Aucun soin fait sur place ne faisant effet, il est rapatrié d'urgence aux États-Unis pour se faire opérer<ref name="temple"/>. Lors de sa convalescence, il suit un traitement à base d'enzyme de papaye. Le remède est efficace et l'acteur fait son retour au Sri Lanka au bout de trois semaines<ref name="temple"/>. Suite à cela, le tournage reprend normalement. Lors de sa sortie en salle, bien que la critique trouve le film trop noir<ref name="temple"/>, Indiana Jones et le Temple maudit est un succès.
Le 16 mai 1988 débute le tournage de Indiana Jones et la Dernière Croisade<ref>(en) Dates de tournage d'Indiana Jones et la Dernière Croisade sur IMDb. Consulté le 4 novembre 2008.</ref>. Ce film nous dévoile la relation qu'entretient Indy avec son père avec comme toile de fond la quête du Graal. Alors que Harrison Ford revêt de nouveau son costume d'aventurier, son « rat de bibliothèque » de père est joué par Sean Connery. Cette confrontation père/fils permet à Harrison Ford d'exploiter et d'exprimer d'autres facettes de la personnalité de son personnage. Dans ce film on peut voir Indy adolescent et c'est Harrison Ford qui suggère un interprète. Il propose à Steven Spielberg et George Lucas le jeune acteur qui avait joué son fils dans Mosquito Coast, River Phoenix. Pour justifier ce choix il déclare : « Celui qui me ressemble le plus à cet âge, c'est River »<ref name="croisade">Indiana Jones : Naissance d'une trilogie, Indiana Jones et la Dernière Croisade disponible dans le coffret DVD de la trilogie.</ref>. Sur le plateau l'ambiance est enjouée, comme pour la séquence où Indy et son père parlent à bord du Zeppelin. Harrison Ford et Sean Connery la jouent sans pantalon à cause de la chaleur qui règne<ref name="croisade"/>. Harrison Ford, qui a pris l'habitude de faire une grande partie de ses cascades, se retrouve suspendu au canon d'un tank et contre une paroi en pierre pendant que les accessoiristes lui jettent des morceaux d'argile au fur et à mesure que l'engin avance. Il doit également recommencer maintes fois une course de cheval à cause de son chapeau qui s'envole, car il est inimaginable qu'Indiana Jones perde son chapeau<ref name="croisade"/>. Après un tournage sans problème majeur, le film sort en mai 1989 et est, comme les précédents, un succès commercial.
Un quatrième volet est évoqué depuis 1994, mais les emplois du temps surchargés de Ford, Lucas et Spielberg repoussent sans arrêt la mise en chantier du film. Après avoir hésité à faire ce nouvel épisode, Harrison Ford fini par proposer à Steven Spielberg de le faire : « Pourquoi ne pas faire un autre de ces films ? Le public est demandeur ». Il fini par convaincre George Lucas et le projet est lancé. C'est le 10 septembre 2007 qu'est enfin dévoilé le titre de ce nouvel opus : Indiana Jones et le Royaume du crâne de cristal. L'action du film se déroule pendant la guerre froide, avec un Indiana Jones vieillissant. Malgré son âge avancé, Harrison Ford se soumet à un entraînement et un régime très stricts pour revenir en forme. Ainsi, il peut réaliser lui-même la plupart de ses cascades. Le film est présenté le 18 mai 2008 en avant-première au festival de Cannes<ref>(en) Dates de sortie d'Indiana Jones et le Royaume du crâne de cristal sur IMDb.</ref>, 19 ans après la dernière aventure. Harrison Ford n'avait pas remonté les marches depuis 1989 pour Working Girl. Le box-office témoigne de l'attente suscité par le public. Avec près de 800 millions de dollars engendrés dans le monde entier<ref name="box office skull">(en) Indiana Jones and the Kingdom of the Crystal Skull sur Boxofficemojo.com. Consulté le 4 novembre 2008.</ref>, Indiana Jones et le Royaume du crâne de cristal est le plus gros succès de la série.
Blade Runner
Dans ce film de Ridley Scott, d'après le roman de Philip K. Dick, Harrison Ford incarne Rick Deckard, un détective privé désabusé et cynique. Son interprétation y est intense tout en donnant une image vulnérable au personnage. L'ambiguïté morale du personnage est l'un des atouts du film. On en vient à se demander si Deckard est humain. En effet, l'empathie qu'il manifeste lors de ses actions exécutoires envers les réplicants, rappelle justement celle de ses proies.
Le premier acteur envisagé par le scénariste Hampton Fancher est Robert Mitchum. D'autres noms viennent ensuite s'ajouter à la liste des potentiels Rick Deckard comme Dustin Hoffman, Peter Falk, Al Pacino, Nick Nolte ou Burt Reynolds. Finalement, Harrison Ford est suggéré à Hampton Fancher, qui est également producteur du film<ref name="Dangerous">Dangerous Days : Making Blade Runner de Charles De Lauzirica, disponible sur le 2e disque du coffret DVD de Blade Runner.</ref>. La production contacte Steven Spielberg, qui est sur le montage des Aventuriers de l'arche perdue, pour avoir des renseignements sur l'acteur. La réponse du réalisateur est sans équivoque : « C'est une grande star maintenant ». Suite à cela, Ridley Scott part à Londres voir les rushes du film de Steven Spielberg et trouve Harrison Ford parfait<ref name="Dangerous"/>.
