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Samedi 26 Mai 2012
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Bernard Tapie - BilletNet Version imprimable Suggérer par mail
Bernard Tapie
Parlementaire français
Naissance 26 janvier 1943
Décès
Mandat Député 1989-1996
Début du mandat 1989
Fin du mandat {{{fin du mandat}}}
Circonscription Bouches-du-Rhône
Groupe parlementaire NI (1989-1993)
RL (1993-1996)
Ve république

Bernard Tapie, né le 26 janvier 1943 dans le 20e arrondissement de Paris, est un homme d'affaires, homme politique, animateur de télévision et acteur français à la réputation controversée. En tant qu'homme d'affaires, il a notamment fait parler de lui en achetant, puis en vendant l'équipementier sportif Adidas dans une série d'opérations financières impliquant le Crédit Lyonnais, banque avec laquelle il eut de longs démêlés judiciaires.

Bernard Tapie a eu une brève carrière de chanteur avec quelques disques dans les années 1960 sous le nom de Bernard Tapy. Sur les pochettes de ses disques, il est mentionné qu'il fut également coureur automobile, bien que ceci soit aujourd'hui contesté.

Outre son passage éclair au ministère de la Ville sous le gouvernement de Pierre Bérégovoy, il fut élu député des Bouches-du-Rhône (suppléant le professeur Jean Claude Chermann, codécouvreur du virus du sida). Il fut réélu en 1993, mais son immunité fut levée par l'Assemblée nationale, afin qu'il réponde de ses poursuites judiciaires.

Il a suscité auprès des citoyens français à la fois de l'admiration (pour être un autodidacte) et une certaine méfiance. Il fit envie, par la possession d'un vaste et luxueux hôtel particulier, rue des Saints-Pères à Paris. Ce bien immobilier fut richement meublé, ce qui suscita notamment de nombreux articles de presse à l'occasion des saisies judiciaires dont il fit l'objet.

Au Bébête Show, il fut représenté en taureau, dénommé « Tapie Violent Â». Aux Guignols de l'info, il est brocardé pour son expérience carcérale, pour sa gouaille verbale surtout (se nommant lui-même « Nanard Â», et usant des expressions « Salut ma burne ! Â», « Jo la Fiotte Â» et « Sévèrement burné, l'Nanard ! Â») et est grimé comme un bandit (costume à rayures façon mafiosi, grosse gourmette clinquante, grosse bague…).

Sommaire

Son parcours

Débuts

[réf. nécessaire] C'est au cours de son service militaire qu'il comprend que sa ténacité et ses grandes ambitions peuvent le faire réussir dans la société. Il débute en vendant des automobiles ainsi que des téléviseurs. Il proposait l'essai gratuit d'un poste de télévision pendant une semaine. Malheureusement, les téléviseurs coûtaient à l'époque très cher et les clients, effrayés, refusaient. Son idée fut alors de se faire passer pour un enquêteur sur la qualité des programmes télévisuels. À la réponse habituelle « Nous n'avons hélas pas la télévision Â», il répondait par l'offre de prêt. L'appareil entrait alors chez le client. Une semaine plus tard, séduit tant par l'appareil que par la sollicitude dont il a été l'objet, ce dernier signait volontiers un bon de commande. En 1967, il devient propriétaire du magasin de téléviseurs et 10 ans plus tard il se lancera dans l'achat, la remise sur pied et la revente d'entreprises en difficulté. Presque toujours avec le soutien fidèle du groupe Crédit Lyonnais, alors possédé par l'État, comme la plupart des grandes banques françaises à cette époque (BNP, Société Générale, Paribas…).

Entrepreneur

  • Il se fit rapidement connaître des médias en procédant à des rachats d'entreprises en difficulté<ref>Bernard Tapie chef d'entreprise, un bilan contrasté</ref>. Il fit ainsi l'acquisition du groupe de piles électriques Leclanché/Wonder pour la revendre après son redressement à Ralston Energy Systems. Habilement, il exigeait que les licenciements eussent lieu avant son rachat de l'entreprise, ce qui fait que son image n'en était pas altérée. Son avocat d'affaires était Jean-Louis Borloo, devenu par la suite une personnalité politique.

