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Jeudi 17 Mai 2012
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A l'orée du monde

A l'orée du monde

Laurette théâtre (ex Funambule - grande salle), Avignon

L'âge ? Pour tous, une simple question de temps. Raymonde nous le démontre, naturellement, avec humour et poésie.

Raymonde, 88 ans, retraitée de l’Education Nationale, agrégée de mathématiques, veuve de Maurice majordome dans un grand hôtel. Cette femme, espiègle et pétillante, est tendre et cultivée. Elle vous réserve de belles surprises ! Son imaginaire est sensible ; son sens de l’humour, décapant. Sa chambre, aux Charmilles, maison de retraite où son fils unique l’a placée contre son gré, devient notre jardin commun, au fil des secrets qu’elle confie. Un bain de poésie flotte au-dessus de réalités pourtant dérangeantes. Cinq tableaux, et autant de leçons de vie : ou comment penser (panser) sa liberté au-delà des épreuves… L’enseignement est loin d’être triste, dans un univers émouvant.
Avec Karine Albernhe
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Fiche

Archivé


Informations:
Artiste(s):
Karine Albernhe

Auteur(s):
France Gros

Mise en scène:
Pierre Helly

Assistant(s):
José, Evelyne et Tom Miquel-Garcia

Durée:
1h05

Site web:

Langue:
Français

Lieu :
Laurette théâtre (ex Funambule - grande salle)
14 rue Plaisance - 16-18 rue Joseph Vernet - Place Crillon
84000
Avignon, France

Á l'affiche
A noter:

- L’adaptation : la Première, écrite et interprétée par Karine ALBERNHE à partir d’un texte original de France GROS, a été présentée en juin 2010 au Cours Florent. Il s’agissait d’un travail de fin d’études, dirigé par Laurent NATRELLA, sociétaire de la Comédie-Française. Cette première représentation fut primée au titre de "meilleur travail de fin d'études". Karine ALBERNHE, alors dirigée par Pétronille DE SAINT RAPT, auteur, interprète et professeur au Cours Florent, a rejoué son spectacle lors du grand Festival des Automnales, manifestation récompensant les travaux lauréats de 2010. 2010 : une année unique pour Karine ALBERNHE, admise directement en troisième année du Cours Florent. Elève du Conservatoire d’Antibes (médaille d’or dans la classe d’art dramatique d’Anka DOROSENKO), elle a ensuite été dirigée par son maître et ami Dominique CZAPSKI au sein de la Compagnie Antibéa. A tous ses chers professeurs, elle dédie diplôme, mention très bien, et sélection au prix Olga HORSTING présidé alors par Jean-Michel RIBES…
- Le spectacle s’adresse à tout public. Il est l’aboutissement du long processus de maturation qu’exige tout travail d’adaptation théâtrale : trouver les équivalences de formes qui, dans le respect des intentions de l’auteur, mettent valeur ce qui en fonde le propos. Cette ultime version, mise en scène par Pierre HELLY est donc au programme du Festival Off d’Avignon.

 
Médias :
 
 
Presse:
"L'orée du monde" par Fritz Kobus
Ambiance feutrée pour cette dernière de « L’orée du monde ».Noir. Le théâtre commence : une succession d’apparitions, d’abord avec des objets mystérieusement voilés, puis celle de la comédienne.Une fable émouvante et poétique autour de Raymonde Larcheval et de son
lent naufrage dans sa chambre d’une maison de retraite – véritablepurgatoire. Loin d’être long et ennuyeux, le texte adapté de France Gros captive et fait rire. Karine Albernhe hypnotise et nous emporte, entre douceur et sauvagerie , avec l’énergie désespérée d’une vieille dame tentant d’échapper à la noyade. Un jeu d’une grande justesse. Alors, un "seul en scène" ? Pas tout à fait. Il y a d’abord la mort sur le plateau : omniprésente, effrayante,
vertigineuse et libératrice. On découvre également tous les spectres de sa vie passée : de Maurice, son mari jusqu’aux bras de sa mère, en passant par sa bonne et son accent chantant. De nombreux personnages mis en relief par un travail soigné sur les ruptures et le rythme, que la fatigue accumulée de quatre représentations jouées en 24h a peu entaché. Le fil du spectacle se déroule autour d’une scénographie simple et intelligente: less is more. Les voiles blancs se lèvent objet après objet, articulant les différents tableaux jusqu’au dernier qui découvre sa propre nudité, dépouillée de toute son histoire qu’elle nous a livrée.Un conte à rebours où "il était une fois" peut s’écrire à la fin.
Fritz Kobus

"L'orée du monde" par Suzanne Simonin
De l’orée du monde est un TFE qui met en scène la décadence de la vieillesse dans une maison de retraite.
L’actrice seule sur le plateau mêle une technique de jeu distancée et stanislavskienne qui contribue à rendre le sujet léger et profond. En outre, plus la déchéance du personnage s’installe plus le jeu de la comédienne devient énergique ce qui procure un effet d’étrangeté et une réelle réflexion face à l’acceptation de la mort. Le fond sonore ( tic tac d’une horloge et petite cloche notamment), illustre de manière très subtile l’angoisse et l’attente dans ce type d’établissement. Les décors sont simples et criants de vérité, comme par exemple, une nappe qui se transforme en serviette, symbolisant l’unité de lieu dans lequel sont confinées ces personnes. Les techniques théâtrales proposées amènent à une réelle considération du problème politique et intime que constitue la prise en charge des personnes âgées.
Suzanne Simonin.
 

Critiques


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