La vedette est intéressée par le film mais la lecture du premier scénario le laisse perplexe à cause de la présence d'une voix off racontant aux spectateurs ce qu'ils ne verront pas de l'investigation de Deckard. Il veut que l'on voit les choses plutôt qu'elles ne soient racontées<ref name="Dangerous"/>. Des tensions s'établissent entre le réalisateur et son interprète principal<ref>(en) Harrison Ford: The Films, p.95.</ref>, Ridley Scott ayant tendance à se soucier plus des décors que de ses acteurs<ref name="Dangerous"/>,<ref name="SFX11">Blade Runner, dans les coulisses du film-culte de Ridley Scott dans SFX, Cinéma et Effets spéciaux.</ref>. C'est ainsi que le personnage joué par Edward James Olmos est créé pour combler une erreur de conception : le cockpit du véhicule que Harrison Ford doit piloter se trouve être trop étroit pour lui. L'idée retenue est d'embaucher un acteur plus petit pour piloter l'engin. Edward James Olmos est l'acteur qui conduit tandis que Harrison Ford est recroquevillé sur le siège passager<ref name="SFX11"/>.
Malgré les divergences, Harrison Ford s'implique tant qu'il le peut. Dans la scène où il se bat avec Daryl Hannah, il insiste pour qu'elle ne simule pas. Elle s'exécute et lui fourre les doigts dans le nez, a tel point qu'il se retrouve en sang à la fin des prises<ref name="Dangerous"/>. Au final, c'est certainement par son mal-être au moment du tournage que Harrison Ford donne une dimension dramatique à son personnage.
Après les projections tests, l'interprétation de Harrison Ford est mal accueillie par les spectateurs. En effet, son image est celle du héros sans peur et sans reproches depuis ses rôles de Han Solo et d'Indiana Jones et les fans ne le supportent pas dans le rôle d'un personnage quelque peu lâche. Pour ces raisons (et d'autres purement commerciales), les producteurs font remonter le film pour simplifier l'histoire et éliminer des thèmes parallèles<ref name="Dangerous"/>. La fin est modifiée, transformant l'esprit du dénouement original.
Malgré son désaccord, l'acteur est contraint par contrat d'enregistrer la voix-off qui aiguillera le spectateur dans sa compréhension du film, ce qui est un vrai supplice pour lui<ref>(en) « Blade Runner Was a Nightmare » sur Moono.com. Consulté le 4 novembre 2008.</ref>. Après la lecture de six versions différentes de la narration, la lassitude du travail demandé est ressentie par sa voix monocorde que l'on entend dans le film<ref name="Dangerous"/>.
Le film sort en 1982, les critiques ne sont pas tendres<ref>Secrets de tournage de Blade Runner sur AlloCiné.com. Consulté le 4 novembre 2008.</ref> et c'est un échec commercial<ref name="Planète">Blade Runner dans Dixième Planète.</ref>. Le rôle complètement différent de Harrison Ford par rapport aux précédents et la noirceur du film en sont les principaux facteurs<ref name="Planète"/>. Mais il est également éclipsé par la sortie quelques jours plus tôt de E.T. l'extra-terrestre, de Steven Spielberg.
Cependant, Blade Runner gagne son statut de film culte au fil des années, grâce notamment à la sortie de versions plus proches de la vision du réalisateur (Director's cut)<ref name="Planète"/>. Aujourd'hui, une question reste en suspens : Rick Deckard, est il un réplicant ? Ridley Scott répond oui alors que Harrison Ford soutient le contraire<ref>Deck-a-Rep : The True Nature of Rick Deckard de Charles De Lauzirica, disponible sur le 4e disque du coffret DVD de Blade Runner.</ref>.
Autres films
Après La Guerre des étoiles, Harrison Ford tourne plus régulièrement qu'auparavant grâce au statut qu'il vient d'acquérir. Il est engagé pour le film Héros qui est réalisé par Jeremy Kagan, un ami de George Lucas<ref name="Caracalla 32">(en) Harrison Ford, p.32.</ref>. Il a pour partenaire Henry Winkler et campe Ken Boyd, un jeune homme avec des rêves plein la tête. Les critiques saluent sa performance pour un personnage qu'il avoue adorer<ref name="Caracalla 32"/> mais le film passe inaperçu et ne lui permet pas d'accentuer sa notoriété.
Le besoin d'argent se faisant de nouveau ressentir<ref>(en) Harrison Ford: The Films, p.52.</ref>, il réussit à obtenir l'un des rôles principaux de L'ouragan vient de Navarone, la suite de Les Canons de Navarone. Le film, sorti en 1978 et dans lequel il partage l'affiche avec Robert Shaw, est un échec aux États-Unis, mais le nom de la nouvelle vedette attire le public en France ce qui permet à L'ouragan vient de Navarone de faire un nombre d'entrées proche du million<ref name="Box office fr.">Box Office des films de Harrison Ford sur Box Office Story. Consulté le 4 novembre 2008.</ref>.
L'année suivante sort Apocalypse Now de Francis Ford Coppola, où il apparait dans une seule séquence. Il interprète le Colonel Lucas qui transmet l'ordre de mission du Capitaine Willard, joué par Martin Sheen. Bien que ce film sorte en 1979, Harrison Ford a en fait tourné sa scène durant l'année 1976<ref>« Le tournage d'Apocalypse Now » par François Forestier. Consulté le 4 novembre 2008.</ref>, avant d'être connu pour son rôle de Han Solo.
Cette même année sort Guerre et Passion de Peter Hyams. Il y interprète David Halloran, un pilote américain posté en Angleterre pendant la Seconde Guerre mondiale, qui tombe amoureux d'une infirmière anglaise et qui a pour mission d'escorter en France un agent du service de renseignements britannique (joué par Christopher Plummer) s'avérant être le mari de celle-ci. Ce rôle lui permet d'expérimenter son jeu pour la première fois dans des genres romantique et dramatique. Le film est un échec et ne permet pas à Harrison Ford de confirmer ses prédispositions à tenir une tête d'affiche.
Son film suivant est Un rabbin au Far West, une comédie de Robert Aldrich. La « gentille pression » de son fils Willard et son propre souhait de retrouver les tournages américains après deux films en Angleterre, le fait accepter le rôle du cow-boy Tommy Lillard<ref>(en) Harrison Ford: The Films, p.57.</ref>. Il joue aux côtés de Gene Wilder, un acteur qui a collaboré à plusieurs reprises avec Mel Brooks. La comédie n'étant pas le domaine de prédilection du réalisateur, le film ne répond pas aux attentes qu'on y avait placées, mais attire tout de même plus que Guerre et Passion.