En avril 2009, il annonce son intention d'entrer au capital du Club Med<ref>« Tapie veut prendre le Club Med », Journal du Dimanche, 25 avril 2009</ref>. Le 18 juin 2009 il annonce avoir acquis 1% du capital pour 2,5 millions d'euros.<ref>http://eco.rue89.com/2009/06/18/bernard-tapie-a-achete-1-du-club-med</ref>

Politique

Il fut tête de liste de la gauche aux élections régionales de 1992 en Provence-Alpes-Côte d'Azur, en tant que tête de liste dans les Bouches-du-Rhône. Étaient alors à ses côtés Élisabeth Guigou, tête de liste dans le Vaucluse, Mylène Demongeot, actrice, sur sa propre liste, Daniel Hechter, couturier, tête de liste dans les Alpes-Maritimes, le professeur Léon Schwartzenberg, professeur de cancérologie, tête de liste dans le Var. Il affronte Jean-Marie Le Pen, président du Front national, député européen, tête de liste dans les Alpes-Maritimes. Il l'avait déjà défié dans un débat médiatique sur l'immigration deux ans plus tôt. C'est finalement Jean-Claude Gaudin qui est réélu président de région avec une majorité relative.

En juin 1994, il est la tête de liste des radicaux de gauche aux élections européennes, avec l'aval en sous-main du président François Mitterrand, pour mieux torpiller Michel Rocard, ancien Premier ministre, tête de liste du Parti socialiste, premier secrétaire du parti et rival de longue date du chef de l'État. L'opération réussit : ce dernier arrive deuxième, mais avec seulement 14,49 % des voix, alors que la liste de Bernard Tapie arrive cinquième avec 12,03 %. Figuraient sur sa liste la féministe Antoinette Fouque, Christiane Taubira, députée de Guyane, candidate en 2002 à l'élection présidentielle, et Noël Mamère, qui quittera ce parti pour les Verts. Tous trois furent élus députés européens.


Mandat électif

Postes ministériels

Précédé par Bernard Tapie Suivi par
Michel Delebarre
Ministre français de la ville
1992 - 1993
Simone Veil

Football

Il fut de 1986 à 1994 président de l'Olympique de Marseille (OM). Il remporte quatre titres consécutifs de Champion de France avec l'OM (de 1989 à 1992), une Coupe de France (1989) et 4 finales (1986-87-89 et 1991) et une victoire en finale de la Ligue des Champions de l'UEFA (1993), deux ans après avoir été finaliste en 1991. Il a découvert de grands noms du football français et mondial, comme Jean-Pierre Papin (JPP), Ballon d'Or en 1991, Abedi Pelé, Ballon d'or africain en 1991, 1992, 1993. Didier Deschamps, Marcel Desailly, Fabien Barthez, Jocelyn Angloma, Frank Sauzée, Enzo Francescoli et Chris Waddle, parfait complément technique de Papin. Il est condamné à huit mois de prison ferme pour avoir fait corrompre des joueurs du club de Valenciennes sans preuve matérielle. Il aurait payé plusieurs joueurs pour qu'ils acceptent de jouer sans forcer pour éviter que ses joueurs soient fatigués ou blessés au cours du match suivant qui devait les opposer au Milan AC, en finale de la Ligue des Champions. Il revient à l'OM à la fin de la saison 2000-2001 comme directeur sportif pour relever le club en proie à des difficultés sportives. Il ne restera qu'un an, ne pouvant pas redonner à l'OM son lustre d'antan et ayant des relations tendues avec le directeur financier Pierre Dubiton.

Acteur et comédien

À la suite de ses problèmes financiers et judiciaires, Bernard Tapie commence une carrière d'acteur :

En 1972, Claude Lelouch lui proposa de jouer dans L'aventure c'est l'aventure mais par manque de temps il refusa la proposition et fut remplacé par Aldo Maccione.[réf. souhaitée]

Vie familiale

Il a joué au théâtre avec sa fille Sophie Tapie, comédienne.

Démêlés judiciaires

Affaire Adidas

Dans l'impossibilité de rembourser des dettes contractées auprès de la SDBO (Groupe Crédit Lyonnais). En conflit judiciaire avec la banque, Bernard Tapie lui réclame 990 millions d'euros de dommages-intérêts. La cour d'appel de Paris a jugé le 30 septembre 2005 que Bernard Tapie a été floué lors de la vente du groupe Adidas par le Crédit lyonnais en 1993 et doit recevoir 145 millions d'euros à titre de dédommagements. La somme lui serait versée par le Consortium de réalisation (CDR), structure chargée d'assumer la gestion passée du Crédit lyonnais, et par la banque elle-même<ref>Adidas : Tapie ramasse la mise</ref>. La Cour de cassation dans un arrêt du 9 octobre 2006 a cassé partiellement cette décision de la cour d'appel de Paris<ref>Cdr Groupe Bernard Tapie Adidas</ref>.