Il reprend ensuite son rôle de Bob Falfa pour une petite apparition non créditée dans la suite de American Graffiti. La consécration arrive par ses prestations dans la suite de la saga La Guerre des étoiles puis se confirme avec les aventures d'Indiana Jones. Après le tournage de Blade Runner, il participe à celui d'E.T. l'extra-terrestre dans lequel il joue le proviseur de l'école qui convoque Elliott après le déclenchement de la rébellion en salle de classe<ref name="ET">L'évolution et la création d'E.T. de Laurent Bouzereau, disponible sur le 2edisque de l'édition prestige du DVD E.T. l'Extra-Terrestre.</ref>. Dans cette scène il est filmé de dos et on ne voit pas son visage<ref name="ET"/>. Cette séquence est finalement coupée au montage initial et n'est pas intégrée dans la version du 20e anniversaire du film car Steven Spielberg ne veut pas apporter trop de changement par rapport à l'original qu'il considère comme un de ses films « les plus parfait »<ref name="ET"/>.
En 1985, sa carrière prend un nouveau tournant avec Witness de Peter Weir. Il met de côté les super productions à grand spectacle et campe le rôle de John Book, un policier en charge de la protection d'un jeune Amish. Avant le tournage, il prépare méticuleusement son rôle de policier en suivant quelques temps la brigade criminelle de Philadelphie avec qui il effectue des patrouilles de nuit<ref>Interview de Peter Weir sur la première édition du DVD Witness.</ref>. Ce film lui permet de s'intéresser à la psychologie de son personnage qui fait face à un choc de culture en se retrouvant dans une communauté Amish. De protecteur, il se retrouve lui-même protégé, s'intégrant progressivement à la façon de vivre de ses hôtes et tombe amoureux de la mère du jeune témoin, jouée par Kelly McGillis. Dans le film, avant la construction d'une grange, une référence à son passé est glissée quand l'actrice lui demande s'il connaît la charpenterie et qu'il répond « un peu ». Cette interprétation lui vaut une première reconnaissance par ses pairs avec des nominations de meilleur acteur dans diverses cérémonies.
En 1986, il joue de nouveau pour Peter Weir dans ce qui semble être pour lui son meilleur rôle<ref name="Raes"/> : Allie Fox dans Mosquito Coast. Il y incarne un père de famille inventeur et maniaque qui se laisse absorber par ses idéaux. Le rôle d'un de ses fils est tenu par River Phoenix, avec qui il partagera le rôle d'Indiana Jones quelques années plus tard dans Indiana Jones et la Dernière Croisade.
De Mosquito Coast à À propos d'Henry, en passant par Frantic, Harrison Ford confirme son orientation prise depuis Witness avec des rôles aux caractères singuliers dans des films forts. En 1989, il se voit proposer le rôle de Jack Ryan pour jouer dans À la poursuite d'Octobre Rouge, adaptation du roman de Tom Clancy. Mais préférant le rôle du Commandant Marko Ramius, déjà réservé pour Sean Connery, il décline l'offre<ref name="Patriot">Patriot Game Close Up disponible sur l'édition collector du DVD Jeux de guerre.</ref>. Au final, le rôle est obtenu par Alec Baldwin. C'est en 1992, après s'être désengagé d'un projet de la Paramount, qu'il récupère le rôle de l'agent de la CIA, laissé vacant par Alec Baldwin qui préfère jouer sur scène à Broadway<ref name="Patriot"/>. Harrison Ford interprète alors le héros de Tom Clancy dans le diptyque Jeux de guerre (1992) et Danger immédiat (1994) réalisé par Phillip Noyce. Le scénario de Jeux de guerre doit être réadapté pour le nouvel acteur car il faut passer d'un agent de 35 ans à un autre de 50<ref name="Patriot"/>. Ce premier film est l'occasion de mettre plus en avant le personnage de Jack Ryan et sa famille après un rôle secondaire dans Octobre Rouge. Harrison Ford impose un personnage vulnérable<ref name="Patriot"/>, l'opposé d'un héros d'action sans crainte et sans reproche, ce qui correspond à l'analyste de la CIA et au père de famille qu'est le personnage. Le scénario de Danger immédiat est lancé en même temps que celui de Jeux de guerre<ref name="Patriot"/> et c'est au milieu du tournage de celui-ci que le deuxième film est confirmé<ref>Clear and Present Danger, Behind the Danger disponible sur l'édition collector du DVD Danger immédiat.</ref>. Les deux films sont des succès.
En 1993, entre les deux aventures de Jack Ryan, Harrison Ford redonne un coup de fouet à sa carrière en tournant dans Le Fugitif de Andrew Davis, adaptation de la série télévisée homonyme. Il incarne le docteur Richard Kimble accusé à tort du meurtre de sa femme. Une traque impitoyable, engagée par un marshal (Tommy Lee Jones), mène Kimble jusqu'à Chicago où il va tout faire pour prouver son innocence. Le film est un succès mondial qui propulse Harrison Ford au sommet de la hiérarchie des acteurs les plus populaires de Hollywood et qui permet à Tommy Lee Jones d'obtenir l'Oscar du meilleur acteur dans un second rôle.
En 1995, il reprend le rôle de Linus Larrabee dans le Sabrina de Sydney Pollack, initialement tenu par Humphrey Bogart dans le film original de Billy Wilder. Après une année sans tourner, Ennemis rapprochés sort sur les écrans en 1997. Harrison Ford y partage la vedette avec Brad Pitt dont la carrière commence réellement à prendre de l'envergure. Le film, dont la thématique est la trahison du mentor par son protégé, est un échec.
Cette même année sort Air Force One, réalisé par Wolfgang Petersen. Le scénario est écrit pour Kevin Costner mais celui-ci n'est pas disponible quand le film est prêt à être lancé<ref name="AFO">Commentaire audio de Wolfgang Petersen disponible sur l'édition spéciale du DVD Air Force One.</ref>. C'est lui qui suggère à la production le nom de Harrison Ford pour le remplacer<ref name="AFO"/>. Une fois l'affaire entendue, Wolfgang Petersen propose Gary Oldman à son interprète principal, pour jouer le terroriste qui détourne Air Force One<ref name="AFO"/>. Pour le rôle de la vice-présidente le réalisateur veut dès le début Glenn Close, mais il redoute un refus pour ce petit rôle<ref name="AFO"/>. Harrison Ford étant du même avis que lui pour l'attribution de ce rôle, se charge lui-même de le proposer à l'intéressée. C'est lors d'un dîner de charité dans le Wyoming, où ils habitent tous les deux, que Harrison Ford fait la proposition à l'actrice. À ce dîner se trouve également Bill Clinton qui apprécie l'idée d'une femme vice-présidente. C'est sur les encouragements du président que Glenn Close accepte le rôle<ref name="AFO"/>. Bill Clinton, très enthousiaste à propos du film (qu'il verra deux fois en trois jours après sa sortie<ref name="AFO"/>), invite une petite partie de l'équipe du film, dont le réalisateur et Harrison Ford, à bord du véritable avion présidentiel afin de faire des repérages pour la reconstitution intérieure de l'avion pour le film<ref name="AFO"/>. Pour sa scène de discours au début du film, Harrison Ford doit apprendre un texte en russe, une langue qu'il ne connait pas malgré ses origines de Minsk. Les seules scènes qu'il partage avec Glenn Close sont des dialogues au téléphone et généralement c'est un assistant qui donne la réplique au téléphone à l'acteur, mais il fait le déplacement (tout comme Gary Oldman) pour le faire lui-même et ainsi donner une meilleure base de travail à l'actrice<ref name="AFO"/>. C'est en contraste avec le film en lui-même, que le tournage se déroule dans une ambiance enjouée, au point que l'équipe surnomme le film « Air Force Fun »<ref name="AFO"/>. Dans les scènes de bagarre, qu'il considère comme ses meilleures<ref name="AFO"/>, l'acteur n'est pas doublé par un cascadeur<ref name="AFO"/>. Dans la scène où il est pour la première fois face au terroriste joué par Gary Oldman, celui-ci lui assène un coup au visage. Harrison Ford insiste pour qu'il ne simule pas le coup porté. Le lendemain de cette scène, qui a nécessité 13 prises (donc 13 coups au visage), Harrison Ford arrive sur le plateau avec le visage marqué, obligeant Wolfgang Petersen à le filmer d'un angle permettant de cacher les séquelles<ref name="AFO"/>. Le film met en scène le président des États-Unis, ancien soldat de la guerre du Viêt Nam et distingué par la Médaille d'Honneur, faisant face à un commando terroriste Russe qui détourne Air Force One. Habituellement, dans les thrillers ou les films d'action, le Président est le personnage protégé mais dans Air Force One il se change en « homme d'action », ce qui donne un aspect pro-américain au film<ref name="AFO"/>. Après un tournage de 75 jours<ref name="AFO"/>, le film sort lors de la période estivale et profite de son statut de blockbuster pour rencontrer un gros succès sur le sol américain.
L'été 1998 voit le retour de l'acteur dans une comédie avec 6 jours, 7 nuits d'Ivan Reitman où il interprète un pilote d'avion bougon. Son film suivant, L'Ombre d'un soupçon de Sydney Pollack, est un échec cuisant. Il interprète un sergent de police qui enquête sur les circonstances de la mort de sa femme lors d'un crash aérien et découvre qu'elle était accompagnée d'un homme. Son enquête le mène jusqu'à l'épouse de ce dernier (jouée par Kristin Scott Thomas) avec qui une relation forte et particulière s'installe.
En 1999 sort le dernier film de Stanley Kubrick, Eyes Wide Shut. Le réalisateur pense à Harrison Ford pour jouer le personnage principal. C'est finalement Tom Cruise qui décroche le rôle du docteur Harford, nom qui est un mixte de Hertford (ville où Kubrick vit) et de Harrison Ford<ref>Les 100 films de l'histoire du cinéma, p.76.</ref>.
Harrison Ford est choisi par Robert Zemeckis pour jouer dans son prochain film<ref name="notes apparences">Notes de production disponible sur le DVD du film Apparences.</ref>. Le concept très différent des autres films auxquels il a pu participer l'attire, ainsi que le soin apporté à la construction du scénario et l'originalité de son personnage<ref name="notes apparences"/>. Apparences sort sur les écrans en 2000 et la vedette dévoile une nouvelle facette de son jeu d'acteur en incarnant l'un de ses rares rôles de « méchants », loin du héros des films d'actions habituels pour lui. Il joue le rôle de Norman Spencer et sa femme est interprétée par Michelle Pfeiffer ; celle-ci est prise de visions qui compromettent la tranquillité du couple. Ce thriller fantastique, qui est un hommage au cinéma d'Alfred Hitchcock<ref name="notes apparences"/>, rencontre un très grand succès et permet à Harrison Ford de retrouver les sommets du box-office<ref>(en) 10e au box-office mondial de l'année 2000 sur Boxofficemojo.com. Consulté le 4 novembre 2008.</ref>.
Durant cette même période il refuse plusieurs rôles dans des films à succès tel que Traffic<ref>(en) « Red Light, Green Light » de Rebecca Ascher-Walsh sur Entertainment Weekly. Consulté le 4 novembre 2008.</ref>, En pleine tempête ou encore The Patriot, le chemin de la liberté<ref name="Raes"/>. Pour ce dernier, son choix est motivé par la violence montrée et notamment un infanticide<ref>(en) Anecdotes sur ClassicSciFi. Consulté le 4 novembre 2008.</ref>.