Le 11 juillet 2008, un tribunal arbitral formé de trois arbitres<ref> Le Monde du 12 juillet 2008 Formé de trois personnalités - Pierre Mazeaud, ancien président du Conseil constitutionnel, Jean-Denis Bredin, avocat, et Pierre Estoup, magistrat - le tribunal arbitral, chargé de solder ce litige, a condamné le CDR à verser 285 millions d'euros à M. Tapie qui s'estimait floué d'une plus-value conséquente réalisée par la banque lors de la vente d'Adidas en 1993. « Les arbitres allouent aux liquidateurs du groupe Tapie une indemnité en principal de 240 millions d'euros, au titre des fautes commises par les banques, et une autre indemnité de 45 millions d'euros au titre du préjudice moral Â», selon un communiqué du CDR.</ref> a rendu une sentence qui devrait mettre un point final à l'affaire qui se prolonge depuis 1993. Il est décidé d'accorder 293,4 millions d'euros aux mandataires liquidateurs du Groupe Bernard Tapie (GBT) (240 millions d'euros au titre des fautes commises par les banques, 45 millions d'euros pour le préjudice moral et plus de 8 millions d'euros au titre des frais de liquidation du Groupe Tapie). Compte tenu de la créance que détient le CDR sur la liquidation, et des impôts dus dans cette affaire, une large part de la condamnation décidée par le tribunal devrait retourner vers les caisses publiques. Ainsi, devant être soustraits 190 millions de créances publiques, 30 millions de diverses dettes, plus 30 millions de frais dus par les époux Tapie, il devrait rester à Bernard Tapie entre 20 et 40 millions d'euros.

Le Tribunal arbitral donne raison à Bernard Tapie sur deux points. Selon les arbitres, les fautes auraient été commises par les banques : d'une part, un manquement à l'obligation de loyauté incombant au mandataire, en n'informant pas suffisamment le mandant, d'autre part, une violation de l'interdiction, pour la banque mandataire, de se porter contrepartie en achetant, directement ou indirectement, le bien qu'elle est chargée de vendre<ref>Adidas : la victoire de Tapie après quatorze ans</ref>.

Une polémique a été lancée par François Bayrou et reprise par le parti socialiste concernant la décision arbitrale<ref>Le Monde du 18 juillet 2008 François Bayrou évoque les « protections Â» de Bernard Tapie</ref>. « On a voulu mettre en place des arbitres lourdement dédommagés pour éviter la décision de justice dont on savait qu'elle serait défavorable Â» à M. Tapie., a affirmé M. Bayrou.

Le journal Le Monde du 18 juillet 2008 a indiqué que le « président de la commission des finances de l'Assemblée nationale, Didier Migaud (PS, Isère), a annoncé que des dirigeants du Consortium de réalisation (CDR) du Crédit Lyonnais seront auditionnés à la rentrée afin de s'expliquer notamment sur les raisons qui les ont conduits à abandonner la voie judiciaire au profit du tribunal arbitral. Â»

Le 29 août 2008, un des administrateurs du CDR démissionne, pour protester contre l'arbitrage selon certains médias<ref>http://tf1.lci.fr/infos/france/politique/0,,4080356,00-l-audition-.html</ref>.

La Commission des Finances à l'Assemblée Nationale entend tous les protagonistes de l'affaire dans une série d'auditions du 3 au 23 septembre 2008<ref>Compte rendus de réunion de la Commission des Finances session 2007-2008</ref>. Dans les semaines qui suivent divers recours sont engagés par des hommes politiques (notamment des députés socialistes, du MoDem et du Nouveau centre) et des associations de contribuables contre la sentence arbitrale :

Par ailleurs, le magazine Capital<ref>Magazine Capital de novembre 2008, pages 22 à 24</ref> s'étonne que le gouvernement ait tenté en février 2007 d'autoriser les établissements publics à recourir à l'arbitrage dans un projet de loi portant sur la protection juridique des majeurs, disposition censurée par le conseil constitutionnel<ref>http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-constitutionnel/francais/les-decisions/depuis-1958/decisions-par-date/2007/2007-552-dc/decision-n-2007-552-dc-du-01-mars-2007.1177.html article 40 autorisant le gouvernement à autoriser par ordonnance le recours à l'arbitrage par des personnes morales de droit public, cette disposition insérée à la dernière minute par le gouvernement a été jugée contraire à la constitution car n'ayant aucun lien avec le reste du projet de loi sur la protection juridique des majeurs</ref>.

Bibliographie

En tant qu'auteur :

Écrits sur la personne :

Filmographie

Musicographie

Notes et références

Balise d’extension « references Â» inconnue

Annexes

Articles connexes

Liens externes

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