Il faut attendre deux années avant de le revoir sur le grand écran. K-19 : Le Piège des profondeurs sort en 2002 réalisé par Kathryn Bigelow. Pour ce film, en plus d'être l'interprète principal, il s'essaie en tant que producteur délégué et prend sa fonction très à cœur en s'impliquant dans le développement de l'histoire et tous les autres aspects de la production<ref>The Making Of K-19: The Widowmaker disponible sur le DVD du film K-19 : Le piège des profondeurs.</ref>. Le film, qui relate un fait historique durant la guerre froide, lui offre l'un de ses meilleurs rôles. Il joue un commandant de sous-marin nucléaire russe, le K-19, dont la prise de fonction semble contestable. La place de commandant qu'il prend au capitaine Mikhail Polenin (Liam Neeson), qui lui se retrouve second, font de lui un personnage antipathique. L'attitude de son personnage contraste avec celle de son acolyte qui est plus proche de ses hommes. Puis il se retrouve confronté au regard de son équipage suite à une fuite de réacteur. Mais cette antipathie se transforme en héroïsme du fait de la tournure des évènements. Le film, malgré le grand soin apporté à la production, est le plus gros échec de Harrison Ford depuis qu'il est en haut de l'affiche.
Harrison Ford est ensuite pressenti pour interpréter le rôle de Bob Barnes dans Syriana (finalement joué par George Clooney, qui remporte un Oscar pour ce rôle), mais il refuse. Une décision qu'il regrette après coup<ref>(en) « I should have been in Syriana » sur Breaking News. Consulté le 4 novembre 2008.</ref>. Suivent deux autres désillusions pour l'acteur. D'abord avec Hollywood Homicide qui réussit l'exploit d'engendrer encore moins d'argent que K-19, puis avec Firewall qui obtient un accueil mitigé. C'est finalement avec Indiana Jones et le Royaume du crâne de cristal, que Harrison Ford retrouve le sommet du box-office.
Son prochain film, Crossing Over, devrait sortir en 2009. Il y partagera la vedette avec Ray Liotta et Ashley Judd.
Ses salaires
Sa vision sur sa carrière
Le métier d'acteur est d'après lui rien de plus qu'un « boulot » et qu'il n'a pas vocation à rendre le spectateur heureux mais plutôt à l'aider à devenir plus altruiste<ref name="première 241"/>. Contrairement à ses débuts où il reproche aux producteurs de ne pas le laisser assez s'exprimer, il se qualifie de « serviteur de l'histoire » et qu'il interprète ce qu'on lui dit<ref name="première 241"/>. Il ne se considère pas comme une star mais comme quelqu'un qui a eu beaucoup de chance en début de carrière et encore plus pour être toujours en haut de l'affiche<ref name="première 241"/>, ce qui n'est pas l'avis du réalisateur Mike Nichols qui le considère comme la « Ferrari des acteurs »<ref>Première n°198, p.44.</ref>.
L'acteur vu par la critique
Le rôle dans Star Wars permet à Harrison Ford d'accéder au devant de la scène. Pour ce film, la critique est enthousiaste pour son interprétation rafraîchissante de Han Solo qui mêle sarcasme et humour. Pour certains, il réussit à rendre son personnage comme le plus cohérent du film<ref>Critique de L'empire contre-attaque dans Les Cahiers du cinéma n°316, p.52.</ref>. Le choix de ses films fait l'unanimité<ref>The Best of Hollywood, p.72.</ref>, car malgré des scénarii ou des interprétations loin d'être innovantes, il semble comprendre ce que le public recherche au cinéma. Son faible nombre de nominations aux Oscars reflète cette tendance à privilégier le spectacle plutôt qu'une grande performance d'acteur. Après Indiana Jones, les journalistes spécialisés commencent à douter de ses capacités à jouer autre chose qu'un héros digne des bandes dessinées, mais il réussit à sortir de cette image stéréotypée avec Witness<ref>Critique de Witness dans Positif n°293, p.108.</ref>, qui lui vaut d'ailleurs sa seule nomination aux Oscars. Dans Mosquito Coast, il confirme cette nouvelle trajectoire prise dans sa carrière avec une prestation « géniale »<ref>(en) Variety's Film Reviews 1985-1986.</ref>. Après des interprétations « bouleversantes » dans À propos d'Henry et Présumé innocent<ref name="première 198">Critique de Le Fugitif dans Première.</ref>, son rôle de prisonnier en cavale dans Le Fugitif conquiert tout le monde. Sa prestation d'un homme ordinaire traqué sans relâche est qualifiée de « formidable » tant ses expressions émotionnelles et physionomiques sont justes<ref name="première 198"/>. Les années passent et l'accumulation des rôles de « good guy » sans peur et sans reproche semble le décrédibiliser. Il s'essaye à la comédie avec 6 jours, 7 nuits mais son rôle d'aventurier bougon ne convient plus à une personne de son âge (56 ans au moment du film)<ref>Critique de 6 jours, 7 nuits sur Fluctuat.net. Consulté le 4 novembre 2008.</ref>. Son changement de registre pour Apparences est salvateur. Il est très convaincant en « méchant »<ref>Critique de Apparences sur Le Quotidien du cinéma. Consulté le 4 novembre 2008.</ref>. Son rôle dans Firewall est moyennement accueilli. Son jeu est juste<ref>Critique de Firewall sur Comme au Cinéma.com. Consulté le 4 novembre 2008.</ref> mais le personnage vieillissant au cœur d'un film d'action donne l'impression amère de déjà-vu<ref>Critique de Firewall dans L'express Mag n°2857, p.61.</ref>. Avant la première de Indiana Jones et le Royaume du crâne de cristal au festival de Cannes, la critique est plutôt enthousiaste de retrouver sur le grand écran l'aventurier, surtout ceux qui ont grandi avec lui<ref>Critique de Indiana Jones et le Royaume du Crane de Cristal sur Comme au Cinéma.com. Consulté le 4 novembre 2008.</ref>. La performance de Harrison Ford en vieux baroudeur n'est pas remise en cause à l'inverse du film qui est parfois « accusé » de suffisance par rapport aux anciens opus<ref>Critique de Indiana Jones et le Royaume du crâne de cristal dans TéléCinéObs n°2273, p.12.</ref>,<ref>Critique de Indiana Jones et le Royaume du crâne de cristal dans Mad Movies n°209, p.22.</ref>,<ref>Critique de Indiana Jones et le Royaume du crâne de cristal dans Télérama n°3046, p.58.</ref>.
Filmographie
Sauf mention contraire, la filmographie est établie en fonction de ses apparitions aux génériques des films.
Cinéma
Télévision
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Voix françaises
Distinctions
- Harrison Ford a laissé ses empreintes dans le ciment du Grauman's Chinese Theatre le 4 juin 1992<ref>(en) « Mann's Chinese Theater Imprints » sur Screen Source. Consulté le 4 novembre 2008.</ref>.
- En 1998, il est élu, à 56 ans, l'homme vivant le plus sexy du monde par le magazine américain People<ref>(en) « All-Time Sexiest Men » sur People Magazine. Consulté le 4 novembre 2008.</ref>.
- Depuis le 30 mai 2003<ref>(en) « Recent Hollywood Events » sur Seeing Stars in Hollywood. Consulté le 4 novembre 2008.</ref> une étoile lui est attribuée sur le Hollywood Walk of Fame au 6801 Hollywood Boulevard<ref>(en) « Hollywood Walk of Fame » sur Hollywood & Los Angeles. Consulté le 4 novembre 2008.</ref>.
- En plus des distinctions personnelles qu'il a reçu, six des films<ref>American Graffiti, Apocalypse Now, Blade Runner, Conversation secrète, Les Aventuriers de l'Arche perdue et La Guerre des étoiles.</ref> auxquelles il a participé figurent au National Film Registry<ref>(en) « Films Selected to The National Film Registry, Library of Congress 1989-2007 » sur le site de la Bibliothèque du Congrès. Consulté le 4 novembre 2008.</ref> et cinq<ref>La Guerre des étoiles, Apocalypse Now, Les Aventuriers de l'Arche perdue, American Graffiti et Blade Runner.</ref> sont classés dans le « top 100 » de l'American Film Institute<ref>(en) « AFI's 100 Years...100 Movies » sur AFI.com. Consulté le 4 novembre 2008.</ref>.
- Deux des personnages qu'il a interprété, Indiana Jones<ref>Classé deuxième.</ref> et Han Solo<ref>Classé quatorzième.</ref>, figurent dans le « top 50 » des plus grand héros du cinéma de l'American Film Institute<ref>(en) « AFI's 100 Years...100 Heroes & Villains » sur AFI.com. Consulté le 4 novembre 2008.</ref>.<div style="clear:both;" />
Récompenses
Nominations
Box-office
Aux États-Unis
Les films dans lesquels Harrison Ford tient un rôle majeur ont engendré plus de trois milliards de dollars. Onze de ces films ont dépassé la barre des 100 millions de dollars. Les films qui l'ont mené au sommet du box-office sont principalement issus de sa collaboration avec George Lucas. La Guerre des étoiles et la saga Indiana Jones cumulent à eux seul près de deux milliards de dollars. Blade Runner, aujourd'hui considéré comme culte, est déficitaire.
Avant le dernier volet d'Indiana Jones, Harrison Ford reste sur quatre échecs. L'Ombre d'un soupçon, K-19 : Le Piège des profondeurs, Hollywood Homicide et Firewall n'ont pas réussi à attirer les spectateurs et n'ont pas pu mettre à profit les investissements mis en œuvre à leur production. Les trois premiers cités finissant déficitaires, tout comme l'ont été Sabrina et Ennemis rapprochés.
Harrison Ford occupe la quatrième place du classement des acteurs les plus prolifique du box-office américain. Il est devancé par Frank Welker, Samuel L. Jackson et Tom Hanks<ref>(en) « All Time Top 100 Stars at the Box Office » sur The Numbers. Consulté le 4 novembre 2008.</ref>.
En France
Les films de l'acteur ont cumulés plus de 58 millions de spectateurs dans l'Hexagone. Quinze de ces films ont atteint plus de 1 million d'entrées et sept ont dépassés les 4 millions de billets vendus. Son plus gros succès est La Guerre des étoiles, suivi de près par Les Aventuriers de l'arche perdue et Indiana Jones et la Dernière Croisade. Ces trois films culminent à plus de 6 millions d'entrées.
Certains films qui n'ont pas tellement séduit aux États-Unis ont eu plus de succès en France, comme Blade Runner ou Frantic. Comme aux États-Unis, Harrison Ford doit attendre Indiana Jones et le Royaume du crâne de cristal pour retrouver le succès qui lui échappe depuis Apparences.
Vie privée
Harrison Ford épouse Mary Marquardt le 18 juin 1964. Ensemble, ils ont deux garçons : Benjamin, né le 22 septembre 1967 et Willard, né le 14 mai 1969. Ils divorcent en 1979<ref name="Ent. Cel.">(en) Entertainment Celebrities, p.234.</ref>. Aujourd'hui atteinte de sclérose en plaques, Mary est soutenue psychologiquement et financièrement par l'acteur. Ainsi, il lui achète une maison et prend en charge son traitement et tous les frais médicaux qui lui sont nécessaires<ref>(en) « Ford and Flockhart are wonderful, says his ex-wife » sur contactmusic.com. Consulté le 4 novembre 2008.</ref>.
Le 14 mars 1983, il épouse la scénariste Melissa Mathison<ref>(en) The World's Stupidest Celebrities, p.73.</ref> avec laquelle il a un fils, Malcolm, né le 10 mars 1987, et une fille, Georgia, née le 30 juin 1990<ref name="Ent. Cel."/>. Ils divorcent après plus de 20 ans de mariage, le 6 janvier 2004. Ce divorce est l'un des plus coûteux d'Hollywood<ref>(en) « Harrison Ford and Melissa Mathison in $85 million dollar divorce settlement » sur Starswelove.com. Consulté le 4 novembre 2008.</ref>.
Harrison Ford vit actuellement avec l'actrice Calista Flockhart qui est maman d'un garçon prénommé Liam, qu'elle a adopté le 1er janvier 2001<ref>(en) Calista Flockhart sur Adoption.com. Consulté le 4 novembre 2008.</ref>.
L'homme public
Son engagement pour l'environnement
Dès son adolescence, Harrison Ford côtoie la nature de près en assistant de temps à autres un garde forestier<ref name="croisade"/>. En achetant son ranch de Jackson, dans le Wyoming, il prend vraiment conscience de l'importance de préserver notre planète. Il cède ainsi près de la moitié de ses terres au Jackson Hole Land Trust à des fins de conservation de la nature<ref name="PNU">« Harrison Ford, acteur célèbre dans le monde entier et écologiste convaincu » dans le Programme des Nations Unies pour l’environnement. Consulté le 4 novembre 2008.</ref>.
Harrison Ford siège au conseil d'administration de la Conservation International depuis 1991<ref>(en) « Harrison Ford's Charity Work » sur Celebrity Charity News & Information. Consulté le 4 novembre 2008.</ref>,<ref>(en) Conseil d'administration de la Conservation International sur leur site. Consulté le 19 novembre 2008.</ref> et il est l'un des « gardiens volants » de la Riverkeeper, une organisation dont le but est d'identifier et poursuivre en justice les pollueurs du fleuve Hudson. En 2003, il reçoit le « Prix Lindbergh »<ref>(en) Lauréats du Prix Lindbergh sur le site de la Fondation Lindbergh. Consulté le 4 novembre 2008.</ref> pour ses patrouilles en hélicoptère au dessus du fleuve<ref name="PNU"/>.
Le 6 octobre 2006, il est honoré du « Jules Verne Spirit of Nature Award » remis par l'association Jules Verne Aventures, pour son engagement pour la protection de notre planète<ref>(en) Biographie sur Jules Verne Adventures. Consulté le 4 novembre 2008.</ref>.
En avril 2008, dans un spot publicitaire, il s'épile le torse avec de la cire, pour dénoncer symboliquement la déforestation des forêts tropicales<ref>(en) « Harrison Ford s'épile le torse... » sur Actustar.com. Consulté le 4 novembre 2008.</ref>,<ref>(en) « PSA: Harrison Ford Loses An Acre », vidéo visible sur le site de la Conservation International. Consulté le 19 novembre 2008.</ref>. Ce geste attire l'attention et permet de mettre en lumière un point critique de la déforestation.
Son action écologique est aussi récompensée par diverses distinctions, dont le
« Prix mondial du citoyen écologique » de la Faculté de médecine de Harvard<ref>(en) « Real-life hero Ford gets environmental award » de Alvin Powell sur Harvard University Gazette Online. Consulté le 4 novembre 2008.</ref> ou le « Prix mondial d’écologie » du Centre international pour l’écologie tropicale, mais la récompense la plus insolite reste le baptême d'une fourmi native du Honduras et de Belize, sous le nom de « Pheidole harrisonfordi »<ref name="PNU"/>,<ref>(en) « The Ant Society: Honoring Conservation Heavyweights » sur le site de la Conservation International. Consulté le 19 novembre 2008.</ref>.
Ses convictions politiques
Comme ses parents, Harrison Ford est un démocrate de longue date<ref>(en) Donation politique de Harrison Ford sur Newsmeat. Consulté le 4 novembre 2008.</ref>. En 2003, il condamne publiquement la Guerre d'Irak et appelle à un changement de gouvernement aux États-Unis<ref name="Iraq">(en) « Harrison Ford Blasts U.S. Iraq Policy » sur IslamOnline.net. Consulté le 4 novembre 2008.</ref>. Il accuse Hollywood de produire trop de films violents. Il est également pour un plus grand contrôle des armes à feu dans le pays<ref name="Iraq"/>.
L'acteur s'oppose à la réélection du gouverneur de Californie, Gray Davis mais avertit que le remplacer par Arnold Schwarzenegger serait une erreur<ref>« Des stars d'Hollywood se démarquent de la candidature de Schwarzenegger » selon une dépêche de l'AFP. Consulté le 4 novembre 2008.</ref>.
En 2007 pour l'Action de Grâce (Thanksgiving), lui et Calista Flockhart se joignent à Kirk Douglas pour servir des repas chauds aux sans-abris de Los Angeles<ref name="Thanksgiving">(en) « Kirk Douglas, Harrison Ford feed homeless for Thanksgiving » sur China Daily. Consulté le 4 novembre 2008.</ref>. Cette action permet de ne pas faire oublier que Los Angeles est la ville qui compte le plus de sans-abris aux États-Unis<ref name="Thanksgiving"/>.
Depuis des années, Harrison Ford soutient également la cause des Tibétains et de son chef spirituel, le Dalaï-lama. Le 7 septembre 1995, il intervient au Congrès pour témoigner de son expérience du Tibet<ref name="Tibet">(en) « Tibet & Harrison Ford » sur Tibetan Kung Fu and Tai Chi Chuan. Consulté le 4 novembre 2008.</ref>. En 2007, il matérialise de nouveau ce soutien en étant le narrateur du documentaire Dalai Lama Renaissance<ref name="Tibet"/>. Ce film témoigne de la rencontre du Dalaï-lama avec des « penseurs » occidentaux à Dharamsala qui abordent ensemble les questions de savoir comment changer le monde et comment résoudre ses problèmes.
Archéologie
Après avoir joué l'archéologue au cinéma, Harrison Ford soutient désormais le travail des archéologues professionnels. Depuis 2008, il siège au conseil d'administration de l'institut archéologique américain (AIA) en tant qu'administrateur général<ref>(en) « About the AIA » sur le site de l'institut archéologique américain. Consulté le 4 novembre 2008.</ref>. Sa nomination est dûe, d'après le président de l'AIA, « à son rôle significatif qui a stimulé l'intérêt du public pour les explorations archéologiques ». Suite à son intégration à l'organisation, l'acteur déclare que « la connaissance est pouvoir et que comprendre le passé nous aide a faire le présent et le futur »<ref>(en) « Harrison Ford Elected to AIA Board » sur Archaeological Institute of America. Consulté le 4 novembre 2008.</ref>.
Cependant, cette nomination fait polémique au sein de la profession. Oscar Muscarella, ancien curateur du Metropolitan Museum of Art et pourfendeur du trafic d'antiquités, estime que l'image d'Indiana Jones et donc de Harrison Ford est l'inverse de ce qu'est un vrai archéologue. En faisant référence à l'intervention du président de l'AIA, il déclare qu'« Indiana Jones est l'antithèse de l'archéologue. Il a en fait joué un rôle en stimulant les destructeurs de sites et les pilleurs qui approvisionnent les musées en antiquités »<ref>(en) « Indiana Jones is a plunderer. What do you think ? » sur Safe Corner. Consulté le 4 novembre 2008.</ref>.
Le rôle de l'acteur est d'aider l'organisation, via sa popularité, à sensibiliser l'opinion publique aux problèmes posés par le pillage et le trafic d'antiquités.
Aviation
Harrison Ford commence à prendre des cours de pilotage dans les années 1960. Il vole sur un biplan TriPacer, mais le prix de 11 $ de l'heure est trop élevé pour qu'il puisse continuer l'apprentissage<ref name="Freeze">(en) « Harrison Ford: Promoting Aviation through Young Eagles » de Di Freeze sur Airport Journals. Consulté le 4 novembre 2008.</ref>. Son intérêt pour le pilotage renaît au milieu des années 1990 quand il achète un Gulfstream II. Il demande alors à un pilote expérimenté, Terry Bender, de lui donner de nouvelles leçons de pilotage. Les leçons commencent sur un Cessna 182, pour ensuite passer sur un Cessna 206<ref name="Freeze"/>. Il obtient finalement son brevet de pilotage en 1996 et étend, par la suite, sa pratique au pilotage d'hydravions et d'hélicoptères<ref name="EAA">(en) « Harrison Ford, EAA Young Eagles Chairman » sur EAA Young Eagles. Consulté le 4 novembre 2008.</ref>.
Dans le cadre de sa participation avec les autorités locales pour des interventions d'urgence, il secourt un randonneur isolé pris de déshydratation<ref>(en) « Harrison Ford credited with helicopter rescue of sick hiker in Idaho » sur CNN.com. Consulté le 4 novembre 2008.</ref>. Il assiste également le service de secours du Comté de Teton pour d'autres sauvetages en montagne<ref>« Harrison, mon héros » de Olivier Corriez sur LCI.fr. Consulté le 4 novembre 2008.</ref>.
Le 23 octobre 1999, Harrison Ford est victime d'un crash en hélicoptère<ref>(en) « Plane Crash Involving Actor Harrison Ford » sur Airsafe.com. Consulté le 4 novembre 2008.</ref> lors d'un vol d'entraînement de routine au dessus du Lac Piru, près de Santa Clarita en Californie. Lors d'une tentative d'autorotation, il perd de l'altitude et percute violemment le sol. Ni lui, ni son instructeur ne sont gravement blessés<ref>(en) Rapport de l'accident sur le site de la Conseil National de la Sécurité des Transports (National Transportation Safety Board). Consulté le 4 novembre 2008.</ref>. Quand, lors de son émission de télévision, James Lipton demande à Harrison Ford ce qu'il s'est passé, celui-ci répond simplement : « Je l'ai cassé »<ref name="eonline"/>.
En mars 2004, Harrison Ford devient le président des Young Eagles, un programme de l'Experimental Aircraft Association (EAA) qui consiste à initier les enfants à l'aviation. Il est invité par le vice-président de la EAA à remplacer Chuck Yeager, parti à la retraite. Harrison Ford a, depuis sa première participation au programme en 2001, volé avec plus de 250 enfants<ref name="EAA"/>.
Ses aéronefs
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C'est sur le tournage de 6 jours, 7 nuits qu'il essaye le « Beaver » pour la première fois<ref name="Freeze"/>. Suite à ça, il en achète un et le restaure.
Voir aussi
Liens internes
Bibliographie
(en) Alan McKenzie, The Harrison Ford Story, Arbor House Pub Co, 1984, 109 p. (ISBN 0877956677)
(en) Paul Honeyford, Harrison Ford: A Biography, Sidgwick & Jackson, 1986, 152 p. (ISBN 0283993200)
(en) Minty Clinch, Harrison Ford: A Biography, New English Library, 1987, 214 p. (ISBN 0450399400)
(en) Ethlie Ann Vare et Mary Toledo, Harrison Ford, St. Martin's Press, 1988, 127 p. (ISBN 0312906323)
(fr) Jean-Jacques Jelot-Blanc, Harrison Ford. Le Dernier Aventurier Du Cinéma, Sévigny, 1989, 150 p. (ISBN 2907763024)
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Sources
Sauf mention contraire, les sources sont en français.
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- Cédric Delelée, « Critique de Indiana Jones et le Royaume du crâne de cristal », dans Mad Movies, no 209, juin 2008
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Notes et références
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Liens externes
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